Login | Join/Renew

Calls for Papers/Contributions

CFP: Attending to Early Modern Women

Submitted by ccarlin on 4 September 2017 - 1:12pm
The 10th Attending to Early Modern Women conference will be next year, June 14-17, 2018, in Milwaukee, with a theme that is both timeless and for this moment: Action and Agency. The website is now active: http://www.atw2018.uwm.edu/
 
The due date for proposals will be November 15.
 
Start thinking about workshop sessions, and please share this call with your students, colleagues, and friends. 
 
If you have an idea for a workshop session and are seeking co-leaders, send this to me at atw-2018@uwm.edu
 
I will have them posted on the "workshop ideas" section of the webpage. Below is a sample from Emily Kuffner. You can respond to Emily if you would like to be a co-leader of this workshop session, and use this as a model for your own workshop proposal. Once a workshop has leaders, we will take it down from the "workshop ideas" page.    
 

Call for participants in workshop on pregnancy and childbirth:

This workshop would respond to the question of ‘how?’ proposed in the call for papers by asking how women prepared for and participated in childbirth, pregnancy, and newborn care. In particular, the panel would address the conference themes of collectivity (familial networks, collaboration, alliances, and perhaps even objects in circulation), asking how women assisted one another in the birth process, in preparations for birth, and in care of newborns. Issues related to breastfeeding and wetnursing could also be considered.

I will address the topic from the perspective of Spain, based on archival research conducted on household manuals and recipe books from the 16th-17th century, female-authored poetry, and midwifery manuals. 

Please contact: Emily Kuffner,  ekuffner@csbsju.edu

 
Merry Wiesner-Hanks Program Chair, 2018 Attending to Early Modern Women
atw-2018@uwm.edu

CFP: Society for French Studies 59th Annual Conference

Submitted by ccarlin on 4 September 2017 - 12:55pm

University of Cork, 2-4 July 2018

The Society for French Studies is pleased to invite proposals for papers (in English or French; duration: 20 minutes) for panel sessions on the following topics: 

The Beat Generation in France

May 1968

Pre-, post- and/or trans-national

The invention of truth

Intermediality

Genealogies

France - Ireland

Thinking technology

Regional varieties of French

1918

Populism

Hope

Visions of Europe

 

The suggested topics may be interpreted widely and are intended to encompass as broad an historical range as may be applicable. Please provide a short abstract (250-300 words), outlining the argument of the proposed paper and indicating the topic you have chosen. Abstracts should be framed with a view to addressing an audience made up of both specialists and non-specialists, and should include the proposer’s contact details (email & institution). 

The Society encourages proposals for complete panels (of 3 or 4 speakers) on either the suggested topics, or from any area of French studies, and it is hoped that approximately half of the parallel sessions at the conference will emerge from complete-panel proposals. These should include the names, e-mail and postal addresses of all speakers, and those of the proposed session chair, who should not be one of the speakers. As well as a 250-300-word abstract for each speaker, proposals should contain a brief outline of the rationale and motivation of the proposed panel (no more than one printed page). One individual involved should be clearly designated as the proposer with overall responsibility for the proposed session.

Papers and panels are selected on the basis of peer review: you should know by mid November 2017 whether it has been possible to include your paper/panel. We especially invite applications from postgraduate students. NB In order to encourage as wide a participation as possible, we have revoked the rule that no individual may present a paper at two successive annual conferences.

Please send abstracts (by e-mail) by 22 September 2017 to the Conference Officer, Dr Nina Parish, at the following address:sfsconf2018@gmail.com. For further information on the conference, please see www.sfs.ac.uk.

Appel à contribution : Le corps sensoriel au sein des loisirs et des divertissements

Submitted by ccarlin on 4 September 2017 - 12:53pm
Rencontre internationale
Chaire de recherche du Canada en histoire des loisirs et des divertissements
 
Dir. Isabelle Pichet et Laurent Turcot
Université du Québec à Trois-Rivières, 22 et 23 février 2018
 
Propositions à envoyer jusqu’au 15 sept. 2017 à Isabelle Pichet et Laurent Turcot.

 

Perpétuellement sollicités par l’environnement avec lequel ils entrent en relation, les sens réagissent et provoquent des sensations, des émotions, des sentiments de plaisirs ou de déplaisirs (Fechner 1966 (1860)). L’histoire des sens s’inscrit au sein de celle des sensibilités et permet une meilleure compréhension, un discernement plus précis « du dessin de l’imaginaire social » (Corbin 1990). Le goût, l’odorat, le toucher, l’ouïe et la vue répondent à tout stimulus de manière variée et complexe. Difficile à saisir et à cerner, il est toutefois possible de brosser un portrait du corps sensoriel qui émerge au sein de la société de l’Ancien Régime. L’époque moderne, du XVIe au début du XIXe siècle, catalyse la genèse des pratiques culturelles liées aux loisirs et aux divertissements : théâtre, musée, exposition temporaire, promenade, jeu de cartes ou de table, café, taverne, foire, jardin, voyage. Ces activités placent l’individu dans un cadre spécifique, au cœur d’une action ; action qui incite et excite chacun des sens, à des degrés divers. Les cinq sens, toujours en veille, ne demandent qu’à s’émouvoir, s’épanouir et s’exprimer. Il ne reste plus qu’à cueillir les témoignages et à tenter de relever les caractéristiques, les limites et la substance de chacun des sens.

Ce colloque entend cerner, définir et de comprendre la manière dont les sens sont interpellés et réagissent lors des activités de loisirs et de divertissements au cours du long XVIIIe siècle. Le promoteur, celui qui organise l’activité, cherche-t-il à pousser ou repousser le participant ou le spectateur dans ses retranchements pour provoquer un ensemble de sensations, de sentiments ? Le fait-il consciemment ? Quelles sont ses intentions ? De quelle manière s’y prend-il ? Parvient-il à son dessein ? Le participant ou le public, celui qui entre en action lors de ces activités, appréhende-t-il les effets, les émotions qui germeront tout au long de l’activité ? S’y prépare-t-il ? De quelle manière négocie-t-il avec ? Les 5 sens, ceux qui sont (re)liés aux organes de la perception, se définissent et réagissent au contact de l’environnement, du lieu ou des autres. De quelles manières le font-ils ? Quelles sont leurs réactions ? Quels sont les sens les plus sollicités, et pourquoi ? Ces quelques axes proposés ne sont en rien exhaustifs, au contraire, ils portent la diversité et la complexité du propos.

Pluridisciplinaire, cette rencontre se veut un laboratoire de réflexion sur les projets en cours et les diverses approches qui s’intéressent à l’histoire des sens dans le cadre des loisirs et des divertissements au cours du long XVIIIe siècle, et ce, au sein des diverses disciplines des sciences humaines : histoire de l’art, littérature, philosophie, sociologie, histoire, etc.

Le présent appel à communications sollicite donc des propositions qui permettront de mieux comprendre les fondements et les limites de ce corps sensoriel qui émerge à l’époque moderne.

