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Calls for Papers/Contributions

Appel à communications: Formes, pratiques et imaginaires du discours indirect libre dans les textes français de la première modernité XVIe-XVIIIe s.

Submitted by ccarlin on 1 August 2017 - 1:02am

Journées d’étude organisées à l’Université de Lausanne

par Suzanne Duval

(23-24 mars 2018)

Propositions: le 15 octobre 2017

Le discours indirect libre (désormais DIL) apparaît, à juste titre, comme une forme de prédilection de la langue littéraire des xixe et xxe siècles. Sa théorisation intervient à la fin du xixe siècle, conjointement à son utilisation massive dans le roman naturaliste européen. Les nombreux travaux de stylistique qui se sont penchés sur cette forme ont cependant toujours insisté sur son attestation dans des textes antérieurs au xixe siècle, en particulier chez des auteurs restés célèbres comme Sévigné, La Fontaine ou encore Rousseau.

Cette journée d’étude propose d’interroger la présence du DIL dans les textes de la première modernité, dans la perspective d’une stylistique historique : il s’agira d’étudier le ou les patrons du discours indirect libre existant à cette époque, d’en identifier les traits formels plus ou moins figés, d’en analyser les pratiques en vertu d’une approche contextualisée qui tienne compte des imaginaires langagiers de l’époque envisagée.

Ces journées font suite à une première manifestation dont les actes sont déjà en ligne :

Philippe, Gilles, Zufferey, Joël (dir.), Marges et contraintes du discours indirect libre : textes mis en ligne par Samuel Estier, avec le soutien de l’Université de Lausanne sur Fabula/Les colloques.

Pour le présent appel à contributions, on pourra s’inscrire, sans exclusive, dans l’un des axes suivants :

- Le patron du DIL tel qu’il se constitue en France dans la deuxième moitié du xixe siècle est-il pertinent pour appréhender les textes des xvie-xviiie siècles ? Quels critères apparaissent pertinents pour définir les pratiques du discours indirect libre de la première modernité ?

- Comment situer, d’un point de vue à la fois théorique et formel, le DIL par rapport aux autres formes de discours rapporté qui existent à l’époque envisagée ?

- Dans quels types de corpus et de textes le DIL de la première modernité intervient-il ? Est-ce que certains contextes favorisent son apparition ? Quelles en sont l’économie et la visée ?

- Le DIL de la première modernité est-il un impensé de la grammaire et de la rhétorique de l’époque ? Il semble en effet entrer en tension avec le modèle énonciatif oratoire qui prévaut dans l’imaginaire langagier de la période envisagée. Peut-on considérer, cependant, que certaines figures de pensée ou de construction permettent de l’appréhender ?

Les propositions de communication doivent être adressées à Suzanne.Duval@unil.ch avant le 15 octobre 2017.

 

Bibliographie indicative

Adam, Jean-Michel, « Conte écrit et représentations du discours autre. Le cas Perrault », dans Juan Manuel López Muñoz, Sophie Marnette et Laurence Rosier, Dans la jungle des discours : genres de discours et discours rapporté, Cádiz, 2005, p. 27-44.

Authier-Revuz, Jacqueline, « Le discours rapporté », dans Roberte Tomassone (dir.), Une langue : le français, Paris, Hachette, 2001 p. 192-201.

Bally, Charles, « Le style indirect libre en français moderne I », GermanischRomanische Monatsschrift, IV/10, 1912, p. 549‑556.

Bally, Charles, « Le style indirect libre en français moderne II », GermanischRomanische Monatsschrift, IV/11, 1912, p. 597‑606.

Banfield, Ann, Phrases sans parole. Théorie du récit et du style indirect libre, trad. Cyril Veken, Paris, Seuil, 1985.

Badiou-Monferran, Claire, Denis, Delphine (dir.), Le narrateur en question(s) dans les fictions d’ancien régime. Récits parlés, récits montrés, Le français moderne, 2012/1.

Cerquiglini, Bernard, « Le style indirect libre et la modernité », Langages, xix, 73, 1984, p. 7-16.

Delhez-Sarlet, Claudette, « Style indirect libre et "point de vue" dans La Princesse de Clèves » Cahiers d’Analyse Textuelle, 1964/6, p. 70-80.

