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Calls for Papers/Contributions

Appel à communications: Ville portuaire, un espace-frontière: Regards croisés de l’Histoire et de la Littérature

Submitted by ccarlin on 7 May 2017 - 2:30pm

VENDREDI 8 DECEMBRE 2017

UNIVERSITE DU LITTORAL, DUNKERQUE

Date limite pour la soumission des propositions: le 9 juillet 2017

Cette journée d’étude se propose d’engager une réflexion sur la ville portuaire européenne, son histoire et ses représentations, tant matérielles qu’imaginaires et symboliques. Nous traiterons ici exclusivement des ports maritimes. La réflexion suivra une double perspective :

  • Une perspective historique

1/ Infrastructures et villes portuaires à travers le regard des peintres

            Bateaux, quais animés par les mouvements d’une foule bigarrée, amoncellement de denrées venues d’ici et d’ailleurs sont autant d’éléments que l’on retrouve dans les divers tableaux des séries des Ports de France de Vernet à Signac. Cette journée d’étude se propose de porter un regard complémentaire sur les visions des ports proposées par les écrivains en s’intéressant à celui présenté par les peintres.

Quelles furent les prémices de ce genre ? Quelles visions du port et/ ou de la ville portuaire les peintres veulent-ils nous transmettre ? Comment la diffusion de leurs œuvres influence-t-elle la perception du port qu’en ont les élites ou le commun des mortels ? Comment et dans quels buts les pouvoirs publics (Etats ou villes) se saisissent-ils de ces représentations des havres et des villes portuaires ?

 

2/ Infrastructures et villes portuaires à travers le regard des historiens

         La vision proposée par les peintres mais aussi certains voyageurs étrangers tel Arthur Young interroge sur les relations existant entre les infrastructures portuaires, le rayonnement des ports et les relations entretenues entre les ports et les villes portuaires.

            Quel est le poids des infrastructures portuaires et des équipements dans la croissance et l’affirmation de certains ports et la structuration d’aires portuaires ? Si parfois ports et villes sont dissociés, le plus souvent, ils fusionnent. Quels sont donc les impacts des infrastructures portuaires sur l’aménagement urbain ? Quelles sont les conséquences des politiques urbaines sur l’évolution des zones portuaires ?

            Du fait des obstacles naturels ou du contexte militaire, les infrastructures portuaires peuvent nécessiter de très lourds investissements. Qui décide de la construction des infrastructures ? Qui finance ces dernières et selon quelles modalités ? Qui construit ces équipements ? Quelles catégories de personnes qualifiées (ingénieurs militaires, chercheurs spécialisés dans l’étude de la résistance des matériaux, maçons ….)   aident ces entreprises à vaincre l’hostilité des éléments naturels ? Quelle est l’influence de la connaissance des infrastructures de ports étrangers sur la volonté de moderniser des équipements existants ? Quels rapports les différents acteurs institutionnels chargés de la gestion des lieux portuaires  (autorités municipales, les chambres de commerce, les autorités militaires, l’Etat…) entretiennent-ils ?

            Quel est le discours tenu par les Etats, les villes et les chambres de commerce sur ces infrastructures ? Comment les populations locales perçoivent-elles ces dernières et comment se les approprient-elles ?

 

  • Une perspective littéraire :

1/ Identités de la ville portuaire :

Par quels moyens la littérature construit-elle une identité propre à la ville portuaire ? Quelles images, positives ou négatives, en offre-t-elle? Supposent-elles des formes d’écriture particulières? Quel regard la ville porte-t-elle sur elle-même ? Comment les écrivains qui y ont vécu en parlent-ils? Quelle est, d’autre part, la vision forgée par ceux qui lui sont extérieurs ?

Comment se reflète, dans les textes littéraires, la présence de communautés variées issues du brassage des populations et du cosmopolitisme inhérent à ce territoire ? Certaines villes (selon que le port est commercial, industriel, militaire ou touristique) suscitent-elles davantage l’inspiration, et dans quelle mesure ?

Ce lieu hybride ouvert sur l’espace maritime est-il plutôt défini comme un univers stable et cohérent ou comme un milieu interlope, essentiellement voué au transit, au commerce et au trafic ? Peut-on dégager un tableau général ou chaque œuvre propose-t-elle un point de vue différent ?

Comment la description littéraire dépeint-elle le visage particulier de la ville portuaire (quais, docks, silos, darses, chantiers navals, grues, criée de poissons, …)? En quoi la littérature a-t-elle relayé l’émergence de la station balnéaire, apparue au XIXème siècle (port de plaisance, plage, tourisme, sports nautiques…) ?

 

2/ Ville portuaire et ailleurs

La ville portuaire est une ville ouverte sur le large sauf en temps de crise. Le regard qu’elle porte sur elle-même dépend donc tout particulièrement des relations qu’elle entretient avec l’extérieur. De quelles façons la littérature donne-t-elle à imaginer ceux (main d’œuvre, marins, marchands, militaires, touristes etc.) qui arrivent et repartent de son territoire, et des mondes lointains avec lesquels elle échange ? Comment la littérature porte-t-elle témoignage  de ce lien particulier à l’altérité, entre expérience vécue et vision fantasmatique? Quelle est par exemple sa lecture de l’appel du large, des flux migratoires, des échanges culturels, des liens d’hospitalité, mais aussi des risques d’invasion, d’épidémies ?

 

3/ L’imaginaire de la ville portuaire

La ville portuaire est pour une large part l’objet de rêveries produites par ceux qui ne l’habitent pas mais la traversent sans y demeurer, ou l’imaginent sans la visiter, rêveries vectrices de mythes. La distance temporelle peut également produire une vision mythifiée, idéalisée, à moins qu’elle ne dramatise ou occulte certains événements. Qu’en est-il dans les œuvres qui en font leur sujet ?

Quels personnages emblématiques sont attachés à cet univers ? Y-a-t-il un mythe ou des mythes littéraires du pêcheur, du marin, du navigateur, etc. ? Les portraits sont-ils convergents ou variables selon les époques et les auteurs ?

Les cités portuaires ont imaginé « l’ailleurs ». Les mondes lointains ont tour à tour provoqué la fascination ou la crainte. Les phases de développement des échanges avec certaines régions du globe ont-elles suscité l’apparition de certaines thématiques et de certaines formes d’écriture. A quelles peintures significatives le commerce triangulaire, la colonisation et son déclin ont-ils donné lieu ? L’accélération des échanges internationaux est-elle l’occasion d’un renouvellement de l’imaginaire portuaire ?

 

Organisatrices : Catherine Haman (Unité de recherche sur l’Histoire, les Langues, les Littératures et l’Interculturel (HLLI), EA 4030) et Agathe Leyssens (UR-H.L.L.I., EA 4030).

Les propositions de communication (titre et résumé) accompagnées d’une courte notice bio-bibliographique sont à transmettre par voie électronique pour le 9 juillet 2017 aux organisatrices.

Catherine Haman (catherine.haman@univ-littoral.fr)

Agathe Leyssens (agathe.leyssens@espe-lnf.fr)

http://mod-fictionnel.univ-littoral.fr/

Source: Fabula

(in)Visibilité(s) du monstre (Convergences francophones n°4)

Submitted by ccarlin on 7 May 2017 - 2:23pm

Pour son quatrième volume (4.3, décembre 2017), la revue Convergences francophones (ISSN 2291-7012) recherche des articles dans les domaines des lettres et des arts portant sur le thème suivant :

(in)Visibilité(s) du monstre

La question du monstre et du monstrueux fait florès depuis quelques années dans le milieu des études littéraires. Ces études interrogent le thème du monstre dans sa diachronie (histoire de la monstruosité), dans la création littéraire, dans le champ des représentations esthétiques, sociales, etc.

Si le monstre pouvait à la Renaissance servir de signe, les monstres des siècles suivants sont redevables de la révolution scientifique, avec notamment l’essor de la tératologie. Au XIXème siècle, “vaste conservatoire des annales de la monstruosité” (Chauvaud 244, Ethnologie française 21.3), le monstre aux traits résolument humains pose la question de la dénaturation de l'être que les théories scientifiques de l'époque, notamment celle de l'hérédité, tentent de rationaliser en proposant une généalogie du monstrueux. Le monstre devient le miroir d’un pendant sombre de l'être humain repoussant les marges de l'ordinaire et du "normal". Qu’il s’agisse d’avertir, d’annoncer ou de montrer, le monstre peuple durablement l’imaginaire collectif.

Nous souhaiterions revenir sur la notion de “monstre” par le biais d’une réflexion bien connue de Corneille qualifiant L’Illusion comique (1636) d’ “étrange monstre”. L’auteur faisait bien sûr référence à l’assemblage composite de sa pièce, mêlant différents genres dramatiques. Tout baroque que l’auteur puisse être, il n’était pas moins étonné de son oeuvre, au point qu’elle lui paraisse inhabituelle, en rupture avec le cadre pourtant irrégulier de l’esthétique baroque. L’écart d’avec la norme se verrait donc redoublé à moins que le premier écart (la monstruosité) n’en soit pas un, ou du moins, ne soit plus (ou pas) pensé comme tel par Corneille. Bref, il y aurait des monstres qui n’étonnent pas car complètement banalisés dans l’imaginaire d’une époque. Ces monstres seraient en quelque sorte invisibles, au grand dam de l’étymologie du mot qui renvoie au champ du visuel (monstrare).

Les monstres peuvent-ils tous être invisibles ? L’invisibilité est-elle temporaire ou permanente ? Si un monstre, par l’écart qui le constitue, évolue dans les marges, son invisibilité indique-t-elle l’invisibilité des marges pour une norme ? 

Les textes doivent être envoyés à Antoine Eche (aeche@mtroyal.ca), et Justine Huet (jhuet@mtroyal.ca).

Les articles doivent impérativement être mis au format MLA (6000-8000 mots) sous peine d’être refusés, aussi intéressant soient-ils. Leurs auteurs enverront également un résumé ainsi qu’une brève notice bio-bibliographique.