Inédites, les communications ne devront pas dépasser les trente minutes allouées à chaque participant.

Les propositions de communication (titre et résumé de 250 motsaffiliation institutionnelle) devront être envoyées au comité avant le 15 septembre 2017 aux deux adresses suivantes : isabelle.pichet@uqtr.ca et laurent.turcot@uqtr.ca

 

Bibliographie :

Alain Corbin, « Histoire et anthropologie sensorielle », Anthropologie et Sociétés, vol. 14, no2, 1990, p. 13-24.

Gustav Fechner, Elements of Psychophysics, New York, Holt, Rinehart and Winston, 1966 (1860).

APPEL à COMMUNICATIONS: L’Inquisition romaine et la France à l’ « âge tridentin » (XVe-XIXe siècles)

Submitted by ccarlin on 29 August 2017 - 9:50am

Colloque international

du Centre de recherches interdisciplinaires en Histoire, Histoire de l’art et Musicologie, EA 4270 (Universités de Limoges et Poitiers) et de l’Institut Religions, Spiritualités, Cultures et Sociétés de l’ Université catholique de Louvain, en collaboration avec l’équipe EHIC (Espaces humains et Interactions culturelles, Université de Limoges) et le Dipartimento di Storia, Culture, Religioni, Sapienza Università di Roma

 

Limoges, 22-23 février 2018

Propositions: jusqu'au 31 octobre 2017

 

L’ouverture de l’Archivio della Congregazione per la Dottrina della Fede a permis des progrès considérables tant de l’histoire de l’Inquisition elle-même que de l’histoire intellectuelle du monde catholique. Cependant l’historiographie de l’Inquisition romaine à l’époque moderne s’est surtout focalisée sur les territoires où celle-ci exerçait une pleine et entière juridiction. Ce biais géographique pèse sur les perceptions tant de l’institution inquisitoriale que de la place de cette dernière dans le catholicisme confessionalisé. En même temps, ce biais n’est pas sans racine dans la manière dont la congrégation construit et déploie son action, révélant ainsi une géopolitique de la curie romaine. L’analyse des relations entre le royaume de France et le Saint Office offre alors, par comparaison, un point de vue privilégié pour faire l’histoire de cette géopolitique. L’Inquisition romaine – comme l’Index - prétend pourvoir agir comme gardien de l’orthodoxie y compris en France. 

            Dans les vingt dernières années, l’étude de la censure de livres français à Rome par le Saint Office et l’Index a considérablement progressé, mais c’est peut-être l’environnement de cette action inquisitorial qui demeure trop mal connu. Les congrégations romaines censurent cependant sans pouvoir faire recevoir leurs décrets comme en Italie et sans le soutien de tribunaux locaux. Leur action suppose des décisions politiques et dépend d’acteurs spécifiques – en France comme à Rome. En se focalisant sur les mécanismes de la circulation de l’information, de la surveillance doctrinale et de la décision judiciaire, ce colloque entend mieux comprendre la manière dont interagissent les régimes français et italiens de l’orthodoxie. Comment aussi se définit et peut fonctionner dans ce contexte une autorité sans juridiction ? L’Inquisition et l’Index parviennent-ils à faire jouer en leur faveur le pluralisme des fors et notamment une autorité au for interne ? Par ailleurs, l’Inquisition romaine joue un rôle déterminant dans le rapport diplomatique entre le royaume de France et les Etats Pontificaux, rôle qui lui-même influence à son tour la régulation de l’orthodoxie. Il s’agira donc aussi d’interroger la manière dont l’ensemble de l’action inquisitoriale et les relations diplomatiques entre la France et Rome sont imbriquées et de préciser les relations de l’Inquisition avec la Secrétairerie d’Etat à cet égard. On s’attachera en particulier dans ce cadre, au rôle d’intermédiaire ou d’acteurs autonomes des nonces, (vice-) légats, de certains évêques des deux côtés des Alpes, ou encore de Français présents à Rome. 

            Il s’agit naturellement aussi de sonder les terrains ou matières mêmes qui faisaient intervenir le Saint-Office en France. Si les grandes affaires doctrinales semblent bien connues (mais elles vaudraient sans doute la peine d’être reconsidérées à la lumière des recherches récentes), bien d’autres démêlés restent à extraire des archives. Bon nombre de ces cas relèvent sans doute des différents délits poursuivis ordinairement par les tribunaux de la foi, mais le traitement de telles affaires peut varier sensiblement en fonction du contexte diplomatique et géopolitique. De même, le profil global des affaires traitées risque d’être sensiblement différent. Enfin, un des enjeux de cette rencontre est d’approfondir l’étude de l’action proprement judiciaire de l’Inquisition, d’une part à l’égard de sujets français présent à Rome et en Italie, mais aussi, et d’autre part, à l’égard de Français qui sollicitent l’Inquisition depuis la France pour obtenir des dispenses et des facultés. Cette action routinière du tribunal à l’égard de Français qui se considèrent juridiquement obligés à recourir à l’Inquisition, ou qui trouvent dans la procédure inquisitoriale des alternatives à des difficultés juridiques en France ou à Rome, est peut-être un des aspects les moins bien connus de l’activité inquisitoriale. 

            Enfin, l’histoire des rapports entre l’Inquisition et la France ne se réduit pas à celle des liens bien réels tissés entre la congrégation romaine et le royaume. Il s’agit d’enquêter également sur les représentations, les images que l’on trouve diffusées en France des institution pontificales, sur leur contexte de création et leur possible évolution. Dans ce domaine notamment, mais aussi s’agissant de la présence de Français en litige avec les tribunaux de la foi, les études portant sur (ou incluant) d’autres pays d’Inquisition, à commencer par ceux de la Péninsule ibérique pourront aussi contribuer à approfondir par comparaison l’analyse du fonctionnement de l’Inquisition Romaine.  

            Le colloque portera essentiellement sur la France de l’époque moderne, sans exclure des études comparatives enquêtant sur plusieurs pays. De même, pourront aussi y trouver leur place des études portant sur les provinces acquises à la France seulement au cours de la période moderne avant leur incorporation au royaume, en insistant justement sur leur spécificité par rapport au cas français (on songera en particulier à l’enclave pontificale en Avignon, ou encore à la Franche-Comté, officiellement  dotée d’un inquisiteur …). Le cadre chronologique envisagé par le colloque se veut souple. En rendant hommage à Paolo Prodi et sa proposition de penser une époque et un paradigme tridentins dans l’histoire des catholicismes, le colloque placera l’époque moderne au centre de ses questionnements. Mais il entend aussi interroger la genèse et le devenir des logiques modernes, en essayant de penser les ruptures et continuités liées à ce même paradigme. De ce point de vue, les communications interrogeant aussi bien, en aval, le bas Moyen Âge qu’en amont, au-delà de la période révolutionnaire, le XIXe siècle, pourront aussi s’avérer pertinentes.

            En approchant toutes ces dimensions de l’activité inquisitoriale dans la dynamique de leurs évolutions et de leurs interactions, il s’agit donc de proposer une histoire comparée des catholicismes européens.