Floirat, Alexandra, « Quel discours indirect libre au xvie siècle ? », Linx, 43, 2000, p. 77-86.

Goebel, Gerhard, « " Style indirect libre " in La Fontaine’s Amours de Psyche et de Cupidon (1669) », Romanistisches Jahrbuch, 1966, no17, p. 98-111.

Jaubert, Anna, « Discours rapporté, énonciation, point de vue : la question du clivage », Scolia, n°13, Strasbourg, 2000, p. 83-97.

Jaubert, Anna, « L’alter-énonciation au laboratoire du romanesque », dans Juan Manuel López Muñoz, Sophie Marnette et Laurence Rosier, Dans la jungle des discours : genres de discours et discours rapporté, Cádiz, 2005, p. 121-130.

Jaubert, Anna, « Le discours indirect libre. Dire et montrer : approche pragmatique », dans Mellet et Vuillaume, Le style indirect libre et ses contextes, Amsterdam, Rodopi, 2000, p. 46-69.

Lips, Marguerite, Le style indirect libre, Paris, Payot, 1926.

Mahrer, Rudolf, « Du discours indirect libre dans les Annales. Les traductions de Tacite comme observatoire de la compétence langagière (1790, 1830, 1925) », dans Fabula / Les colloques, Marges et contraintes du discours indirect libre.

Paillet, Anne-Marie, Ironie et paradoxe. Le discours amoureux romanesque, Paris, H. Champion, 1998.

Patron, Sylvie, Le narrateur. Introduction à la théorie narrative, Paris, A. Colin, 2009.

Philippe, Gilles, « Le discours indirect libre et la représentation du discours perçu », dans Fabula / Les colloques, Marges et contraintes du discours indirect libre.

Philippe, Gilles, Zufferey, Joël, « Cent ans après », dans Fabula / Les colloques, Marges et contraintes du discours indirect libre.

Reggiani, Christelle, « L’intériorisation du roman : brève histoire du style indirect libre », dans Gilles Philippe et Julien Piat (dir.), La langue littéraire. Une histoire de la prose en France de Gustave Flaubert à Claude Simon, Paris, Fayard, 2009, p. 122-134.

Rodriguez Somolinos, Amalia, « Énonciation et discours rapportés dans les Fables de La Fontaine », Bulletin hispanique, cvii, 2005/1, p. 139-154.

Mellet, Sylvie, Vuillaume, Marcel (dir.), Le style indirect libre et ses contextes, Amsterdam-Atlanta, Rodopi, Cahiers Chronos 5, 2000.

Rosier, Laurence, Le discours rapporté. Histoire, théorie, pratique, Duculot, Paris, Bruxelles, 1999.

Siouffi, Gilles, Rohou, Jean, Lectures de Madame de Lafayette, Rennes, PUR, 2016.

Appel à communications: L'Afrique des savants européens. XVIIe-XXe siècles (Dakar)

Submitted by ccarlin on 1 August 2017 - 12:59am

Appel à communication pour un colloque prévu des 5 au 7 février 2018 à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Sénégal)

Propositions: le 30 août 2017

La production du savoir sur l’Afrique ne fut pas laissée à la seule initiative des marchands, des missionnaires, des militaires ou des compilateurs de récits de voyage. Contrairement à ce que l’on pourrait croire, l’Afrique et les Africains furent au cœur des préoccupations savantes aux 17e et 18e siècles. Les savants des grandes Académies européennes construisaient également leur Afrique. Certes, cette Afrique ne rompait pas avec les préjugés communs de l’époque sur les Africains, mais elle a su se doter d’une existence propre, soutenue par les exigences épistémologiques de leurs disciplines. Ainsi, de la Dissertation physique à l’occasion du nègre blanc (1744) de Maupertuis aux théories de Buffon sur la couleur des Noirs (A. Curran), l’Afrique et les Africains inspirèrent toutes sortes d’échafaudages intellectuels animés par une certaine « volonté de vérité. » (Foucault)

Néanmoins, si l’attention était essentiellement retenue par cette couleur de peau dont on cherchait à expliquer scientifiquement la nature, les préoccupations ne tardèrent pas à se déplacer. Ce qui n’était naguère qu’une Afrique imaginée et théorisée allait peu à peu laisser place à une Afrique de l’exploration et de l’investigation scientifique sur place, en contact direct avec le milieu africain. Aux premières données rapportées par les « chirurgiens » – les mieux qualifiés, parmi le personnel navigant des Compagnies de commerce, pour un travail d’une telle érudition – s’ajouteront des mémoires circonstanciés de voyageurs savants formés aux méthodes d’observation scientifique.