Les articles soumis seront évalués par deux membres du comité de lecture ou spécialistes sollicités pour l’occasion.

Date limite de soumission des articles : 15 août 2017

Date de retour des évaluations : 1er octobre 2017

Date de publication : décembre 2017

Convergences francophones est une revue biannuelle, pluridisciplinaire, en libre accès.

http://mrujs.mtroyal.ca/index.php/cf/index

Source: Fabula

Appel à contributions: Écrire, écouter, jouer, exposer l’histoire du théâtre. Questionnements, performances et débats

Submitted by ccarlin on 7 May 2017 - 2:20pm

70 ans de la Revue d’Histoire du Théâtre en 2018

En 2018, la Revue d’Histoire du théâtre fêtera ses 70 ans. À cette occasion, la Société d’Histoire du Théâtre organise un colloque-rencontres et des interventions artistiques questionnant les manières d’écrire l’histoire du théâtre. Les pistes théoriques et artistiques revenant sur l’histoire de la Revue d’Histoire du Théâtre, de l’émission Prestige du Théâtre produite par la Société d’Histoire du Théâtre ou sur les enjeux archivistiques de sa bibliothèque seront présents dans cet événement sans en résumer le projet ni en épuiser les perspectives. Il s’agit d’un point de départ à partir desquels la fabrique de l’histoire du théâtre pourra être interrogée sous de multiples  formes.

Attentif aux différents partenaires et aux différentes potentialités qu’ouvre ce projet, cet événement ne se pense pas comme un anniversaire mais comme un espace de rencontres, de débats, d’expérimentations et d’expériences transdisciplinaires, professionnelles et artistiques.

La Société d’Histoire du Théâtre propose ainsi de penser aussi bien des contributions rédigées, que des lectures, des propositions artistiques, des expositions d’archives…

Co-organisation : Société d’Histoire du Théâtre et Département des Arts du spectacle de la BnF.

 

Calendrier

Les propositions de 3000 signes maximum, tant pour les articles que pour les projets de lectures, d’expositions, etc. sont à envoyer à la Revue d’Histoire du Théâtre via Léonor Delaunay, coordinatrice du projet, avant le 1er octobre 2017

Journées d’organisation du colloque en novembre-décembre 2017

Décembre 2018 (entre le 1er et le 15) : colloque-anniversaire sur trois journées

 

Contact : leonordelaunay@gmail.com / info@sht.asso.fr

Voir page du site : http://sht.asso.fr/chantier-recherche/colloque-anniversaire-lhistoire-du-theatre-en-question/

 

Comité scientifique :

Marie Bouhaïk-Gironès, Marcel Bozonnet, Marco Consolini, Marion Denizot, Alice Folco, Pierre Frantz, Pascale Goetschel, Joël Huthwohl, Yves Jubinville (Québec), Sophie Marchand, Roxane Martin, Isabelle Moindrot, Aurélie Mouton-Rezzouk, Béatrice Picon-Vallin, Martial Poirson, Jeffrey Ravel (USA), Emmanuel Wallon, Jean-Claude Yon.

Appel à communications: Mémoires, traces et empreintes

Submitted by ccarlin on 7 May 2017 - 2:10pm

CELEC Centre D’Etudes sur les Littératures Etrangères et Comparées EA 3069, Université Jean Monnet, Saint-Etienne.

Colloque international et interdisciplinaire : « Mémoires, traces et empreintes »

20-21 novembre 2017

Date limite pour les propositions: le 31 mai 2017

Université Jean Monnet, Saint- Etienne

Organisatrices : Elisabeth Bouzonviller, Floriane Reviron-Piégay et Emmanuelle Souvignet

Appel à communication :

La mémoire conçue comme faculté de conserver et de rappeler des états de conscience passés et ce qui s’y trouve associé est indissociable des multiples formes que peut prendre son expression. Si dans un premier temps « trace » et « empreinte » peuvent être perçues comme synonymiques, il apparaît que la relation de l’une à l’autre est plus subtile et complexe. La trace et l’empreinte semblent engager le corps plus que l’intellect, a contrario, la mémoire semble plus intangible, d’un ordre plus intellectuel ; elle n’en repose pas moins sur la capacité d’un individu à enregistrer de manière plus ou moins parfaite ou lacunaire des impressions qui ont partie liée au corps. Malgré les liens d’inimitié entre écriture et mémoire que Platon nous rappelle dans le Phèdre, la mémoire est indissociable du geste d’écriture dont la rature, la biffure, le brouillon, la récriture sont autant de traces. La trace est beaucoup moins formelle que l’empreinte puisque dans la trace il y a presque toujours blessure, enlèvement, agression, ce qu’il n’y a pas dans l’empreinte qui procède par apport de matière.[1] Ce rapport à la matière nous invite à considérer la nature de la trace et de l’empreinte : l’acte de mémoire est-il fortuit (mémoire éruption) ou le fruit d’un effort de remémoration (mémoire reconstruction) ? Dans l’un et l’autre cas, on pourra envisager la relation entre les trois termes sous l’angle de l’ omission, de l’oubli ou au contraire de l’exhaustivité. Si dans les deux cas (trace et empreinte) le corps est engagé, on pourra aborder la mémoire et son rapport à la blessure, à la douleur : l’œuvre commise est-elle réparation, suture, ou au contraire simple cicatrice, stigmate d’un vécu douloureux ? En d’autres termes quelle est la fonction de cette trace ou de cette empreinte ? L’empreinte proche de l’impression nous amène aussi à envisager les relations entre perception et sensation, car la mémoire, qu’elle soit individuelle ou collective, qu’elle participe d’une reconstruction ou d’un phénomène d’éruption est une forme de perception impressionniste : elle partage avec l’impressionnisme un mode de fonctionnement par association d’idées et sélection. La mémoire est un mixte de sensations et d’images dont le lien se fait par similitude ou contiguïté, ainsi un souvenir en appelle un autre de même qu’un point d’un tableau impressionniste n’est jamais lisible indépendamment des autres.

Un des objectifs de ce colloque sera de repenser le lien entre la mémoire et ses différentes formes d’expression : La mémoire s’exprime de manière privilégiée dans les œuvres introspectives et intimistes telles que le mémoire, genre littéraire de l’entre-deux à la croisée des annales, du journal intime et de l’autobiographie qu’il conviendra de redéfinir. Mais la fiction peut tout aussi bien se faire vecteur de mémoire lorsqu’il s’agit d’évoquer des événements marquant de l’Histoire ou la mémoire d’une personnalité en particulier. Il s’agit alors pour l’écrivain de faire œuvre de mémoire, de laisser une trace pour ceux qui n’en sont pas/ plus capables, ou de laisser une trace de textes/ d’œuvres antérieures. A cet égard des contributions sur la reprise d’œuvres canoniques, la façon dont les textes gardent la mémoire d’autres textes et toute autre forme d’intertextualité seront bienvenues.

Enfin un dernier axe pourra être envisagé, celui de l’exploration du lien entre Mémoire et espace puisqu’il n’est point de mémoire collective qui ne se déroule dans un cadre spatial (Halbwachs). On pourra dans ce cadre évoquer le monument artistique ; littéraire ou réel et explorer les liens entre architecture et texte. L’œuvre de commémoration de quelque nature qu’elle soit est tenue de construire et de perpétuer une mémoire – à commencer peut-être par la sienne propre – selon le postulat que les ouvrages célèbres des grands auteurs sont des monuments plus durables que le marbre. En cela la trace et le monument s’opposent, puisque l’une résulte d’une déformation, d’une rupture, d’un dépôt toujours susceptible d’être effacé, tandis que l’autre signifie sa présence de manière massive et dans sa matérialité pleine : la trace est de l’ordre du résidu involontaire nous dit Jean-Luc Martine[2], ce qui n’est pas le cas du monument qui fige la présence dans une forme d’éternité. Il conviendra donc de dépasser l’opposition monument/trace pour voir comment la Mémoire s’incarne dans certains lieux privilégiés (on pense au mausolée, à l’épitaphe, au monument funéraire, à certains sites historiques préservés et à tout type de monument destiné à honorer la mémoire de certains événements, groupes sociaux ou personnalités marquants).

Il s’agira donc de s’intéresser aux diverses formes d’expression littéraires, sociologiques, philosophiques et artistiques de la mémoire, qu’elle soit collective, familiale ou individuelle dans les cultures anglosaxonnes et hispaniques. Langues du colloque , l’anglais, l’espagnol et le français.

Les propositions de communication (environ 300 mots) accompagnées d’une courte notice bio-bibliographique sont à transmettre par voie électronique pour le 31 mai 2017 aux organisatrices.

Elisabeth Bouzonviller (elisabeth.bouzonviller@univ-st-etienne.fr)

Floriane Reviron-Piégay (floriane.reviron.piegay@univ-st-etienne.fr)

Emmanuelle Souvignet (emmanuelle.souvignet@univ-st-etienne.fr)

CELEC Centre D’Études sur les Littératures Etrangères et Comparées EA 3069, Université Jean Monnet, Saint-Etienne, France.

 

[1] Voir Jacques Clauzel et Pierre Dhainaut, « L’Autre qui est l’hôte : regards sur une collaboration », Choses tues : le trait, la trace, l’empreinte, éd. Marie Jocqueviel-Bourjea, Montpellier : Presses Universitaires de la Méditerranée, 2004, p. 120.

[2] « Le Monument ou le tombeau du sens : les idées de monument et de trace dans le discours des dictionnaires de Richelet à l’Encyclopédie. », Le Monument, la trace, éd. Yinsu Vizcarra, Caen : PU de Caen, 2008, 21.

[3] « L’Autre qui est l’hôte : regards sur une collaboration », Jacques Clauzel, Pierre Dhainaut, Choses tues : le trait, la trace, l’empreinte, éd. Marie Jocqueviel-Bourjea, Montpellier : Presses Universitaires de la Méditerranée, 2004, p. 120.