Comité d’organisation : Albrecht Burkardt et Jean-Pascal Gay (responsables) ; François Brizay, Marina Caffiero, Sylvio De Franceschi, Antoinette Gimaret, Odile Richard-Pauchet

Comité scientifique : Andreea Badea (Deutsches Historisches Institut Rom), Vittoria Fiorelli (Università degli Studi Suor Orsola Benincasa – Napoli), Irene Fosi (Università degli studi G. d'Annunzio Chieti-Pescara), Silvana Seidel Menchi (Università di Pisa), Jean-Louis Quantin (EPHE), Alain Tallon (Université de la Sorbonne – Paris IV), François Trémolières (Université Rennes II) et les membres du comité d’organisation

Merci d’adresser les propositions (d’environ 3000 signes, en anglais ou en français, accompagnées d’une fiche de présentation de l’auteur) jusqu’au 31 octobre 2017 à l’un des membres du comité d’organisation et aux deux responsables du colloque : 

 

francois.brizay@univ-poitiers.fr

albrecht.burkardt@unilim.fr

marina.caffiero@uniroma1.it

sylvio.defranceschi@ephe.sorbonne.fr

jpgay@uclouvain.be

antoinettegimaret@yahoo.fr

odile.pauchet@unilim.fr

 
Source: H-France

Appel à textes: Regards sur l’âme en Nouvelle-France Histoire des spiritualités individuelles et collectives en espace colonial -- NOUVELLE DATE LIMITE

Submitted by ccarlin on 15 August 2017 - 4:42pm

NOUVELLE DATE LIMITE : le 30 septembre 2017

Si les travaux incontournables d’Henri Brémond ou de Michel de Certeau ont fait la belle part aux émotions mystiques du XVIIe siècle français, force est de constater que le territoire de la Nouvelle-France fait office de parent pauvre pour le même genre d’enquête. Malgré les études pionnières de Guy-Marie Oury, depuis les dernières années, les historiens ont peu investi le champ de l’histoire de la spiritualité en contexte colonial. Sans toutefois passer sous silence les importants chantiers consacrés aux parcours spirituels d’individus exemplaires, il nous apparaît qu’il reste à écrire une histoire des mouvements singuliers et pluriels de l’âme, parfois encadrée par l’institution ecclésiale, parfois soumise à de nouvelles conditions d’expérience du monde et de l’altérité.

Le colloque international “Âme d’une communauté, communauté d’âmes”, organisé par le Collectif d’Anthropologie et d’Histoire du Spirituel sous l’Ancien Régime (CAHSA) à Montréal en octobre 2016 (http://cahsanet.org/fr/evenements/colloque-2016-programme/), a permis l’amorce d'une réflexion riche et prometteuse sur la notion de spirituel. Des travaux et des discussions a émergé une définition du spirituel comme une expérience sensible de la spiritualité, c’est-à-dire une expérience individuelle de la foi qui parfois complète et parfois s’oppose aux courants de spiritualité institutionnalisés. Souhaitant poursuivre et approfondir ce travail, le CAHSA sollicite des propositions de textes pour un ouvrage en français, résolument pluridisciplinaire, dédié à l’examen des expériences spirituelles individuelles et collectives en Nouvelle-France, de la fondation de Québec jusqu’à la Conquête.

Par sa dimension coloniale, la Nouvelle-France offre un laboratoire d’expérimentation adapté à l’étude de la notion de spirituel. Dans ce territoire où elle souhaite établir un catholicisme tridentin débarrassé des hésitations métropolitaines, l’Église doit toutefois composer avec les initiatives missionnaires, la rencontre de l’altérité amérindienne, mais aussi les courants mystiques qui donnent notamment naissance à l’expérience de Ville-Marie. Le spirituel apparaît alors comme un fil conducteur qui permet de relier entre eux ces aspects du monde religieux qui, entre permanence institutionnelle et innovation spirituelle, se nourrissent et/ou s’opposent.

Nous invitons ainsi les spécialistes de différentes disciplines (histoire, littérature, histoire de l’art, théologie, anthropologie, etc.) à soumettre une proposition de texte, en inscrivant leur réflexion dans un ou plusieurs des trois thèmes suivants : 

 

1) La direction spirituelle et l’encadrement des discours sur l’âme

La confrontation physique à des lieux inconnus et parfois inhospitaliers est susceptible de faire émerger de nouvelles cartographies de l’âme ; ainsi est-il possible que face à une extériorité autre, l’intériorité se soit modelée de nouvelles manières. Or, ces territoires intérieurs inexplorés appellent aussi au resserrement de la direction spirituelle et à l’encadrement des discours sur l’âme. Comment s’établit la relation directeur/dirigé(e) dans ce contexte spécifique ? Comment la réalité coloniale teinte-t-elle la production de leurs échanges et détermine-t-elle les conditions de leur réception ? Car ces activités ont laissé des traces matérielles (patrimoine lettré et artistique) et immatérielles (tradition orale des communautés religieuses, iconographie mystique, etc.). Par exemple, qu’ont de novateur ou de conforme, en rapport à une tradition européenne des écrits et des traités de spiritualité, des productions du contexte missionnaire telles que le Manuscrit de 1652colligé par Paul Ragueneau ou le Affectus amantis Christum Iesum de Pierre Chastellain ?

 

2) La diffusion et la publicité de l’expérience spirituelle

La communication des choses du cœur est une des conditions essentielles au succès du projet colonial en ce qu’elle suscite tant des vocations que des donations. Cet axe de la publicité des mouvements de l’âme reprend la dialectique extérieur/intérieur ou révélé/secret. Ainsi, il autorise l’examen de divers cas où l’expérience individuelle serait mise, ou non, au service du collectif. On peut penser à la publication posthume de la vie de Catherine de Saint-Augustin comme outil d’édification pour les communautés religieuses de Québec. Cet axe ouvre également à la question de l’intimité de l’expérience spirituelle et de sa récupération par la collectivité, notamment à travers l’observation de la circulation des confidences parmi un groupe plus ou moins restreint. Inversement, la publicité de la vie intérieure concourt à la construction identitaire d’une communauté dans le partage et la réappropriation des expériences individuelles. 

 

3) La parenté comme lieu de transmission et de composition de l’expérience spirituelle

Ainsi, la circulation des savoirs sur les choses secrètes de l’âme peut être vecteur de liens entre les individus, voire entre les communautés. Il se dessine, dans ces assises cachées sur lesquelles s’érige le projet colonial, le thème de la parenté spirituelle. Il permet d’interroger, notamment, comment s’articulent les rapports du coeur (individuel) et du choeur (collectif) des croyants. Cet axe permet également de questionner les affiliations entre les individus ou de prendre en compte la nature de leurs relations aux différentes communautés (religieuses, d’Amérindiens convertis ou non, de colons, etc), des deux côtés de l’Atlantique. Plus largement, quelles sont les conditions d’appartenance à une famille, biologique et/ou spirituelle ? Comment se tissent ou se maintiennent les liens de parenté par lesquels se transmet l’expérience spirituelle ?