Dans son acception la plus simple, l’Afrique des savants renvoie à une tradition d’écriture qui prétend rompre avec une Afrique imaginaire pour proposer une Afrique « concrète ». S’insérant dans le cadre européen d’une « reconversion de l’esprit scientifique » (Gusdorf, Foucault), elle tend à se construire sur l’expérience africaine de voyageurs savants et à accorder une place de plus en plus importante au quotidien des sociétés africaines. Rien de ce qui touchait la faune, la flore mais aussi les peuples, leurs langues, leurs coutumes, leurs croyances et rites religieux ne fut négligé par ces « défricheurs d’inconnu » (A. Bailly).

C’est cette Afrique à la croisée de la théorie et de la pratique scientifique occidentale que nous proposons comme objet d’étude. Dépendante d’une périodisation structurée à la fois par des mutations scientifiques et l’évolution des contextes historiques, l’Afrique des savants européens n’est pas une mais multiple. De Michel Adanson (1727-1806), considéré dans le milieu français comme le premier scientifique de formation à avoir effectué un voyage en Afrique et à s’être intéressé à tous les domaines du savoir, à Théodore Monod (1902-2000), le dernier des naturalistes voyageurs, les contextes politiques et idéologiques influent sur les motivations et les résultats de la recherche scientifique.

Bien qu’étant à l’initiative du GRREA 17/18, groupe de recherche attaché à l’étude des représentations européennes de l’Afrique aux 17e et 18e siècles, cette réflexion sous le signe de l’interdisciplinarité sera ouverte aux chercheurs en sciences et en sciences humaines spécialistes des deux siècles suivants (19e et 20e siècles). Les aires géographiques étudiées couvriront spécialement les champs francophones, anglophones et lusophones.

Les propositions de communication pourront s’insérer dans l’un des quatre axes d’étude suivants :

I- La formation des savants européens

  • Quelles sont les catégories de savants qui se sont partagées le champ de la construction du savoir sur l’Afrique ?
  • Quelles étaient leurs principales motivations ?

II- Les canaux d’information des savants 

  • L’information de première main : les lettres et notes de terrain du voyageur savant.
  • L’information de seconde main : les récits de voyage imprimés ou informels (comptes rendus, cours, communications manuscrites)
  • L’information de troisième main : les collections de récits de voyage.

III- Les canaux de diffusion du savoir savant 

  • Les Académies des Sciences en Europe.
  • Les journaux savants.
  • Les musées (Les muséums d’histoire naturelle et les cabinets de curiosités).
  • Les freins à la diffusion du savoir.
  • Science et colonisation.

IV- Quelles connaissances sur l’Afrique peut-on aujourd’hui tirer de cette littérature savante ancienne ?

  •   En matière d’histoire naturelle (faune, flore…)
  •  …  d’histoire culturelle (langues, mœurs…)
  • … d’histoire des religions (pratiques religieuses et cultuelles, polythéistes et monothéistes)
  • … d’histoire politique et économique (l’évolution et la dissolution des grands Empires, les guerres de succession, les guerres et coopérations économiques)

Les propositions de communication (en français ou en anglais), d’une longueur de 500 mots au plus, suivies d’un court Curriculum Vitae, seront à adresser au plus tard le 30 août 2017 à David Diop diop.david@wanadoo.fr et à Ousmane Seydi ousmane.seydi@unibas.ch

Comité scientifique du colloque L’Afrique des savants européens (17e-20 e siècles) :