[4] « Le Monument ou le tombeau du sens : les idées de monument et de trace dans le discours des dictionnaires de Richelet à l’Encyclopédie. », Le Monument, la trace, éd. Yinsu Vizcarra, Caen : PU de Caen, 2008, 21.

Renaissance Society of America

Submitted by ccarlin on 7 May 2017 - 1:55pm
RSA 2018 New Orleans Hilton New Orleans Riverside, 22–24 March 2018

Conference hashtag: #RenSA18

Proposals due June 7, 2017.

The Program Committee for the 64th Annual Meeting of the Renaissance Society of America invites submissions for individual papers or sessions on any aspect of Renaissance studies (1300–1700). At our conference we aim to foster an environment of inclusion, collaboration, and academic freedom. Because the RSA is a multidisciplinary society we especially welcome submissions that cross traditional disciplinary boundaries, as well as those that spotlight scholarship that is discipline specific.

Sessions sponsored by our Associate Organizations and Discipline Representatives will make up part of the program. The rest will consist of sessions and individual papers proposed by RSA members and other scholars and selected by our Program Committee. You do not need to be an RSA member to submit a proposal or be included in a proposal, but if your session is accepted you must become a member for the year 2018.

The RSA Annual Meeting in New Orleans will be a large conference with more than forty sessions meeting concurrently. Please note that the Program Committee will not be able to accept every submission. Therefore, proposing a session or a paper indicates your firm commitment to attend. To take a slot and then later withdraw is discourteous to colleagues who would have liked to present a paper.

Discipline Representatives are authorized to submit up to five sessions, which may be linked or not. Associate Organizations are allotted up to three sessions (linked or not). Any additional sessions proposed by Discipline Representatives or Associate Organizations will be vetted by the Program Committee. Other Organizers may also propose up to three sessions (linked or not). However, please note that sessions organized in honor or in memory of an individual scholar are limited to no more than two.

Proposals for roundtables are also welcome but these should be stand-alone sessions in terms of their content. Roundtables that involve recapping the content of other sessions are not likely to be accepted, because they take up valuable space in the program that could be used to present other research.

The Program Committee welcomes sessions that present the scholarship of members at various stages of their careers. Each session must include at least one speaker who has received the PhD or other terminal degree. Graduate student speakers must be in candidacy or the equivalent for their program; that is, they must be advanced students who have completed coursework, examinations, and much of their dissertation research, and expect to defend their dissertations in 2018 or 2019. They must speak on topics directly related to their dissertation research, rather than presenting term papers.

In order to avoid scheduling conflicts, participants may not give more than one paper, be a discussant in more than one roundtable, or be a respondent in more than one session. A participant may chair up to two sessions.

The submissions website will open in mid-May, and the deadline for submissions will be Wednesday, 7 June 2017, at 11:59 p.m. (Eastern Daylight Time). Travel Grant applications for those coming from outside North America are also due on June 7. Acceptance decisions will be communicated to submitters in mid-August. For more information regarding submissions, see our Submission Guidelines page.

http://www.rsa.org/general/custom.asp?page=2018NOLA

Appel à contribution: Mondes (im)possibles

Submitted by ccarlin on 24 April 2017 - 3:16pm

Revue de Philologie et de Communication interculturelle

ISSN 2558-8478

ISSN-L 2558-8478

Sortie prévue décembre 2017

Numéro coordonné par Adela Livia Catana et Daniela Mirea

La Revue de Philologie et de Communication interculturelle lance un appel à contribution pour son 3eme numéro intitulé  Mondes (im)possibles. Le comité de rédaction  invite tous les chercheurs intéressés par le sujet à envoyer leurs propositions aux responsables de ce numéro à paraître au mois de décembre 2017.  Plusieurs axes de recherche sont envisagés :

Fictions et mondes possibles

Utopies, dystopies, eutopies

Mondes contrefactuels

Mondes parallèles

Sémantique des mondes possibles

Existant et non-existant

Le statut ontologique du non–existant

Rêve et réalité

Les contes de fées

Science-fiction et fantasy

Ces axes ne sont pas exclusifs, toutes les contributions traitant le sujet proposé seront bienvenues.

La rubrique Varia publie des articles hors-thème dans le domaine des Lettres, de la Communication interculturelle, de la Didactique des Langues.  Les approches interdisciplinaires sont encouragées.

 

Modalités de soumission

Les contributions, inédites et rédigées en français, anglais et roumain, sont à envoyer conjointement avant le 1er novembre  2017, accompagnées d’une brève notice bio-bibliographique et du laboratoire d’affiliation de l’auteur (e) à :

Adela Catana, adela.catana@yahoo.com

Daniela Mirea, daniela_mirea@yahoo.com

Le résumé de l’article sera rédigé en anglais et sera accompagné de cinq mots-clefs.

Les articles feront l’objet d’une évaluation à double insu par des pairs.

Les auteurs sont censés suivre le protocole de rédaction consultable à l’adresse :

http://www.llcs.journal.mta.ro

Appel à communications: Pratiques artistiques et littéraires des architectures et décors fictifs de l’Antiquité au XVIIIe siècle : entre fiction, illusion et réalité

Submitted by ccarlin on 24 April 2017 - 3:12pm

Colloque international sur Pratiques artistiques et littéraires des architectures et décors fictifs de l’Antiquité au XVIIIe siècle : entre fiction, illusion et réalité, MMSH Aix-en-Provence

Jeudi 1er, vendredi 2 et samedi 3 février 2018

Propositions: 10 juillet 2017

Ce colloque s’inscrit dans le prolongement du programme sur le phénomène littéraire et artistique des architectures fictives lancé par R. Robert et G. Herbert de la Portbarré-Viard en 2012 dans le cadre d’une collaboration entre le CPAF/ TDMAM (Centre Paul-Albert Février-Textes et Documents de la Méditerranée Antique et Médiévale) et l’IRAA (Institut de Recherche sur l’Architecture Antique. Ce programme a déjà donné lieu à l’organisation d’une journée d’études sur la « délimitation du concept d’architecture fictive » en février 2013 à la MMSH ; à un colloque international « Les architectures fictives. Écriture et architecture de l’Antiquité à nos jours » organisé par l’EA 4593 CLARE et l’UMR 7297 (CPAF / TDMAM), à l’Université Bordeaux-Montaigne en octobre 2014. L’objet de nos études, il faut le rappeler, est la façon dont les architectures et les décors fictifs qu’ils soient imaginaires (c’est-à-dire issus de l’imagination de l’artiste ou de l’écrivain) et / ou fictionnels (c’est-à-dire enchâssés dans une trame narrative), dans tous les cas, introduisent une structure architecturale ou un décor dans un espace qui n’est pas le sien à l’origine, tout en imitant ou reproduisant ses caractéristiques à l’aide d’un autre langage : les arts décoratifs avec des couleurs, des lignes et des reliefs, les genres littéraires avec des mots.

En liaison avec ce programme une journée d’études « Fragments d’un discours architectural : l’architecture dans la littérature du 1er siècle av. J.-C », a été organisée le vendredi 29 avril 2016 par C. Durvye (IRAA) et G. Herbert de la Portbarré-Viard (CPAF / TDMAM). Ces diverses manifestations ont bien montré l’extrême fécondité de ce champ de recherche dans les textes, de l’Antiquité à nos jours. Dans une perspective différente de celle de l’étude des rapports entre littérature et architecture, menée par d’autres équipes, il envisage la particularité des architectures et décors fictifs en tant que phénomène et pratique autonomes dans l’histoire des arts en général, qui ont leurs codes propres, bien qu’ils entretiennent des liens étroits avec le contexte historique, politique et social de chaque époque. Au cœur de la pratique artistique et / ou littéraire des architectures et décors fictifs se trouve en effet une poétique singulière qui fait du texte ou de l’objet un microcosme. Pour ce faire, cette poétique se fonde sur la rencontre de codes linguistiques, littéraires et artistiques, soutenue par un exercice complexe de l’imagination. 

Le colloque de 2018, Pratiques artistiques et littéraires des architectures et décors fictifs de l’Antiquité au XVIIIe siècle : entre fiction, illusion et réalité, a pour ambition d’aborder un aspect qui n’a été qu’effleuré lors des précédentes manifestations : les rapports pour une époque donnée, entre architectures et décors fictifs littéraires, architectures et décors fictifs artistiques et la réalité. Les rapports entre les deux premiers termes ne sont pas toujours faciles à établir, mais cela même appelle la réflexion. On pourra en effet s’interroger sur les conditions qui permettent l’établissement de liens de ce genre et à quels moments ils apparaissent plus spécifiquement dans l’histoire de la littérature et des arts, mais aussi l’histoire tout court.

Il nous semble en effet intéressant de confronter les architectures et décors fictifs artistiques, qu’ils soient faits de pierre, mosaïque, stuc, ivoires, bois, tissus ou structures végétales(…) et qu’ils prennent la forme de sculpture, relief, peinture, dessin, enluminure ou gravure(…), avec les architectures et décors fictifs littéraires dans leur diversité générique (les différents genres poétiques, le roman, le théâtre, le genre épistolaire, mais aussi les textes théoriques, théologiques, philosophiques et même historiques) et avec le réel. Les communications proposées conduiront à envisager par exemple, à travers l’étude des pratiques artistiques et littéraires des architectures fictives, les va-et-vient entre réalité et fiction, qui peuvent se nourrir mutuellement, voire faire « voler en éclat » les limites qui les séparent. Elles pourront également aborder les jeux de miroir et d'illusions entre œuvres artistiques et œuvres littéraires (par exemple entre les peintures ou dessins d'architectures / et les descriptions de ruines ; entre décors en trompe-l'œil et descriptions de ces décors et jeux d'illusions, ou discours critique à leur égard). Pourront être entre autres étudiés des textes théoriques qui prennent pour objet des architectures et décors fictifs et leur rapport au réel. Seront également bienvenues des communications qui étudieraient les caractéristiques et phénomènes lexicaux et linguistiques liées aux descriptions d’architectures et décors fictifs pour les différentes périodes concernées.