 

Les propositions de texte d’un maximum de 500 mots sont à envoyer, accompagnées d’une brève présentation biographique, à l’adresse groupecahsa@gmail.com avant le 30 septembre 2017 pour évaluation par le comité scientifique du CAHSA.

 

Comité scientifique : 

Joy Palacios 

Emmanuelle Friant

Ariane Généreux 

Anne Régent-Susini

 

Site Internet : http://www.cahsanet.org

 

 

 

Appel à communication: Expériences mystiques : énonciations, représentations et réécritures

Submitted by ccarlin on 1 August 2017 - 1:34am

Séminaire de doctorants

"Expériences mystiques : énonciations, représentations et réécritures"

novembre 2017- juin 2018

Université Paris Diderot

Le séminaire s’adresse particulièrement aux jeunes chercheurs, mais plus généralement à tous les chercheurs spécialistes du discours spirituel et mystique dans la littérature de l’Antiquité ainsi que dans la littérature moderne, du XVIème siècle à nos jours. Les propositions de communication (maximum 500 mots) sont à remettre au plus tard le 6 octobre 2017.

Le séminaire « Expériences mystiques : énonciations, représentations et réécritures » s’étant tenu à l’université Paris Diderot et co-organisé par Fanny Arama, Florian Audureau et Riccardo Raimondo l’année passée s’est à l’origine intéressé aux questions énonciatives relatives à la transcription de l’expérience mystique. L’accent du précédent appel à communication avait été mis sur le parler mystique, selon la terminologie employée par Michel de Certeau (*) et sur son évolution au-delà des siècles étudiés par Certeau. Cette première année de séminaire a permis d’examiner une grande diversité  d’appropriations de la notion de « mystique » par les écrivains et les artistes des XIXe et XXe siècles.

Prise d’abord dans une épistémé moderne assumant le divorce des mots et des choses, l’écriture de l’expérience mystique se pense dans un rapport problématique au texte et à son statut épistémologique. Pensée ensuite bien souvent comme une résistance aux déterminations sociales dans l’optique de leur dépassement, elle alimente un imaginaire artistique très vivace, qui joue avec la référence au passé et la resémantisation de l’expérience au regard du présent et des enjeux contemporains. Enfin, l’écriture de l’expérience mystique est marquée par la réitération d’un vocabulaire et d’une grammaire, ainsi que par le détachement avec une certaine tradition. En ce sens, l’énonciation mystique moderne et le discours moderne sur l’expérience mystique constituent une manière d’interroger le devenir du religieux à l’époque contemporaine sous la catégorie de « sacré ». Aussi est-ce sous un jour particulier que l’expérience mystique semble devoir être prise à l’époque moderne, car sa signification s’exprime par rapport à des préoccupations contemporaines.

Ces multiples tensions ont pu être repérées mais doivent maintenant être approfondies en donnant plus de place à la diachronie et en relevant les problèmes méthodologiques qui se posent nécessairement. Prenant donc acte de « l’écart » qui sépare les productions sociales en fonction des siècles, des langues et des représentations collectives, il ne s’agit pas de redessiner la généalogie d’un genre littéraire mais plutôt d’exporter des questions pour mieux problématiser un objet aux contours variables.

Devant la diversité des définitions du terme « mystique », les difficultés de son utilisation et l’extension variable de son application, nous retiendrons à titre heuristique quelques éléments provenant de notre imaginaire contemporain : la représentation d’une expérience dans sa capacité à mettre en contact avec une réalité conçue comme radicalement autre. Cependant n’est pas « mystique » toute expérience en rapport avec ou aspirant vers l’inconnu, l’irrationnel, le mystère du savoir, telle que les sciences astrologiques, de divination, ou l’ésotérisme en général. A cet égard, il conviendra de tracer les frontières qui permettent de délimiter chaque domaine.

Située au carrefour de l’étude historique, anthropologique, théologique et littéraire, la question de l’expérience mystique et de sa transcription à travers les siècles de l’Antiquité à nos jours doit avant tout être considérée dans son rapport à un contexte historique et social donné. Sans donner d’autres définitions de « mystique » que la radicalité d’une expérience, nous conservons le concept à titre herméneutique en laissant le soin à chaque intervenant de formuler une définition opératoire pour les textes qui le concernent. À défaut de pouvoir prendre « mystique » comme une catégorie transhistorique unifiée et évidente, qu’est-ce qui permet, pour des cas singuliers, de caractériser une expérience comme radicalement à part de l’expérience commune ? La construction du concept de mystique représente une étape préliminaire incontournable pour éviter toute confusion.

Axe 1 : questions de méthode

  • quel est le statut du texte et de l’écriture par rapport à ce type d’expérience ?
  • étant données les caractéristiques définies au préalable, comment les transcrire ? comment les exprimer malgré la radicalité de l’expérience ?
  • comment l’écriture mystique s’accorde-t-elle avec les genres ou sous-genres que constituent la prière, la confession, le monologue intérieur ?

Axe 2 : questions historiques et de sociologie du texte

  • comment cette expérience et le texte qui lui est associé s’insèrent-ils dans le champ social ou en subissent-ils les déterminations ? Autrement dit, comment prennent-ils sens au regard de l’environnement social ?
  • à l’inverse, dans quelle mesure l’écriture ou la performance constituent-elles une action sur le social ? Dans quelle mesure sont-elles représentatives d’un état de la société à une époque donnée ? Quel rapport au pouvoir et aux autorités les écrivains mystiques adoptent-ils ?
  • en quoi l’écriture est-elle le moment d’une resémantisation d’un imaginaire de la mystique ou de sa réactualisation sous une forme neuve ?
  • en quoi le texte devient-il le médium pour une politisation de l’expérience mystique et permet-il de se positionner dans le champ social ?
  • en quoi l’expérience mystique et sa transcription sont-elles le signe d’une hétérodoxie sociale et d’une marge ?
  • l’écriture mystique est-elle nécessairement une écriture d’initiés ?

Axe 3 : intertextualité et réécriture : production et reproduction d’un imaginaire

Un travail sur la création littéraire et artistique en référence à des intertextes ou à des sources est nécessaire pour comprendre comment est produit un imaginaire social sur la mystique tout en laissant place à l’écart et au décalage. En bref, il s’agit de comprendre comment l’écriture est également – et peut-être d’abord – une réécriture.

  • comment l’écriture mystique joue-t-elle avec ses références et les sources de son imaginaire ?
  • l’inscription dans une tradition va-t-elle de soi ou est-elle plutôt le fruit d’une construction ?
  • doit-on parler de réécriture ou d’intertextualité mystique quand des allusions aux discours mystiques antérieurs sont présentes dans un texte moderne
  • enfin, du point de vue de l'histoire de l'art, quelles images de l'expérience mystique sont construites ou véhiculées pendant l'Antiquité, le Moyen-Âge, la Renaissance et l'époque moderne ? Comment ces figurations évoluent-elles en fonction des époques et des milieux ?