Sylviane Albertan-Coppola (Université d’Amiens, France), Mamadou Ba (Université Cheikh Anta Diop, Sénégal), Alia Baccar (Académie Beït El Hekma, Tunisie), Isabelle Charlatte Fels (Université de Bâle, Suisse), Andrew Curran (Wesleyan University, Etats-Unis), Hélène Cussac (Université de Toulouse, France), Catherine Gallouët (Hobart and Willliam Smith Colleges, États-Unis), Patrick Graille (Wesleyan University, Paris, France) Françoise Le Borgne (Université de Clermont-Auvergne, France), Nicolas Malais (Libraire de livres anciens, Paris), Jean Moomou (Université des Antilles, France), Claudia Opitz-Belakhal (Université de Bâle, Suisse), Ibrahima Thioub (Recteur de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, Sénégal) Izabella Zatorska (Université de Varsovie, Pologne), Roberto Zaugg (Université de Lausanne, Suisse).

Une journée de travail préparatoire au colloque de Dakar, rassemblant les membres du comité scientifique, est prévue le 7 novembre 2017 à l’Université de Pau et des Pays de l’Adour.

Appel à communication: « Transition(s) : concept, méthodes et études de cas (XIVe-XVIIe siècles) », Rencontres doctorales internationales

Submitted by ccarlin on 1 August 2017 - 12:47am

VOLET 1 

« Transition(s) : concept, méthodes et études de cas (XIVe-XVIIe siècles) » 

Liège, 30 et 31 janvier 2018

Propositions: 15 septembre 2017

L’Unité de recherches (UR) Transitions. Moyen Âge et première Modernité de l’Université de Liège s’associe au laboratoire TRAME (Textes, représentations, archéologie et mémoire de l’Antiquité à la Renaissance) de l’Université de Picardie Jules Verne et au Centre d’Études Supérieures de la Renaissance de l’Université François Rabelais de Tours à l’occasion de rencontres doctorales en trois volets. Mises en oeuvre par les doctorants de ces trois institutions, ces rencontres ont pour but de favoriser l’échange et les débats entre doctorant(e)s, jeunes chercheurs(euses) et collègues expérimenté(e)s. Le premier volet de ces journées sera organisé à Liège, les mardi 30 et mercredi 31 janvier 2018.

Depuis le Moyen Âge jusqu’aux bouleversements engendrés par la science galiléenne, l’Europe vit d’incessants questionnements qui remettent en cause ses équilibres politiques et leurs légitimations, qui ébranlent les fondements de l’unité confessionnelle et déplacent les limites du savoir et de la création. En tentant de transcender les clivages hérités d’une longue tradition historiographique, l’UR Transitions de l’Université de Liège (http://web.philo.ulg.ac.be/transitions/fr/) se penche sur ces mutations continuelles en Occident et dans le bassin méditerranéen. Ouvert aux médiévistes et aux modernistes, elle encourage la confrontation des pratiques de recherche, les collaborations inédites et le partage des résultats dans une perspective interdisciplinaire. Par ailleurs, elle tente de mettre en lumière les multiples facteurs qui ont concouru à la construction des cadres sociaux et culturels dans lesquels nous nous définissons encore aujourd’hui.

Les rencontres liégeoises de janvier 2018 seront articulées autour du thème « Transition(s) : concept, méthodes et études de cas (XIVe-XVIIe siècles) ». Aujourd’hui, la recherche en sciences humaines tend globalement à supprimer les catégories de même que la périodisation historique traditionnelle pour privilégier une approche transversale des objets, des phénomènes, des genres, des formes et des idées. La notion de « transition » est étroitement liée à l’idée de « passage » : elle peut être définie comme le « passage d’un état à l’autre », un « degré ou état intermédiaire » (Trésor de la langue française). À partir de leurs propres objets de recherche, les participants sont invités à mener une réflexion sur ce concept, ses acceptions et sa pertinence en regard de ceux de « mutation », « changement », « transformation », « modification », « révolution » ou encore « métamorphose ». Il s’agira de la sorte de renouveler le débat sur les méthodes et les cadres théoriques qui caractérisent les différentes disciplines représentées lors de ces journées.