Nous espérons vivement, mais non exclusivement, la participation de spécialistes de grec classique hellénistique et tardif, de latin tardif, de médio-latin, de néolatin, de langue du Moyen Ȃge, de spécialistes des XVIIe et XVIIIe siècles, et aussi des historiens de l’art de ces périodes, très peu présents lors des différentes manifestations organisées précédemment. Cette prise en compte, élargie et plus équilibrée, d’un point de vue diachronique et linguistique, permettra en effet la mise en place d’une perspective, à la fois plus riche, plus large, et plus nuancée sur les pratiques littéraires et artistiques des architectures fictives.

Nous attendons vos propositions de communication avec un titre provisoire le plus vite possible, et avant le 10 juillet 2017 avec un titre définitif et un bref résumé. Le programme sera ensuite finalisé et vous sera communiqué courant septembre.

En attendant avec impatience vos propositions, nous vous adressons nos salutations les plus cordiales,

P. Duarte, C. Durvye, G. Herbert de la Portbarré-Viard et R. Robert

Les propositions de communications devront être envoyées conjointement à Pedro Duarte (pedro.duarte@univ-amu.fr), Cécile Durvye (durvye@mmsh.univ-aix.fr), G. Herbert de la Portbarré-Viard (gaelle.viard@dbmail.com), Renaud Robert (renaud.robert@u-bordeaux3.fr).

https://www.cpaf.cnrs.fr

 

 

 

CFP: "Le bruit des femmes" -- Women in French 2018

Submitted by ccarlin on 14 April 2017 - 12:53pm

February 8-10, 2018

Proposals August 1, 2018

International Conference 

The Winthrop-King Institute, Florida State University, Tallahassee, Florida

Keynote Speaker: Elizabeth McAlister (Wesleyan University)

Organizers: Aimée Boutin (FSU), Reinier Leushuis (FSU), Martin Munro (FSU), Virginia Osborn (FSU), Anaïs Nony (FSU), Silvia Valisa (FSU)

Women talk too much, their talk is idle gossip or just plain dangerous. Conversely, women have not talked loud enough, their interventions in discourse have been condemned or erased, and there are still disciplines and contexts devoid of female voices. Feminist and feminist scholarship has strived to turn up the volume on the silence surrounding past generations of women’s experiences, stories, and artistic achievements. To listen to women and to speak as a woman can become a political act. Hence Eugénie Niboyet's choice of the title La Voix des femmes for the first daily feminist newspaper in France. The proliferation of academic titles that use the metaphor of voice specifically in relation to women's enfranchisement to mean "speaking out" and "breaking the silence" is evidence that women are nothing if no(t) voice. …

 

In The Laugh of the Medusa, Hélène Cixous struck a chord when she appropriated the metaphor of voice to state powerfully that “Women should break out of the snare of silence… Listen to a woman speak at a public gathering (if she hasn’t painfully lost her wind). She doesn’t ‘speak,’… all of her passes into her voice…” But is the voice necessarily the source of authenticity and affirmation these terms assume? What is meant by voicing as a metaphor for self-expression? How does it relate to making noise or silence, and to other sounds and forms of sensory expressions?

 

This 9th international Women in French conference seeks to explore how women's voices have been heard, conceived, and represented in French and Francophone literatures. In so doing, participants are encouraged to think about vocality and noise in all their reverberations in relation to the following terms:

 

Noise and silence

Silencing and the politics of speech

Political voices, women’s rights

Cultures of silence and women’s issues

Orality/Aurality

Listening practices

Storytelling and oral traditions

Narrative voices

Gossip and rumors

Print vs oral cultures

Oral imaginary

Voice, gender, and sexuality

Voice, race, colonialism

Voice and spirituality

Music, bruitage

Oral performance, oration

Sound ecologies

Sonic Arts

Sound technologies

Soundscapes

Digital sound

Voice, body, and the 5 senses

 

The conference also supports the One Book, One WIF selection for 2017-2018 and will include a panel on Camille en octobre by Mireille Best (1943-2005) and a public reading of her novel. Launched jointly in 2016 by WIF-North America and WIF-UK, the One Book initiative seeks to foster international collaboration by the members of and participants in the two organizations and conferences with the goal of drawing scholarly attention to the work of lesser-known Francophone women writers.

 

We invite 250 word proposals for panels and papers in French or English on the theme “Women and Sound.” Proposals should be accompanied by a short biography. Please submit proposals by August 1, 2017 via the online submission portal .

 

For more information about the conference, please contact:

The Winthrop-King Institute

Department of Modern Languages and Linguistics

Florida State University

Tallahassee, Florida 32306-1540

Telephone 850.644.7636

Fax 850.644.9917

E-mail icffs@mailer.fsu.edu

Website www.winthropking.fsu.edu

 

Appel à textes : Regards sur l’âme en Nouvelle-France Histoire des spiritualités individuelles et collectives en espace colonial

Submitted by ccarlin on 10 April 2017 - 8:25pm

Propositions: avant le 30 juin 2017

Si les travaux incontournables d’Henri Brémond ou de Michel de Certeau ont fait la belle part aux émotions mystiques du XVIIe siècle français, force est de constater que le territoire de la Nouvelle-France fait office de parent pauvre pour le même genre d’enquête. Malgré les études pionnières de Guy-Marie Oury, depuis les dernières années, les historiens ont peu investi le champ de l’histoire de la spiritualité en contexte colonial. Sans toutefois passer sous silence les importants chantiers consacrés aux parcours spirituels d’individus exemplaires, il nous apparaît qu’il reste à écrire une histoire des mouvements singuliers et pluriels de l’âme, parfois encadrée par l’institution ecclésiale, parfois soumise à de nouvelles conditions d’expérience du monde et de l’altérité.

 

Le colloque international “Âme d’une communauté, communauté d’âmes”, organisé par le Collectif d’Anthropologie et d’Histoire du Spirituel sous l’Ancien Régime (CAHSA) à Montréal en octobre 2016 (http://cahsanet.org/fr/evenements/colloque-2016-programme/), a permis l’amorce d'une réflexion riche et prometteuse sur la notion de spirituel. Des travaux et des discussions a émergé une définition du spirituel comme une expérience sensible de la spiritualité, c’est-à-dire une expérience individuelle de la foi qui parfois complète et parfois s’oppose aux courants de spiritualité institutionnalisés. Souhaitant poursuivre et approfondir ce travail, le CAHSA sollicite des propositions de textes pour un ouvrage en français, résolument pluridisciplinaire, dédié à l’examen des expériences spirituelles individuelles et collectives en Nouvelle-France, de la fondation de Québec jusqu’à la Conquête.

 

Par sa dimension coloniale, la Nouvelle-France offre un laboratoire d’expérimentation adapté à l’étude de la notion de spirituel. Dans ce territoire où elle souhaite établir un catholicisme tridentin débarrassé des hésitations métropolitaines, l’Église doit toutefois composer avec les initiatives missionnaires, la rencontre de l’altérité amérindienne, mais aussi les courants mystiques qui donnent notamment naissance à l’expérience de Ville-Marie. Le spirituel apparaît alors comme un fil conducteur qui permet de relier entre eux ces aspects du monde religieux qui, entre permanence institutionnelle et innovation spirituelle, se nourrissent et/ou s’opposent.

Nous invitons ainsi les spécialistes de différentes disciplines (histoire, littérature, histoire de l’art, théologie, anthropologie, etc.)  à soumettre une proposition de texte, en inscrivant leur réflexion dans un ou plusieurs des trois thèmes suivants :

 

1) La direction spirituelle et l’encadrement des discours sur l’âme

La confrontation physique à des lieux inconnus et parfois inhospitaliers est susceptible de faire émerger de nouvelles cartographies de l’âme ; ainsi est-il possible que face à une extériorité autre, l’intériorité se soit modelée de nouvelles manières. Or, ces territoires intérieurs inexplorés appellent aussi au resserrement de la direction spirituelle et à l’encadrement des discours sur l’âme. Comment s’établit la relation directeur/dirigé(e) dans ce contexte spécifique ? Comment la réalité coloniale teinte-t-elle la production de leurs échanges et détermine-t-elle les conditions de leur réception ? Car ces activités ont laissé des traces matérielles (patrimoine lettré et artistique) et immatérielles (tradition orale des communautés religieuses, iconographie mystique, etc.). Par exemple, qu’ont de novateur ou de conforme, en rapport à une tradition européenne des écrits et des traités de spiritualité, des productions du contexte missionnaire telles que le Manuscrit de 1652 colligé par Paul Ragueneau ou le Affectus amantis Christum Iesum de Pierre Chastellain ?

 

2) La diffusion et la publicité de l’expérience spirituelle

La communication des choses du cœur est une des conditions essentielles au succès du projet colonial en ce qu’elle suscite tant des vocations que des donations. Cet axe de la publicité des mouvements de l’âme reprend la dialectique extérieur/intérieur ou révélé/secret. Ainsi, il autorise l’examen de divers cas où l’expérience individuelle serait mise, ou non, au service du collectif. On peut penser à la publication posthume de la vie de Catherine de Saint-Augustin comme outil d’édification pour les communautés religieuses de Québec. Cet axe ouvre également à la question de l’intimité de l’expérience spirituelle et de sa récupération par la collectivité, notamment à travers l’observation de la circulation des confidences parmi un groupe plus ou moins restreint. Inversement, la publicité de la vie intérieure concourt à la construction identitaire d’une communauté dans le partage et la réappropriation des expériences individuelles.