 

Le séminaire s’adresse particulièrement aux jeunes chercheurs, mais plus généralement à tous les chercheurs spécialistes du discours spirituel et mystique dans la littérature de l’Antiquité ainsi que dans la littérature moderne, du XVIème siècle à nos jours. Les propositions de communication (maximum 500 mots) devront être adressées au plus tard le 6 octobre 2017, accompagnées de vos coordonnées et d’une courte bio-bibliographie, aux trois adresses suivantes :

- aramafanny@yahoo.fr

- florian.audureau@orange.fr

- gregory.jouanneaudamance@gmail.com

 

Note *  : Michel de Certeau, La fable mystique, I (XVIe-XVIIe) et II (XVIe-XVIIe), [1982], éd. de Luce Giard, Paris, Gallimard, coll. « Bibliothèque des histoires », 2013.

adresse

Université Paris Diderot, 5 rue Thomas Mann, 75013 Paris, salle à préciser

Appel à communication: Avec ou sans enveloppe

Submitted by ccarlin on 1 August 2017 - 1:30am

Dates du colloque :  le 15/16 mars 2018. 

Lieu : Université d’Orléans (Hôtel Dupanloup)

Les communications seront publiées dans le dossier de la Revue Épistolaire  n°44.

Date limite pour l’envoi  des propositions  : 15 septembre 2017.

 

La lettre circule, pliée ou enveloppée selon des usages établis par les administrations postales successives, et dont la galanterie s’empare : cachets, rubans, papiers de soie. Puis, elle se dissimule sous l’enveloppe, doublée ou non, qui devient objet de mode au courant du 19e siècle.  

Destinée à protéger le message des regards indiscrets, l’enveloppe a-t-elle pour fonction de rendre le message anonyme ou au contraire offre-t-elle la possibilité de revendiquer une singularité ? En remplaçant le savant pliage, auquel  Montaigne  avouait qu’il ne connaissait rien (Essais, I, XL), en supprimant les cachets de cire, symboles des liens particuliers, protège-t-elle pour autant les secrets ?

L’usage de l’enveloppe, ses couleurs, sa matière, la façon de rédiger poétiquement ou non une adresse, sont autant de voies qui paraissent extérieures à l’épistolarité  mais qui ramènent à l’essentiel : la présence ou non de la confidentialité, la possibilité de confier des secrets.

Que dire des messages déposés sur les cartes-lettres, inaugurées  par la Poste aux armées, puis des  cartes postales dont le message est tarifé selon le nombre de mots employés et qui, progressivement s’enrichissent d’images ? « Lettre ouverte mais illisible », selon Jacques Derrida, la carte postale «  pudique, anonyme, stéréotypée »,   reste «  absolument indéchiffrable ».

Aborder la lecture des correspondances à partir de leurs conditions matérielles, à travers des usages scripturaux moins ludiques qu’il n’y paraît sera l’occasion de considérer le sens de la relation épistolaire dans l’espace du secret.

Ce programme s’inscrit  dans un des axes de l’équipe Claress, composée de littéraires, d’historiens et de civilisationistes,  et qui a pour vocation l’étude des rapports du privé et du public dans le champ des écrits à la première personne. 

Quelques pistes de réflexion :

Comment les conditions matérielles de l’échange influent-elles sur son contenu et dans quelle mesure sont-elles signalées par les épistoliers au cours du message (commentaire sur l’usage du cachet, sur un acheminement particulier ) ?

L’enveloppe ou le cachet  protègent-ils  la confidentialité ?  Que se passe-t-il lorsque la lettre est ouverte par des tiers  (cabinet noir, surveillance des tiers) ? Pliages, enveloppes, cachets, pourront faire l’objet de commentaires.    

La carte postale : que dire de ce message qui s’échange à la vue de tous ? Quelle relation la carte postale tisse-t-elle entre texte et image ? Existe-t-il une épistolarité spécifique à la carte postale ? Faut-il inscrire cette  forme brève dans la tradition du billet ?

Des propositions de travail sur l’histoire de l’enveloppe et la naissance de la carte postale seront bienvenues et indispensables. Mais on s’intéressera également  aux communications qui mettront en évidence la problématique du secret et de la confidentialité, protégée ou non par les formes ouvertes ou fermées de l’expédition. La façon de personnaliser  la rédaction de la suscription (fantaisie de l’adresse) sera mise en relation avec le contenu et la relation établie entre les protagonistes.

 

Dates du colloque :  le 15/16 mars 2018. Lieu : Université d’Orléans (Hôtel Dupanloup)

Les communications seront publiées dans le dossier de la Revue Épistolaire  n°44.

Date limite pour l’envoi  des propositions  : 15 septembre 2017.

Ces propositions accompagnées d’une brève présentation seront étudiées par le comité scientifique.

 

Conditions matérielles : les frais d’hôtel et de restauration seront pris en charge. Sauf exception, qui doit l’objet d’une demande particulière, les frais de transport seront à la charge des participants.

 

Comité scientifique :

Benoit Melançon, université de Montréal  (Québec), Sylvie  Crinquand (université de Dijon), Geneviève Haroche-Bouzinac, (université d’Orléans)  Bénédicte Obitz-Lumbroso (université d’Orléans), Camille Esmein-Sarrazin (université d’Orléans).

 

Comité d’organisation :

Geneviève Haroche-Bouzinac, Bénédicte Obitz-Lumbroso, Camille Esmein-Sarrazin.

Appel à communications: Pleins feux sur les femmes (in)visibles

Submitted by ccarlin on 1 August 2017 - 1:28am

Colloque 22, 23, 24 novembre 2018, l’Université de Lorraine, Nancy.

Propositions: le 31 décembre 2017.

À la suite du séminaire « Femmes, monde féminin et ruptures », qui se terminera au printemps 2018, les membres du comité (Sylvie Thiéblemont, Laurence Denooz, Elsa Chaarani) organisent un colloque conclusif, qui reprendra un aspect du projet en lui donnant une lecture plus approfondie.

Selon les différents axes évoqués in primis au cours de ces trois années riches et fructueuses, plusieurs chercheur.se.s se sont intéressé.e.s à la question de la représentation des femmes, au brouillage des stéréotypes féminins (dans les différents domaines littéraire, artistique, historique et juridique), à la variable genrée et à ses conséquences sur les jugements portés à l’égard des auteures. Enfin, les intervenant.e.s ont consacré plusieurs communications à l’affirmation de femmes en rupture avec les normes sociales, en tant que sujets d’une prise de conscience politique, actrices d’une différence sexuelle, figures de rébellion du fait de leur mise en cause des rôles sociaux dévolus selon les normes opérantes.

Le présent appel à communication est un approfondissement de ce dernier point. Il s’agira dès lors de montrer comment une femme ou un groupe de femmes, en acceptant de contrevenir aux codes moraux, aux normes de leur époque ou de leur communauté, aux articles juridiques ou constitutionnels, aux modes de pensée internes à leur culture, permettent le franchissement d’une étape significative dans l’histoire, l’acquisition de droits, la production culturelle ou scientifique.