Comment élaborer une méthodologie et une grille d'analyse qui permettent d’étudier des objets, des pratiques et des comportements positionnés entre deux éléments, entre deux périodes historiques, entre deux tendances, entre deux styles, entre deux manières de faire, de voir, d’écrire, de penser, de croire ? Comment, aussi, se dégager de cet entre-deux ? Les transitions sont-elles porteuses d’une dimension de rupture, d’innovation, de transfert, d’échange, de circulation ? En allant plus loin dans la réflexion, ces objets incarnent-ils réellement le passage d’une pratique, d’une période, d’un style à un(e) autre ou le sont-ils parce que le chercheur les considère comme tels ? La notion de « transition » est-elle une nouvelle catégorie, une nouvelle construction pragmatique mais néanmoins féconde ? Ce concept contribue-t-il au renouvellement de nos disciplines et pourquoi ?

Cette approche méthodologique pourra être envisagée via des questionnements concrets touchant aux transitions culturelles, linguistiques, artistiques, historiques qui s’opèrent entre les XIVe et XVIIe siècles en Europe occidentale et dans le bassin méditerranéen, que ce soit par le biais des acteurs, de leurs oeuvres (objets, textes), des idées et/ou des espaces dans lesquels ceux-ci évoluent.

Les communications feront l’objet de discussions que l’on souhaite résolument transdisciplinaires. Elles n’excéderont pas vingt minutes et seront présentées en français, en anglais ou en italien. À l'issue de chacune des interventions, un court débat sera engagé avec les auditeurs.

Le comité organisateur attend les propositions des doctorants, belges ou étrangers, pour le vendredi 15 septembre 2017 au plus tard, sous forme d’un dossier à adresser à l’UR Transitions (journeesdoctorales.transitions@gmail.com) par courriel en fichier joint. Ce dossier comprendra les coordonnées personnelles du doctorant et celles du (des) directeur(s) de recherche, l’intitulé de la thèse, l’intitulé de la communication, l’année d’inscription en thèse et un résumé d’une quinzaine de lignes de la communication proposée, rédigé en français, en anglais ou en italien. Un avis d’acceptation ou de refus de la communication sera envoyé aux doctorant(e)s le 15 octobre 2017.

Chaque doctorant(e) est invité(e) à se renseigner auprès de son université sur la possibilité de valoriser sa participation aux journées dans le cadre de sa formation doctorale (attestation, obtention d’ECTS, etc.). Les organisateurs fourniront, à l’issue du séminaire, un document certifiant la participation active du (de la) doctorant(e). Par ailleurs, au vu de ses moyens financiers limités, l’UR Transitions ne pourra pas prendre en charge les frais de transport et d’hébergement éventuels des participant(e)s.

Comité organisateur : Emilie Corswarem, Sébastien Damoiseaux, Frédéric Degroote, Aurore Drécourt, Adelaïde Lambert, Anne-Sophie Laruelle, Julie Piront 

Comité scientifique : Emilie Corswarem, Annick Delfosse, Laure Fagnart, Marie-Elisabeth Henneau, Nicola Morato, Julie Piront

Responsable :

Transitions

CfP: "Many Will Travel": Translation and Travel in Early Cultures

Submitted by ccarlin on 31 July 2017 - 2:01pm

The Center for Early Cultures at UC Irvine is pleased to announce our 2017 Conference – "Many Will Travel": Translation and Travel in Early Cultures.

Our keynote speakers will be Cynthia Brown from UCSB and John Ganim from UC Riverside.

Conference Date: October 13–14, 2017

Paper Proposal Deadline: August 31, 2017

Montaigne, in the early modern period, translates songs from the New World in his essay "On the Cannibals," even giving an account of the travel of several natives to Europe and suggesting provocatively the way their values might translate across to ours. From the ancient and medieval concept of translatio imperii studii to early modern relationships with the New World, early cultures provide us with an excellent set of ways for thinking about travel and translation.

This year's Early Cultures Conference is looking for papers that investigate how travel and/or translation figure into ancient, medieval, and early modern cultures. In addition to these political and cultural possibilities for travel and translation, we are also curious in the travel to imagined or poetic worlds. Also welcome are papers that consider travel to spiritual realms, where not all translation is strictly textual. In concord with these imaginative and religious travels, we also are interested in work that considers the modern need for translation of the past cultures that we are interested in. The move to "modernize" or "update" early texts like Shakespeare or Chaucer might suggests limits on our capacity to travel to the past. Indeed, we hope that in a conference where we continually travel to the past we will also shed light on the pressing problems regarding cultural, historical, and actual translation in the present. We invite papers that address this theme in history, literature, philosophy, or the history of art.