 

3) La parenté comme lieu de transmission et de composition de l’expérience spirituelle

Ainsi, la circulation des savoirs sur les choses secrètes de l’âme peut être vecteur de liens entre les individus, voire entre les communautés. Il se dessine, dans ces assises cachées sur lesquelles s’érige le projet colonial, le thème de la parenté spirituelle. Il permet d’interroger, notamment, comment s’articulent les rapports du coeur (individuel) et du choeur (collectif) des croyants. Cet axe permet également de questionner les affiliations entre les individus ou de prendre en compte la nature de leurs relations aux différentes communautés (religieuses, d’Amérindiens convertis ou non, de colons, etc), des deux côtés de l’Atlantique. Plus largement, quelles sont les conditions d’appartenance à une famille, biologique et/ou spirituelle ? Comment se tissent ou se maintiennent les liens de parenté par lesquels se transmet l’expérience spirituelle ?

 

Les propositions de texte d’un maximum de 500 mots sont à envoyer, accompagnées d’une brève présentation biographique, à l’adresse groupecahsa@gmail.com avant le 30 juin 2017 pour évaluation par le comité scientifique du CAHSA.

 

Comité scientifique :

Joy Palacios

Emmanuelle Friant

Ariane Généreux

Claire Garnier

Site Internet : http://www.cahsanet.org

 

Appel à communications: L’histoire de l’édition juridique (XVIe – XXIe siècle). Un état des lieux

Submitted by ccarlin on 8 April 2017 - 10:29am

25-26 janvier 2018

Université de Paris Nanterre et Ecole normale supérieure, Jourdan

Les personnes souhaitant proposer une communication doivent envoyer leur proposition d’environ 2500 signes espaces compris, avec un titre et précisant les sources qui seront utilisées, avec une courte biobibliographie, avant le 31 mai 2017, aux adresses suivantes :

rcarvais@noos.fr et jean-louis.halperin@wanadoo.fr

 

La sélection du comité se fera au mois de juin.

Date limite des réponses : fin mai 2017

Sélection : juin 2017

 

De la naissance de l’imprimerie à la Révolution numérique que nous vivons actuellement, la culture des juristes est avant tout livresque. Et l’on se plaît à reconnaître que le Code civil est sans conteste un point de rupture dans l’histoire de l’édition juridique. Or si l’histoire de l’édition, du livre et de la lecture demeure un champ de recherche attesté, reconnu et fortement référencé depuis les années 1980 - il suffit de citer les noms de Frédéric Barbier, Roger Chartier, Henri-Jean Martin, Jean-Dominique Mellot et de Jean-Yves Mollier et leurs travaux respectifs et fondateurs pour en être persuadé[1] - il faut humblement reconnaître que la recherche sur la production imprimée des livres de droit demeure pour beaucoup sous-estimée et peu développée (voir la bibliographie récente ci-jointe qui non seulement est parcimonieuse et casuistique, mais pointe d’emblée dans ses titres l’espoir de sortir de l’oubli). La prise de conscience pourtant chez les juristes dès le milieu des années 1980 d’un intérêt pour l’enseignement de leur discipline[2], puis pour ceux d’entre eux qui avaient laissé des traces théoriques comme pratiques[3], en métropole, dans les colonies, comme à l’étranger, ne pouvait pas négliger un axe essentiel de la transmission de la pensée juridique : l’étude du livre juridique et de son édition par laquelle il acquiert un statut autonome de relais incontournable du droit.

 

De la place du champ juridique dans le monde de l’édition, nous possédons quelques indications d’importance mais incomplètes. L’évolution des spécificités du droit méritent que l’on s’y attarde : passage du service du roi à celui du public ; structures d’écriture autour de textes maîtres (coutumes, codes) ; organisation hiérarchique des propos ; leur constante mise à jour ; l’absence progressive d’illustrations…

 

Le moment est sans doute venu de réfléchir à un état des lieux de cette question selon les trois axes de la production, de la transmission et de l’utilisation de la littérature juridique :

 

Production de l’imprimé juridique

 

L’auteur pour transformer son manuscrit en un objet imprimé marchand doit passer par un éditeur-libraire-imprimeur qui fabrique le livre. Comment ces deux entités se choisissent-elles ? Quel est le rôle joué par la concurrence ? Les critères sélectifs portent-ils uniquement sur la position professionnelle, le titre de l’auteur ou le catalogue plus ou moins étoffé de l’éditeur, voire sa situation près des lieux d’où est produit et diffusé le droit, comme les cours et tribunaux ou les universités et écoles ? Existe-t-il des stratégies pour constituer un pôle juridique ? Quand naissent les collections juridiques chez les éditeurs ? La production des revues juridiques procède d’un processus particulier autour d’une équipe de professionnels du droit (enseignants et/ou praticiens) en lien avec les éditeurs. La revue juridique nait-elle qu’avec le Code civil ou existe-t-il des prémices de périodiques juridiques auparavant ? Sous l’Ancien Régime, le système du privilège royal et son évolution fait-il apparaître une spécificité quant à la publication des ouvrages de droit ? La contrefaçon de certains titres permet-elle une diffusion plus intense des ouvrages sur le territoire français ou confine-t-elle à faire découvrir des ouvrages interdits frappés d’une certaine censure ? Les auteurs juristes parviennent-ils davantage que les autres à protéger leurs droits ? De plus, la particularité du champ juridique réside précisément dans la distinction de l’édition d’avec la production des autorités (édition institutionnelle) qu’elles soient normatives, professionnelles ou théoriques sur lesquelles il existe des bilans historiographiques assez importants[4]. En effet, diffuser la compilation de la règlementation étatique (ordonnances, édit, lettres patentes) à l’origine par le biais d’auteurs privés se concentre après 1804 dans le cadre d’une édition officielle autonome[5]. Qu’en est-il au niveau local (municipal, départemental, régional) à propos des normes décentralisées ? Dans quelles conditions sont édités les factums ? Ou les ordonnances techniques professionnelles sous couvert d’une communauté de métier ou de son autorité judiciaire ? Les éditions universitaires destinée à l’enseignement et aux professions exercés dans le domaine du droit afin de délivrer une connaissance complète et toujours mise à jour, apparaissent-elles davantage singulières dans le domaine juridique ?

 

Marchandisation du livre et des revues juridiques

 

Si le secteur de l’édition juridique semble au début « étroit mais commercialement attractif », il devient au XIXe siècle dynamique, prospère et se concentre dans les mains de nouvelles dynasties d’éditeurs. Disposons-nous de point de comparaison entre les deux époques en termes économiques, ou à l’égard de l’étranger ? Quel est le coût d’une édition de livre juridique ? Quel est le rôle de la souscription dans l’économie de l’édition juridique ? Des procédés techniques de fabrication et de diffusion ? De quel type de livre s’agit-il ? Les questions du format et de la mise en page des livres juridiques n’ont jamais été traitées dans leur intégralité alors que la glose ou le commentaire se révèle si important dans le champ juridique. Sur le tirage des ouvrages, nous commençons à peine à voir poindre quelques résultats[6]. Le prix des ouvrages et des abonnements de revues figurent dans les catalogues des libraires[7] et pourraient être appréciés avec le temps à l’occasion de ventes aux enchères[8] ou lors de l’évaluation des bibliothèques par les experts commandités lors du décès du collectionneur. Quelles publicités pour vendre et faire vendre les livres de droit ? Et à qui  sont-elles précisément destinées? Dans les livres eux-mêmes et les revues, il est d’usage que l’éditeur inclut son propre catalogue, en particulier semble-t-il pour la littérature grand public ou les collections dites « populaires », mais va-t-il au-delà en proposant des varia où figurent des « grands » ouvrages de droit comme le Cours de droit civil d’Aubry et Rau en 5 vol. in-8°. En dehors des gens du droit, d’autres professions sont intéressées à leur cadre juridique, voire le public des citoyens dans sa globalité. Comment s’organise la diffusion des livres de droit ? Par le biais des librairies spécialisés, par la prescription des professeurs, par le biais des bibliothèques et des prêts de livres… Comment les librairies juridiques s’associent-elles avec d’autres librairies concurrentes ?

Certaines questions demeurent des angles morts de la recherche : le nombre de livres achetés, le nombre de livres lus et utilisés réellement (usages de la pratique). Qu’est-ce qui justifie la réédition d’un ouvrage ? La multiplication des éditions successives (officielles ou contrefaites) d’un ouvrage indique-t-elle son importante diffusion et son caractère indispensable ? L’étude des filiations des ouvrages par le repérage des copies et emprunts constitue un enjeu difficile et contraignant mais prometteur. La transmission des ouvrages par l’achat en librairie, n’exclut celle entre particulier dans le cadre du marché officiel de l’occasion ou via les ventes aux enchères. Les traductions des œuvres majeures ou celles qui sont perçues comme telles à l’étranger permettent-elles de définir la renommée ? Mais, au-delà de cette question, sur quoi débouche l’usage de ce mode communicationnel de transfert culturel du savoir juridique : une culture populaire ou savante du droit, une stratégie de greffe d’un système juridique innovant étranger, une volonté d’harmoniser des pratiques culturelles différentes[9] ? Dans ce cadre des parentés des ouvrages entre eux, il serait novateur de mettre au jour la stratégie de réseaux des élèves à l’égard de leur maîtres quant à l’édition de livres suiveurs, ou comment l’on peut tracer, dans l’édition, les écoles de la pensée juridique ?