On pourra étudier les mobilisations et revendications :

  • de femmes majeures à l’action méconnue, femmes de l’ombre, mais hors normes, ayant une influence décisive sur une collectivité ou ayant conduit un groupe social à franchir un pas significatif ;
  • de femmes inventrices, ayant révolutionné un métier, un domaine des sciences ;
  • de femmes ayant affirmé une singularité forte dans la littérature ou les arts ;
  • de femmes dont l’expérience individuelle a eu un effet majeur sur une collectivité ;
  • de femmes dont la rébellion, dont l’expérience politique ou sociale ont eu une influence importante ou ont fait l’objet d’une transmission ;
  • de femmes dont l’action a eu pour effet une avancée capitale dans le domaine des droits des femmes ou des droits humains ;
  • de résistantes de différentes époques ou nations ;
  • de groupes de femmes (associations, collectifs) luttant pour faire éclater, auprès des instances étatiques et décisionnaires, de réels problèmes publics en lien avec leurs droits et reconnaissances s’opposant à des traditions archaïques et patriarcales.

Les exemples seront prioritairement des figures féminines internationales ou des femmes peu ou moins connues, venues d’Occident, mais aussi d’autres cultures d’Asie, d’Afrique, d’Amérique Latine, d’Océanie. Il est probable que les propositions seront prioritairement liées aux XIXe, XXe et XXIe siècles, mais celles qui concerneront d’autres périodes seront également bienvenues.

Bibliographie non exhaustive :

Coulomb-Gully Marlène, Femmes en politique, en finir avec les seconds rôles, Paris, Editions Belin, 2016.

Dorlin Elsa, dir., Black Feminism. Anthologie du féminisme africain-américain, 1975-2000, Paris, Éd. L’Harmattan, coll. Bibliothèque du féminisme, 2008.

Dorlin Elsa, La matrice de la race, Généalogie sexuelle et coloniale de la Nation française, Paris, La Découverte (préface d'Eric Fassin), 2009.

Felstiner, W. LF, Abel, R. L., Sarat, A., « L’émergence et la transformation des litiges : réaliser, reprocher, réclamer », Politix, 16, pp. 41-54, 1991.

Goffmann Erving, Stigmate, les usages sociaux des handicaps, Paris, Eds de Minuit, 1975.

Guionnet Christine, Neveu Érik, Féminin/Masculin. Sociologie du genre, Paris, Armand Colin, Collection U, 2004.

Heinich Nathalie, De la visibilité : Excellence et singularité en régime médiatique, Paris, Gallimard, Bibliothèque des Sciences Humaines, 2012.

Heinich Nathalie, Etats de femme, l’identité féminine dans la fiction occidentale,  Paris, Gallimard, 1996.

Héritier Françoise, Masculin/Féminin I, la pensée de la différence, Odile Jacob, 1996.

Héritier Françoise, Masculin/Féminin II, dissoudre la Hiérarchie, Odile Jacob, 2002.

Neveu Erik, « L’approche constructiviste des « problèmes publics ». Un aperçu des travaux anglo-saxons », Études de communication, 22, 41-58, 1999.

Planté Christine, La petite sœur de Balzac, Paris, Seuil, 1989.

Thévenot Laurent, L'action au pluriel, Sociologie des régimes d’engagement, Paris, La Découverte, 2006.

Winkin Yves, Anthropologie de la communication, 2001, Paris, Eds du Seuil (chapitre 8 : « La maîtrise invisible de l’ordinaire »), 2001.

Revue CLIO : http://clio.revues.org

 

Comité d’organisation : Elsa Chaarani - Laurence Denooz - Sylvie Thiéblemont

 

Comité scientifique :

  • Maria Elisa Alonso Garcia, Université de Lorraine, Nancy
  • Alison Carton-Vincent, CAER d’Aix-Marseille Université
  • Lioudmila Chvedova, Université de Lorraine
  • Martina Censi, Université de Rennes 2
  • Sabina Ciminari, Université de Montpellier 3
  • Catherine Delesse, Université de Lorraine, Nancy
  • Christelle Di Cesare, Université de Lorraine
  • Jamil Dakhlia, Université Sorbonne-Nouvelle Paris 3
  • Léna Saade Gebran, Université Saint-Esprit de Kaslik, Liban
  • Sylvie Grimm Hamen, Université de Lorraine
  • Estrella Israël, Université CEU-Cardenal Herrera de Valencia, Espagne
  • Albane Julien, Université de Montpellier 3
  • Monica Ruocco, Università degli Studi di Napoli L’Orientale, Italie
  • Maria Grazia Sciortino, Université de Palerme, Italie
  • Catriona Seth, Université de Lorraine
  • Christoph Vatter, Université de la Sarre, Sarrebruck
  • Elisabeth Vauthier, Université de Lyon 3
  • Mercedes Yusta Rodrigo, Université de Paris 8
  • Ambra Zorat, Université de Bourgogne

 

Calendrier :

  • Dépôt des propositions (résumé de 10 lignes) : 31 décembre 2017
  • Examen des propositions et décisions au 28 février 2018
  • Colloque 22, 23, 24 novembre 2018.

 

Frais d’inscription pour les intervenant.e.s : 30 €. Les versements seront à effectuer sur place.

 

Le financement des repas sera assuré par l’Université de Lorraine, les voyages et l’hébergement resteront à la charge des participant.e.s ou de leur institution d’appartenance.

 

Format des propositions :

· 1 document word isolé comportant le nom, l’appartenance institutionnelle, le grade, le titre de la communication et les coordonnées de l’auteur (adresse professionnelle, adresse personnelle, adresse électronique et téléphone)

·1 document (format Word et format PDF) comportant un résumé de 15 à 20 lignes en français ou en anglais (Word, Times 12,interligne 1,5) présentant le corpus étudié, les idées principales, le raisonnement et les conclusions générales, et précisant le cadre et les notions. 3 mots-clés devront également être mentionnés.

 

Langue de la communication et de la publication : français et/ou anglais.

Les communications seront de 20 minutes suivies de 10 minutes de questions. Les articles feront l’objet d’une publication, sous la forme d’un volume collectif, avec comité de lecture. Les consignes éditoriales seront envoyées avec la réponse.

 

Les propositions de communication seront adressées conjointement à:

 

Frais d’inscription pour les intervenants : 30 €. Les versements seront à effectuer sur place. Les déjeuners des 19 et 20 octobre seront offerts aux intervenants. Les frais de déplacement et d’hébergement ne sont pas pris en charge.

 

Responsable :

Laurence DEnooz

url de référence

http://llcer-lea-nancy.formation.univ-lorraine.fr/arabe/

Source: Fabula

 

Apple à communication: Figures de l'inspiration dans la poésie française du XVIIe s.