 

Utilisation de la littérature juridique

 

A propos du lectorat des ouvrages juridiques, on s’aperçoit qu’un fonds de livres de droit se trouve dans le patrimoine de chefs de famille appartenant à d’autres mondes que ceux de la robe. Il conviendrait de mesurer autant la part du droit chez les juristes par rapport aux livres des autres secteurs de l’édition que la part du droit chez les non juristes et de vérifier l’hypothèse d’une diffusion du droit plus large dans la société au XIXe s. La difficulté réside dans les sources et témoignages que nous pourrions recueillir pour entreprendre une telle recherche. Quel rôle jouent les bibliothèques publiques et privées dans l’édition juridique ? Ou plus précisément quelle est la fréquence de consultation des livres et revues juridiques en bibliothèques ? Dans celle généraliste (comme la BnF) comme dans celle spécialisée (comme à Cujas) ? Sur ce thème peu d’informations ne nous sont parvenues. Peut-être faudrait-il interroger les bibliothèques pour savoir si des sources internes à ces établissements nous permettraient une telle mesure ? Un autre critère de relais de l’usage des livres ou des articles pourrait être la mesure de leur réception à travers la critique, via les comptes rendus. Plus simplement, les genres des ouvrages, les contenus et classements des catalogues et répertoires bibliographiques où apparaissent les différentes branches, disciplines ou sous-disciplines du droit, peuvent guider l’analyse des usages. Ainsi, les cours, manuels, traités etc. sont utilisés principalement pour l’enseignement du droit, alors que les essais, pamphlets, théories, thèses, mélanges, ouvrages collectifs d’études nourrissent la réflexion des juristes ; les périodiques : journaux, bulletins et revues juridiques comme publication contenant des types d’exercices spécifiques : le commentaire de jurisprudence et le cas pratique, donnent la volonté de suivre, de critiquer et de mettre à jour la connaissance, alors que les formulaires, styles, guides professionnels, ouvrages pratiques par définition auxquels on peut joindre une pléthore de dictionnaires, encyclopédies, répertoires, sources annotés (code, coutume, etc.), œuvre collective, alimentent la pratique quotidienne des professions juridiques et la référence à un savoir permanent.

 

Sources à mobiliser :

Les archives des maisons d’édition quand elles existent, mais aussi pour l’Ancien Régime celle de la Chambre syndicale de la libraire et imprimerie de Paris (BnF, Ms fr. 21813-22060). Il ne faut pas oublier les sources privées des auteurs comme des éditeurs qui pour la période contemporaine pourraient se trouver déposées à l’IMEC (correspondances, inventaires après décès, etc.). Les sources imprimées à partir du XIXe s. sont de plusieurs ordres : Les répertoires bibliographiques, les catalogues de libraire-éditeur, de bibliothèques spécialisées, de ventes aux enchères.

Les bibliographies juridiques (et les bibliothèques) : les sources (coutumier, code), les ouvrages (cours, manuel, précis, traité, résumé de répétition écrite, leçon, conférence d’ordonnances, de coutumes, explications, thèse, mémoire, essai, études en l’honneur de, mélanges, œuvres), les formulaires (styles, principes, questions et réponses, règles) les collections (recueils, dictionnaire, questions), les revues (journal, bulletin, actualités, cahiers, gazette, semaine), etc.

 

Le but du colloque est avant tout de lancer un chantier, et non de recueillir des études prosopographiques sur tel ou tel éditeur, ni des études monographiques, ni bien sûr non plus de faire des analyses juridiques sur le fond, mais d’étudier les particularités de l’édition juridique - si tant est qu’elles soient mises au jour - en elles-mêmes ou par rapport à l’édition d’autre secteurs. Notre propos sera principalement centré sur la France, même si nous ne nous refusons pas de l’ouvrir aux pratiques étrangères, notamment par le biais de la traduction. Nous avons ainsi dressé une liste des pistes qui mériteraient d’être explorées et qui pourraient susciter des propositions de communications.

 

1/- Quelles sources solliciter et quelles méthodes à suivre ?

Quelle histoire s’agit-il de faire et à partir de quelles sources d’archives repérables et consultables ? Les archives éditoriales étant plutôt rares, les bibliothèques sont assurément des lieux d’exploitation (catalogues d’entrée, fréquentation, récurrence des emprunts d’ouvrage, …), mais également les catalogues d’éditeurs, comme ceux des libraires d’occasion spécialisées ou encore ceux des ventes publiques aux enchères de livres (avec si possibles les cotes atteintes. Les institutions régulant la création du livre des permissions d’imprimer (privilèges) aux dépôt légal, en passant par les périodes de censure (mise à l’index) ou les institutions subventionnant le financement des publications. A partir de quelles sources dresser des statistiques sur le livre juridique ? Les archives publiques certes mais aussi les archives privées sont à repérer et à inventorier. La lecture sur le site du SNE de la mesure économique du « secteur » juridique prouve-t-il l’existence d’un tel domaine spécialisé : « En 2013, le droit poursuit sa croissance avec + 5,0% en valeur et + 2,0% en volume. »

 

2/- Les acteurs de l’édition : juristes ou professionnels du monde du livre ?

Des copistes religieux aux imprimeurs-libraires laïcs, l’éditeur s’établit comme un acteur déterminant face aux auteurs depuis la création de l’imprimerie. Quel part les professionnels du droit qu’ils soient eux-mêmes auteurs ou créateurs-associés d’une maison d’édition spécialisée, ont-ils pris dans la construction du monde de l’édition juridique. Dans le cadre de la mondialisation contemporaine, n’assiste – t – on pas à une raréfaction de leur diversité ? Les auteurs sollicités ou proposant leur travaux à publication sur des sujets juridiques sont-ils tous des juristes ? Et si la plupart le sont quels sont leur formation et leur profession précise : monde judiciaire ou universitaire. Les libraires, qui occupent avant la Révolution une position déterminante dans le secteur de l’édition, la conservent-ils par la suite ? Quand se détachent-ils de la production du livre pour n’en être que les relais commerciaux, indépendants ou pas d’ailleurs des maisons éditoriales ? Acquièrent-ils un intérêt pour la recherche et la revente des ouvrages ou revues juridiques patrimoniaux ?

 

3/- Les publics et usages des livres et des revues juridiques :

Quels sont les lecteurs des livres de droit ? Les universitaires, les membres des professions juridiques, le monde politique mais aussi un public non spécialisé. La vie professionnelle, mais aussi certains moments de la vie tout simplement, viennent à être régulés par le droit. Dans ces périodes, la culture juridique parvient à être débattue, voire prise en main par des personnes concernées sans qu’elles soient de formation juridique. La littérature qui en ressort peut se révéler aussi pointue que n’importe quel traité de droit. Au XIXe siècle, souvent les revues professionnelles (médicales ou architecturales, par exemple) diffusent des savoirs juridiques sous diverse formes (prise de position doctrinale, jurisprudence commentée, cas pratique mais aussi commentaire de réforme législative ou réglementaire) dans des finalités diverses d’information mais aussi de propagande. Dans quelles conditions lit-on des ouvrages ou des revues juridiques ? Pour apprendre, prendre position dans une contestation, argumenter un raisonnement (voire une plaidoirie) mais aussi  construire une théorie nouvelle. Où lit-on ce genre d’ouvrages ? En bibliothèques (générales, spécialisée comme la bibliothèque Cujas, voire les bibliothèques hyperspécialisées des départements universitaires), à son bureau (cabinet, étude ou laboratoire de recherche), chez soi (dans son cabinet de curiosité). Comment se constituent les fonds des grandes bibliothèques de droit en France comme à l’étranger qui doivent assurer la contradiction de conserver et de renouveler ou mettre à jour ? A-t-on lus du droit sous le manteau dans le cadre de censure politique ? Quand les livres de droit deviennent-ils des objets patrimoniaux ? Les ouvrages ou revues juridiques se prêtent-ils ? 

 

4/- Le livre juridique : objet commercial et/ou intellectuel ?

Les stratégies éditoriales sont plurielles : obtenir des chiffres de vente suffisants sur les grands classiques et les supports de cours universitaires pour se donner la possibilité de créer des collections nouvelles et originale de jeunes auteurs. Sur quels critères s’opère le choix des éditeurs ? Comités de lecture - comment d’ailleurs sont-ils composés et comment fonctionnent-ils ? -, réseaux d’influence (politiques, financiers), renommée ou fonction de l’auteur. Comment l’aspect savant des ouvrages juridiques (livres, revues) et par conséquent volumineux et donc couteux sur le plan commercial, parvient-il à se vendre ? Est-ce le phénomène fréquent de « réduction en art » (diffusion d’un état des lieux constamment mis à jour) qui y contribue ou bien d’autres facteurs ? Par ailleurs, au niveau macro-économique, si les chiffres de l’édition semblent assez maitrisables pour le XXe siècle, comment cerner le marché du livre et des revues juridiques sur les périodes antérieures ? Tant en termes de tirage que de vente ? Par ailleurs, sur le plan micro économique, combien coute la fabrication des ouvrages typiquement juridiques comme les in-folio et in-quarto(recueils encyclopédiques, commentaires de coutumes) sous l’Ancien Régime comme les Dictionnaires de droit mis à jour par feuillets dès la fin du XIXe siècle ? L’impérativité de la mise à jour des sources juridiques pour être efficace n’est-elle pas une question récurrente dans le monde du droit et n’a-t-elle pas contribué à développer le secteur des périodiques qui doivent commenter toujours les plus récentes décisions de jurisprudence ? Comment le choix des décisions et celui du commentateur s’opère-t-il ?

 

5/- Les aspects formels (genre et configuration) du texte juridique :

La matérialité du livre juridique est ici interrogée. A l’origine, les principaux textes juridiques édités sont quasiment les codes « sacrés » du droit romain et canon - et plus tard royal - et à ce titre la présentation dans la page conserve quelque peu les habitudes du copiste du Moyen Age au titre de la glose (texte et commentaires tout autour). Cet aspect de « mise en page/mise en texte » devient-il récurrent dans toute la production juridique ? Toujours est-il que l’usage des notes (parfois longues et savantes) rend le texte des pages encore plus dense. De fait, l’utilisation d’incontournables index pourrait être considérée comme une caractéristique du traitement éditorial des textes juridiques (cf. également la structure des articles de revues). De même, il serait intéressant de se pencher sur le rôle des tableaux, des arborescences et des illustrations dans les ouvrages de droit. En apparence peu nombreux, ils peuvent apparaître comme un moyen facile de présenter la structuration de la pensée ou comme des moyens utiles de traitement de cas, exemples d’application du droit. L’ensemble hétéroclite des pratiques et des discours autour du texte - ou « paratexte », selon Gérard Genette - devra être analysé, comme aussi les dédicaces ou les préfaces des ouvrages de droit.