Submitted by ccarlin on 1 August 2017 - 1:14am

Colloque international – Appel à communications

           Figures de l’inspiration dans la poésie française du XVIIe siècle

                                            18-20 avril 2018

                             Bruxelles / Louvain-la-Neuve (Belgique)

GEMCA - INCAL, Université Catholique de Louvain – TRAME, Université de Picardie Jules Verne

Propositions: le 12 septembre 2017

Ce colloque vise à encourager une réévaluation de la place de l’inspiration dans la poésie française du XVIIe siècle. Il considérera ce qu’a laissé dans l’ombre le constat d’un « crépuscule de l’enthousiasme » (M. Fumaroli) au XVIIe siècle, après le tournant malherbien. Cette vue, thématisée par la prédominance de l’« art » sur la « nature » dans l’exercice du poète, tend en effet à laisser de côté des figures de l’inspiration qui continuent de travailler l’héritage de la Renaissance. Des poètes religieux, d’André Mage de Fiefmelin à Madame Guyon en passant par Claude Hopil, Pierre de Croix, Martial de Brive, P. Le Moyne, J.-J. Surin ou Jean de Labadie, adaptent le cadre métaphysique de la fureur à une conception mystique de l’enthousiasme poétique ; de nombreux autres formulent des paraphrases plus ou moins libres des livres bibliques au titre d’une expérience chrétienne inspirée, alors que la révélation prophétique est close. Dans le domaine profane, le rôle dévolu à l’imagination (N. Negroni) ou à la mélancolie (C. Luccioni) dans le « génie » poétique concourt à façonner chez des auteurs comme Saint-Amant, Tristan L’Hermite ou Théophile de Viau une figure nouvelle du poète inspiré ; des théoriciens et des poètes comme Rapin ou Boileau intègrent enfin, à l’âge classique, l’inspiration comme ornement rhétorique dans le cadre d’une poétique maîtrisée. Dans le contexte d’un scepticisme grandissant à l’égard de l’influence des « esprits » sur l’homme et d’une régularisation institutionnelle et mondaine du discours versifié, de telles figures de l’inspiration continuent donc d’informer le discours poétique. Elles suggèrent la possibilité de dégager une histoire de la poésie inspirée au xviie siècle qui ne soit pas uniquement tributaire des grandes scansions du malherbisme ou du classicisme souvent mises en avant par les études sur la période. L’héritage, l’usage et le développement de ces figures – figures du poète inspiré tout autant que figurations dans le discours poétique de l’énonciation inspirée – constitueront les objets d’étude de ce colloque. Une large variété d’approches sera possible au sein des orientations suivantes :

1° La Renaissance en héritage

Il convient d’interroger en premier lieu le rapport que l’inspiration poétique du XVIIe siècle entretient avec les conceptions poétiques, religieuses et philosophiques qui ont favorisé son éclosion à la Renaissance. Par quels relais de lecture les figures de l’inspiration de la Renaissance se sont-elles transmises ? Comment les lieux communs et modèles de l’inspiration profanes et chrétiens dont hérite le xviie siècle sont-ils réarticulés ? Quelles généalogies intellectuelles ou poétiques se révèlent dans les écrits inspirés ?

2° Anthropologie de l’inspiration

L’inspiration suppose une disponibilité particulière du sujet poétique : l’énonciation inspirée procède d’une puissance dépassant la volonté propre de ce sujet, qui n’en maîtrise pas tout à fait la survenue ni les effets. Selon quelles conceptions anthropologiques, quelles topiques de l’âme et du corps, l’inspiration se dit-elle ? Quel rôle jouent des notions telles que la « nature », le « génie » ou la « fantaisie » dans l’énonciation inspirée ? Selon quels partages entre l’humain et le divin, la pathologie et la grâce, l’inspiration se comprend-elle ? Quelle place et quel sens sont donnés à des émotions comme la fureur, la langueur ou l’admiration dans ce processus ?

3o Sémiologie du discours inspiré

Le discours inspiré se signale par des traits formels et thématiques que nous voudrions voir ici précisés et expliqués. Quelles fonctions occupent les mythèmes (le Parnasse et l’Hélicon, Apollon et les Muses, etc.) et le vocabulaire (fureur, ardeur, transport, ravissement, etc.) traditionnellement mobilisés pour figurer l’inspiration ? Comment se manifeste stylistiquement la dimension expressive propre au discours inspiré ? Par quelles catégories rhétoriques (invention, disposition, élocution, action) l’inspiration peut-elle être appréhendée ? On s’interrogera d’autre part sur les catégories génériques qui sont privilégiées dans la poésie inspirée, comme nous y incite la valorisation de l’inspiration dans les poétiques restreintes de l’ode (Boileau) et du poème héroïque (Desmarets, P. Le Moyne). Le rôle de la musique dans cette poésie, que ce soit à l’état de référence ou dans sa réalité (comme dans le cas du contrafactum), mérite enfin d’être exploré.

4° Critique de l’inspiration

La poésie inspirée s’accompagne dès le XVIe siècle d’un discours de satire, dénonçant la place qu’y occupe la fable païenne (Passerat, par exemple, mais aussi certains poètes au nom de l’inspiration chrétienne). De façon plus marquée au XVIIe siècle, de telles critiques visent le discours inspiré tout comme la figure de l’inspiré ou de l’enthousiaste. À l’image de Madame Guyon durant la crise du quiétisme, l’inspiré devient une figure suspecte dans le domaine social et religieux, tout autant qu’un contre-modèle au regard de normes poétiques dominantes. Quelles lignes de fracture historique la critique de l’inspiration permet-elle de saisir au regard de définitions de normes d’acceptabilité littéraires, sociales ou religieuses ?

5o Sociohistoire de l’inspiration

Un certain Lortigue, soldat poète, s’interroge sur les compétences qui fondent sa paraphrase biblique (La Trompete spirituelle, 1605). Gatien de Morillon, bénédictin poète, s’interroge également sur la convenance de la poésie à la paraphrase biblique, tout en l’utilisant pour sa pastorale auprès de laïcs (Tobie, 1674). L’inspiration autorise finalement leurs deux projets. Peut-on interroger le statut social des rédacteurs – laïcs, religieux, hommes, femmes – qui usent d’une compétence poétique en la sacralisant par la notion d’inspiration ? Commenter leur rôle dans la pastorale ou l’institution lettrée ? Esquisser une géographie de l’inspiration ? Identifier des sociabilités, des médiations imprimées ?

 

Orientations bibliographiques

Clément, Michèle, « Poésie biblique et théorie poétique (1582-1629) », in Pascale Blum et Anne Mantero (dir.), Poésie et Bible de la Renaissance à l’âge classique. 1550-1680, Paris, H. Champion, 1999, p. 33-48.

Galland-Hallyn, Perrine et Hallyn, Fernand (dir.), Poétiques de la Renaissance. Le modèle italien, le monde franco-bourguignon et leur héritage en France au xvie siècle, Genève, Droz, 2001.