 

6/- La circulation internationale du droit édité : diffusion et traduction

Comment et où le livre de droit circule ? Tout d’abord, en France par le biais des réseaux de librairies certes, mais aussi par le biais affiché de copies encore courantes jusqu’au XIXe siècle. Cependant, sous l’Ancien Régime, violant le privilège délivré par le roi, des auteurs, voire d’autres individus se faisant passer pour des auteurs, contrefont des livres. Ce marché parallèle de la contrefaçon mériterait d’être analysé à une grande échelle.  Quels sont les lieux propices à ce phénomène ? Dans une proportion moindre, les livres censurés méritent eux aussi une analyse. Malgré la récente numérisation fréquente des sources patrimoniales et la multiplication d’édition en ligne de la littérature grise mais aussi de la mise à la disposition rapide à la communauté des chercheurs des publications périodiques, quelle part reste-t-il à l’édition juridique privée ? Enfin, en dehors du territoire national, la littérature juridique s’exporte-t-elle ? En dehors des textes théoriques qui finissent par être traduits à l’occasion de situations des plus diverses (regain d’intérêt pour un sujet, redécouverte de l’auteur, etc.), la traduction du droit étranger en France constitue le support des échanges intellectuels entre juristes. Dans les pays multilingues ou dans les organisations internationales, la traduction juridique structure un plurilinguisme officiel et tente de résoudre nombre de complexités des pratiques des droits entre eux.

 

 

Bibliographie succincte :

 

Audren, Frédéric et Halpérin, Jean-Louis, La culture juridique française. Entre mythes et réalités. Paris, Editions du CNRS, 2013.

 

Barthe, Emmanuel, « Pistes pour une histoire récente de l’édition juridique française », http://www.precisement.org/blog/+Pistes-pour-une-histoire-recente+.html (consulté en ligne le 18 juillet 2016).

 

Baker, John H., ‘English law books and legal publishing’, in Barnard, J. and McKenzie, D.F. (eds.) The Cambridge History of the Book in Britain. Cambridge: Cambridge University Press, 2002, p. 474–503.

 

Barenot, Pierre-Nicolas, Entre théorie et pratique : les recueils de jurisprudence, miroirs de la pensée juridique française (1789 - 1914), thèse de droit sous la direction de Nader Hakim, Université de Bordeaux, 2014.

 

Brissaud, Yves-Bernard, « Pistes pour une histoire de l’édition juridique française sous l’Ancien Régime » in Mellot, Jean-Dominique (dir.) avec la collaboration de Marie-Hélène Tesnière, « Production et usages de l’écrit juridique en France du Moyen-Age à nos jours », Histoire et civilisation du livre. Revues internationale, Droz, I, 2005, p. 34-136.

 

Chambost, Anne-Sophie (dir.), Histoire des manuels de droit. Une histoire de la littérature juridique comme forme du discours universitaire, Paris, LGDJ, lextenso éditions, Coll. Contextes, 2015

 

Chambost, Anne-Sophie (dir.), Les blogs juridiques et la dématérialisation de la doctrine, Paris, LGDJ, lextenso éditions, Coll. Contextes, 2015.

 

Chêne, Christian, « Manuels, traités et autres livres (Période moderne) », in Denis Alland et Stéphane Rials, Dictionnaire de la culture juridique, Paris, Lamy / Puf, 2003, p. 987-990.

 

Dullion, Valérie, avec la collaboration d’Armand Héroguel, Denise Merkle et Reine Meylaerts, « Textes juridiques » in Yves Chevrel, Lieven D’Hulst et Christine Lombez (dir.), Histoire des traductions en langue française. XIXe siècle (1815-1914), Lagrasse, Verdier, 2012, p. 1067-1105.

 

Durelle-Marc, Yann-Arzel, « Publier : donner à la loi sa vigueur (1789-An II) »,  Clio & Themis, VI, 2013.

 

Epron, Quentin, La manière française du droit. Contribution à l’histoire des méthodes juridiques de l’Humanisme aux pré-Lumières, thèse de droit, soutenue en 2006 à l’Université Paris II Panthéon-Assas, sous la direction de Stéphane Rials.

 

Evrard, Sébastien, « Comment s’organisait l’édition juridique dans l’Ancien droit ? Un exemple sous le règne de Louis XVI », La Revue administrative, n° 395, septembre-octobre 2013, p. 17-22.

 

Evrard, Sébastien, Les Tables de la Loi : de l’argile au numérique. La diffusion de la règle de droit à travers les âges, Paris, L’Harmattan, 2014.

 

Evrard, Sébastien, « Un aperçu sur l’édition juridique sous Louis XIV. Autour des chiffres d’impression des ouvrages de droit (1778-1788) »,Mémoires de la Société pour l’Histoire du Droit et des Institutions des anciens pays bourguignons, comtois et romand, 2014, vol. 71, p. 303-332.

 

Evrard, Sébastien, « L’édition juridique et la contrefaçon en Bourgogne sous Louis XVI (1777-1780) », Mémoires de la Société pour l’Histoire du Droit et des Institutions des anciens pays bourguignons, comtois et romand, 2015, vol. 72, p. 225-256.

 

Hage, Julien, Feltrinelli, Maspero, Wagenbach : une nouvelle génération d'éditeurs politiques d'extrême gauche en Europe occidentale. 1955-1982, thèse d'histoire sous la direction de Jean-Yves Mollier, Université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines, décembre 2010.

 

Halpérin, Jean-Louis, « Manuels, traités et autres livres (Période contemporaine) », in Denis Alland et Stéphane Rials, Dictionnaire de la culture juridique, Paris, Lamy / Puf, 2003, p. 990-992.

 

Hayert, Valérie, Mens emblematica et humanisme juridique. Le cas du Pegma cum narationibus philosophisis de Pierre Cousteau (1555), Genève, Droz, 2008.

 

Joly, Jean-Noël, La jurisprudence Dalloz : histoire économique d’une maison d’édition, 1910-1968, Mémoire de maîtrise d’histoire sous la direction de J. Marseille, université de Paris 1, 1992.

 

Joly, Jean-Noël, Dalloz-Sirey (1968-1979) : contribution à l’histoire économique et juridique, Mémoire de DEA d’histoire sous la direction de J. Marseille, 1994.

 

Mellot, Jean-Dominique (dir.) avec la collaboration de Marie-Hélène Tesnière, « Production et usages de l’écrit juridique en France du Moyen-Age à nos jours », Histoire et civilisation du livre. Revues internationale, Droz, I, 2005, p. 2-209.

 

Mellot, Jean-Dominique, « Avant-propos », in Mellot, Jean-Dominique (dir.) avec la collaboration de Marie-Hélène Tesnière, « Production et usages de l’écrit juridique en France du Moyen-Age à nos jours », Histoire et civilisation du livre. Revues internationale, Droz, I, 2005, p. 5-10.

 

Mollier, Jean-Yves, « Editer le droit après la Révolution française » in Mellot, Jean-Dominique (dir.) avec la collaboration de Marie-Hélène Tesnière, « Production et usages de l’écrit juridique en France du Moyen-Age à nos jours », Histoire et civilisation du livre. Revues internationale, Droz, I, 2005, p. 137-147.

 

Nianga, Armelle, Le web 2.0 et l’édition juridique : le droit peut-il se passer d’éditeur ?, Mémoire de Master 2 recherche en droit mention Sociologie du droit et communication juridique.  Université Panthéon – Assas, sous la direction de Nicolas Molfessis et Guillaume Deroubaix, 2009-2010, (Consulté en ligne le 18 juillet 2016 (http://www.lepetitjuriste.fr/wp-content/uploads/2011/04/Le%20web%202.0%20et%20l%2527%25C3%25A9dition%20juridique.pdf )

 

Piotraut, Jean-Luc et Evrard, Sébastien (dir.), Le droit et l’édition. Regards français et étrangers sur les mutations engagées, Paris L’Harmattan, 2016

 

Poux, Jean-Edouard, « La sollicitation et l’obtention d’un privilège à la fin de l’Ancien Régime (1783) : Le Répertoire universel de jurisprudencede J.-N. Guyot », Mémoires de la Société pour l’Histoire du Droit et des Institutions des anciens pays bourguignons, comtois et romand, 2014, vol. 71, p. 333-348.

 

Poux, Jean-Edouard, « L’estampillage de 1777 et le mémoire sur l’état de la librairie en Lorraine »,

Mémoires de la Société pour l’Histoire du Droit et des Institutions des anciens pays bourguignons, comtois et romand, 2015, vol. 72, p. 257-267.

 

Prévost, Xavier, Les premières lois imprimées: étude des actes royaux imprimés de Charles VIII à Henri II (1483 - 1559), sous la direction de Patrick Arabeyre, 2015.

 

Richard, Guillaume, Enseigner le droit public à Paris sous la IIIe République, Paris Dalloz, Nouvelle Bibliothèques de thèse, 2015.

 

Sanchez, Isabelle, Paul Dalloz, un brasseur d’affaires à la fin du XIXe siècle. 1829-1887, Mémoire de maîtrise d’histoire, sous la direction de P. Viguier, Université de Paris X-Nanterre, 1989.

 

Simonin, Anne « L’impression de la loi dans la collection Baudouin : l’invention de la loi législative », Clio & Themis, VI, 2013.

 

Wagner, Olivier-Jean, L’édition juridique à Lyon au XVIe siècle, Mémoire d’études pour le diplôme de conservateur de bibliothèque, sous la direction de Raphaële Mouren, Ecole nationale supérieure des sciences de l’information et des bibliothèques, janvier 2011 (consulté en ligne http://www.enssib.fr/bibliotheque-numerique/documents/49068-l-edition-juridique-a-lyon-au-xvie-siecle.pdf , le 18 juillet 2016).