Gimaret, Antoinette, « La prophétie dans les Théorèmes spirituels de Jean de La Ceppède », in Line Cottegnies, Claire Gheeraert-Graffeuille et al. (dir.), Les voix de Dieu. Littérature et prophétie en Angleterre et en France à l’âge baroque, Paris, Presses Sorbonne nouvelle, 2008, p. 73-87.

Lecointe, Jean, L’idéal et la différence. La perception de la personnalité littéraire à la Renaissance, Genève, Droz, 1993.

Luccioni, Carine, Les rencontres d’Apollon et de Saturne, Paris, Classiques Garnier, 2012.

Mantero, Anne, La Muse théologienne. Poésie et théologie en France de 1629 à 1680, Berlin, Duncker & Humblot, 1995.

Rieu Josiane, in Hélène Baby et Josiane Rieu, « “Fureur non pas fureur mais doux eslancement”. Douceur et expérience mystique chez Pierre de Croix », in La douceur en littérature de l’Antiquité au xviie siècle, Paris, Classiques Garnier, 2012, p. 205-221.

Salazar, Philippe-Joseph Le culte de la voix au XVIIe siècle. Formes esthétiques de la parole à l’âge de l’imprimé, Paris, H. Champion, 1995.

*

Les propositions en français (titre et résumé de 1 500 signes maximum, accompagnés d’une courte biobibliographie) seront à remettre pour le 12 septembre 2017 au plus tard.

Les propositions retenues seront annoncées à la mi-octobre 2017.

Les communications dureront 25 minutes et seront suivies d’une discussion.

La publication des actes sous le contrôle d'un comité de lecture est prévue.

 

Contacts :

Audrey Duru (TRAME, EA 4284) audrey.duru@u-picardie.fr

Clément Duyck (GEMCA - INCAL) clement.duyck@uclouvain.be

 

Comité d’organisation :

Manuel Couvreur (Université libre de Bruxelles)

Audrey Duru (Université de Picardie Jules Verne)

Clément Duyck (Université catholique de Louvain – Actions Marie Curie)

Agnès Guiderdoni (Université catholique de Louvain – FNRS)

 

Comité scientifique :

Manuel Couvreur, professeur à l’Université libre de Bruxelles

Marie-Madeleine Fragonard, professeure émérite à l’Université Sorbonne nouvelle – Paris 3

Julien Gœury, professeur à l’Université de Picardie Jules Verne

Agnès Guiderdoni, professeure à l’Université catholique de Louvain, maître de recherche du FNRS

Sophie Houdard, professeure à l’Université Sorbonne nouvelle – Paris 3

Guillaume Peureux, professeur à l’Université Paris-Nanterre

Anne-Pascale Pouey-Mounou, professeure à l’Université Paris-Sorbonne

Aline Smeesters, professeure à l’Université catholique de Louvain, chercheuse qualifiée du FNRS

Appel à contributions: Itinéraires : littératures du voyage, de la migration et de l’exil (Tropics, n° 5)

Submitted by ccarlin on 1 August 2017 - 1:08am

Sous la direction de Corinne Duboin

Date limite: 1er décembre 2017

TrOPICS est une revue électronique pluridisciplinaire en libre accès et à comité de lecture, dirigée par l’Equipe d’Accueil DIRE (Déplacements, Identités, Regards, Ecritures) de l'Université de la Réunion. Elle propose un numéro thématique par an comprenant des articles et comptes rendus de lecture en Lettres et Sciences Humaines (arts et littérature, langues et civilisations étrangères, didactique des langues, linguistique, études culturelles, anthropologie et sociologie).

La revue lance un appel à contribution pour son 5e numéro à paraître en décembre 2018 et consacré au thème suivant : « Itinéraires : littératures du voyage, de la migration et de l’exil ».

L’étude des thèmes du voyage, de la migration et de l’exil dans la littérature amène à s’interroger sur la perception de l’ailleurs chez les écrivains et leurs représentations du monde vécu. Tout parcours, déplacement ou traversée conduit à un repositionnement, géographique et identitaire, à une reconsidération de soi au contact de l’autre. Comment, à travers une écriture de la mobilité, du passage, du franchissement des frontières et du mélange des cultures, des idées, des langues, des histoires et des mémoires en contact, les écrivains donnent-ils à voir des êtres en mouvement, migrants ou nomades, passants et passeurs ?

Pourront être étudiés divers genres littéraires et leurs évolutions au fil des siècles : les romans d’exploration, d’immigration, les road novels, les récits de voyages imaginaires ou fantastiques, mais aussi la littérature non-fictionnelle : récits de voyage, scientifiques ou touristiques, récits d’exil, etc. Le roman d’aventure ou d’exploration scientifique, tout comme le récit de voyage invitent à la découverte de nouveaux horizons réels ou imaginaires. Ils peuvent répondre à un besoin d’évasion, de dépaysement, d’exotisme, d’émerveillement. Ils se donnent également à lire comme l’expression d’une quête personnelle, un regard sur soi, un voyage intérieur, ou parcours initiatique. 

La littérature de voyage donne à voir la perspective de l’observateur, le regard qu’il porte sur le monde. Elle relate et s’inscrit dans une Histoire globale faite de conquêtes, d’expansions coloniales, de découvertes. Les cheminements mêmes de l’écriture viatique, aux formes multiples, son esthétique du divers, du disparate, du fragment rendent compte de ces itinéraires qui façonnent les écrivains-voyageurs.

Le voyage est parfois imposé, et même sans retour. L’ailleurs, que les figures littéraires de l’exilé(e) ou de l’immigré(e) tentent de s’approprier, est-il envisagé comme un espace géographique, social et culturel où se reconstruire et s’enraciner dans un désir d’appartenance, ou bien est-il représenté comme l’espace nouveau d’une errance nostalgique et d’un exil intérieur ? En quoi l’émergence d’une nouvelle « littérature-monde » postcoloniale dans un espace fluide globalisé et la présence grandissante d’écrivains cosmopolites contribuent-elles à de nouvelles représentations de la mobilité ?

Les articles soumis, rédigés en français ou en anglais, compteront au maximum 30.000 signes, escapes compris. Nous invitons également les comptes rendus de lecture totalisant au maximum 10.000 signes, espaces compris, et de préférence en lien avec la thématique du numéro.

Pour les articles et comptes rendus rédigés en français, la feuille de style à utiliser est téléchargeable ici :  http://ufr-lsh.univ-reunion.fr/fileadmin/Fichiers/FLSH/BTCR/Publications/guide_auteur_BTCR.pdf

Les manuscrits en langue anglaise devront respecter les normes MLA.

Veuillez joindre une courte notice biographique de 50 mots maximum rédigée en français ou en anglais et, pour les auteurs d’article, un résumé de 200 mots.

Date limite d’envoi des articles ou comptes rendus de lecture : 1er décembre 2017

A adresser par courriel à corinne.duboin@univ-reunion.fr

 

Les manuscrits reçus seront soumis à un comité de lecture selon le principe de la double lecture anonyme. 

Responsable :

Corinne DUBOIN

Source: Fabula

Syndicate content