 

 

Notes : 

 

[1] Jean-Yves Mollier et Patricia Soerl, « L’histoire de l’édition, du livre et de la lecture en France aux XIXe et XXe siècles [Approche bibliographique] », Actes de la recherche en sciences sociales, 1999, p. 39-59. Nous noterons que les enquêtes ont été initiées plus tôt dès les années 1960 avec Lucien Febvre et d’autres auteurs. Voir une version mise à jour à janvier 2016 sur la page du Centre d’histoire culturelle des sociétés contemporaines de l’UVSQ consacré au séminaire de Jean-Yves Mollier sur l’histoire de l’édition :http://www.chcsc.uvsq.fr/centre-d-histoire-culturelle-des-societes-contemporaines/langue-fr/actualites/seminaires/les-programmes-complets/histoire-de-l-edition-du-livre-et-de-la-lecture-en-europe-du-xviii-au-xxi-siecle-2015-2016--362355.kjsp?RH=1321272426373

2 Voir la création en 1984 de la « Société pour l’histoire des facultés de droit et de la culture juridique » et de sa revue (Annales, puis Revue) qui s’est ajouté plus tard dans son titre -– la mission d’étudier « le monde des juristes et du livre juridique ». Voir également Catherine Fillion (dir.), SIPROJURIS : système d’information des professeurs de droit (1804-1950), consultable en ligne : http://siprojuris.symogip.org

3 Patrick Arabeyre, Jean-Louis Halpérin et Jacques Krynen (dir.), Dictionnaire historique des juristes français (XIIe – XXe siècle), Paris, PUF, Coll. Quadrige, Dico Poche, 2eédition 2015 (2007).

4 Garreta Jean-Claude, « Les sources de la législation de l'Ancien Régime. Guide bibliographique », in Etudes en souvenir de Georges Chevrier, (Mémoires de la Société pour l'histoire du droit et des institutions des anciens pays bourguignons, comtois et normands, 29ème fascicule, 1968-1969), Dijon, p. 275 - 364.

5 Choublier-Grimbert Noëlle, « Les collections de Louis Rondonneau. Formation et destin des collections juridiques au tournant des XVIIIe et XIXe siècles », Bibliothèque de l’Ecole des chartes, t. 166, 2008, p. 195-240.

6 Evrard, Sébastien, « Un aperçu sur l’édition juridique sous Louis XIV. Autour des chiffres d’impression des ouvrages de droit (1778-1788) », Mémoires de la Société pour l’Histoire du Droit et des Institutions des anciens pays bourguignons, comtois et romand, 2014, vol. 71, p. 303-332.

7 Guillaume-François de Bure, le jeune, Bibliographie instructive ou Traité de la connoissnace des livres rares et singuliers…, Paris, 1764 (volume de la Jurisprudence et des sciences et arts) ; Catalogue des livres de fond qui se trouvent chez J. G. Mérigot le jeune, libraire sur le Quai des Augustins, au coin de la rue Pavée, n° 38 à Paris, in-12° sans date. Bibliographie ou Catalogue Général et complet des livres de droit et de jurisprudence publiés jusqu’au 30 juin 1859 classé dans l’ordre des codes,  avec tables alphabétique des matières et des noms des auteurs placés en tête du catalogue, Paris, Imprimerie et librairie générale de jurisprudence, Cosse et Marchal, imprimeurs-éditeurs, Librairie de la Cour de cassation et de l’ordre des avocats à la même cour et au Conseil d’Etat, Place Dauphine, 27, 1859, 53 p. in-8° ; Ernest Thorin, Répertoire bibliographique des ouvrages de législation, de droit et de jurisprudence en matière civile, administrative, commerciale et criminelle publiés spécialement en France depuis 1789 jusqu’à la fin de Novembre 1865 accompagné de quelques comptes rendus extraits des principaux recueils judiciaires et suivi d’une table analytique et raisonné des matières, nouvelle édition revue, corrigée et considérablement augmentée, Paris, Auguste Durand, libraire de l’ordre des avocats et de la Cour impériale, rue Cujas (ancienne rue des Grès, 7), 1er janvier 1866 ; Catalogue de fonds des éditions du Recueil Sirey, Droit, économie politique, sociologie, histoire, Libraire du Recueils Sirey, 22, rue Soufflot, Paris 5e,  Liège, 1er février 1937, 113 p. in-8° (avec un Tarif des publications périodiques, hors-texte).

8 Voir par exemple, Catalogue des livres composant la bibliothèque de Feu M. F. Fréd. Poncelet, membre de la légion d’honneur, avocat à la cour royale, professeur à l’école de droit de Paris, Paris, J.-F. Delion, libraire, successeur de R. Merlin, Quai des Augustins, n° 47, 1844, XIX + 427 p. in-8° (collection particulière avec indications manuscrites des prix de vente des ouvrages).

9 [1] Voir l’atelier « Les langues du droit : les traductions de textes juridiques occidentaux entre Europe, Amériques et Japon » in The Society for the History of Authorship, Reading and Publishing (SHARP) 2016. Lire les résumés dans http://www.sharpparis2016.com/abstracts/.

 

[1] Jean-Yves Mollier et Patricia Soerl, « L’histoire de l’édition, du livre et de la lecture en France aux XIXe et XXe siècles [Approche bibliographique] », Actes de la recherche en sciences sociales, 1999, p. 39-59. Nous noterons que les enquêtes ont été initiées plus tôt dès les années 1960 avec Lucien Febvre et d’autres auteurs. Voir une version mise à jour à janvier 2016 sur la page du Centre d’histoire culturelle des sociétés contemporaines de l’UVSQ consacré au séminaire de Jean-Yves Mollier sur l’histoire de l’édition :http://www.chcsc.uvsq.fr/centre-d-histoire-culturelle-des-societes-contemporaines/langue-fr/actualites/seminaires/les-programmes-complets/histoire-de-l-edition-du-livre-et-de-la-lecture-en-europe-du-xviii-au-xxi-siecle-2015-2016--362355.kjsp?RH=1321272426373

[2] Voir la création en 1984 de la « Société pour l’histoire des facultés de droit et de la culture juridique » et de sa revue (Annales, puis Revue) qui s’est ajouté plus tard dans son titre -– la mission d’étudier « le monde des juristes et du livre juridique ». Voir également Catherine Fillion (dir.), SIPROJURIS : système d’information des professeurs de droit (1804-1950), consultable en ligne : http://siprojuris.symogip.org

[3] Patrick Arabeyre, Jean-Louis Halpérin et Jacques Krynen (dir.), Dictionnaire historique des juristes français (XIIe – XXe siècle), Paris, PUF, Coll. Quadrige, Dico Poche, 2eédition 2015 (2007).

[4] Garreta Jean-Claude, « Les sources de la législation de l'Ancien Régime. Guide bibliographique », in Etudes en souvenir de Georges Chevrier, (Mémoires de la Société pour l'histoire du droit et des institutions des anciens pays bourguignons, comtois et normands, 29ème fascicule, 1968-1969), Dijon, p. 275 - 364.

[5] Choublier-Grimbert Noëlle, « Les collections de Louis Rondonneau. Formation et destin des collections juridiques au tournant des XVIIIe et XIXe siècles », Bibliothèque de l’Ecole des chartes, t. 166, 2008, p. 195-240.

[6] Evrard, Sébastien, « Un aperçu sur l’édition juridique sous Louis XIV. Autour des chiffres d’impression des ouvrages de droit (1778-1788) », Mémoires de la Société pour l’Histoire du Droit et des Institutions des anciens pays bourguignons, comtois et romand, 2014, vol. 71, p. 303-332.

[7] Guillaume-François de Bure, le jeune, Bibliographie instructive ou Traité de la connoissnace des livres rares et singuliers…, Paris, 1764 (volume de la Jurisprudence et des sciences et arts) ; Catalogue des livres de fond qui se trouvent chez J. G. Mérigot le jeune, libraire sur le Quai des Augustins, au coin de la rue Pavée, n° 38 à Paris, in-12° sans date. Bibliographie ou Catalogue Général et complet des livres de droit et de jurisprudence publiés jusqu’au 30 juin 1859 classé dans l’ordre des codes,  avec tables alphabétique des matières et des noms des auteurs placés en tête du catalogue, Paris, Imprimerie et librairie générale de jurisprudence, Cosse et Marchal, imprimeurs-éditeurs, Librairie de la Cour de cassation et de l’ordre des avocats à la même cour et au Conseil d’Etat, Place Dauphine, 27, 1859, 53 p. in-8° ; Ernest Thorin, Répertoire bibliographique des ouvrages de législation, de droit et de jurisprudence en matière civile, administrative, commerciale et criminelle publiés spécialement en France depuis 1789 jusqu’à la fin de Novembre 1865 accompagné de quelques comptes rendus extraits des principaux recueils judiciaires et suivi d’une table analytique et raisonné des matières, nouvelle édition revue, corrigée et considérablement augmentée, Paris, Auguste Durand, libraire de l’ordre des avocats et de la Cour impériale, rue Cujas (ancienne rue des Grès, 7), 1er janvier 1866 ; Catalogue de fonds des éditions du Recueil Sirey, Droit, économie politique, sociologie, histoire, Libraire du Recueils Sirey, 22, rue Soufflot, Paris 5e,  Liège, 1er février 1937, 113 p. in-8° (avec un Tarif des publications périodiques, hors-texte).

[8] Voir par exemple, Catalogue des livres composant la bibliothèque de Feu M. F. Fréd. Poncelet, membre de la légion d’honneur, avocat à la cour royale, professeur à l’école de droit de Paris, Paris, J.-F. Delion, libraire, successeur de R. Merlin, Quai des Augustins, n° 47, 1844, XIX + 427 p. in-8° (collection particulière avec indications manuscrites des prix de vente des ouvrages).

[9] Voir l’atelier « Les langues du droit : les traductions de textes juridiques occidentaux entre Europe, Amériques et Japon » in The Society for the History of Authorship, Reading and Publishing (SHARP) 2016. Lire les résumés dans http://www.sharpparis2016.com/abstracts/.

Source: H-France

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