Possible Topics for Papers might Include:

  • Translatio imperii and the travel of empire
  • Travel narratives (and their translation)
  • Travel in romance
  • First contact and translation in the New World
  • Travel to ruins and sites of the ancient world
  • Translation and travel between historical periods
  • Travel and translation against hostile borders
  • The need to translate the past
  • Figuration and/or typology
  • The translation of ideas into new languages and/or disciplines

We invite abstracts of 300 words or less and a 1 page CV to be sent to early.cultures.conference@gmail.com by August 31, 2017.

Source: RSA

Call for contributions: Rewrite Conflicts: The Role of Losers, Heretics, and Outsiders in the History of Medicine

Submitted by ccarlin on 31 July 2017 - 1:59pm

Invited editor: Fabrizio Baldassarri

Webpage: https://fbaldassarriphilo.wordpress.com/home/cfp-outcomes/

A multifaceted narration characterizes the contrapositions between schools, factions, theories, and practices in the history of medicine. Yet, studying these conflicts helps to shed light on those actors traditional historiographies usually relegate to secondary roles: surgeons, practitioners, apothecaries, botanists, astronomers, chymists, men and women devoted to the knowledge of simples. Especially when following losers, outsiders, heretics, and marginalized scholars, medical conflicts reveal epistemologically fruitful paths that help to track the changes buttressing early modern bio-medical revolution. While academic physicians required the support of theologians to rule out these practices as responsible for heresies, errors, and charlatanisms, kings frequently credited such outsiders as court physicians (i.e., Ambroise Paré, Guy de La Brosse), elevating their knowledge and experience to a crucial role. Slowly, these actors entered medical schools and academies, rewriting early modern history of medicine.

This fascicule aims to reconstruct this conflicting situation, and to analyse diverse cases of such outsiders and losers, moving from the sixteenth to the eighteenth centuries (wider focuses are accepted as well). Research articles coming from different fields (history of philosophy, psychology, science, medicine, botany, ideas, intellectual history, and history of life sciences…) are welcome.

Societate și Politică is a peer-reviewed scholarly journal published by Vasile Goldiș Western University of Arad, Romania. See http://uvvg.ro/socpol/.

Papers no longer than 8,000 words or book reviews no longer than 800 words should be submitted by email to fabrizio.baldassarri@gmail.com by 15 December 2017. Papers will go through a double-blind peer-review process. Publication is scheduled by 30 April 2018.

For the authors' guidelines see: http://socpol.uvvg.ro/index.php?option=com_content&view=article&id=48&Itemid=53.

CfP: Transition(s): concept, methods and case studies (14th–17th centuries): PhD students

Submitted by ccarlin on 31 July 2017 - 1:57pm

International PhD Students' Meetings

PART 1 “Transition(s): concept, methods and case studies (14th–17th centuries)” Liège, 30th and 31st January 2018

http://web.philo.ulg.ac.be/transitions/fr/

The Research Unit Transitions. Middle Ages and First Modernity (University of Liège) associated with the research laboratory TRAME (Texts, Representations, Archaeology and Memory from Antiquity to the Renaissance) of the University of Picardie Jules Verne and with the Centre for Advanced Studies in the Renaissance of the University François Rabelais (Tours) on the occasion of International PhD Students' Meetings in three parts. Implemented by PhD students of these three institutions, the aim of the meetings is to enable exchange and discussion between PhD students, junior researchers and skilled colleagues. The first of these three meetings will be held in Liège on Tuesday January 30th and Wednesday January 31st, 2018.

From the Middle Ages until the upheavals brought about by Galilean science, Europe underwent a period of unceasing questioning which challenged the political balance and its legitimacy, shook the foundations of confessional unity, and expanded the limits of knowledge and of creation. In an attempt to transcend the inherited divisions of the long historiographical tradition, the Research Unit Transitions. Middle Ages and First Modernity (http://web.philo.ulg.ac.be/transitions/fr/) explores these constant transformations in the Western and in the Mediterranean Basin. Open to Medievalists and Modernists, the Research Unit promotes confrontation between research practices, original collaboration, and the sharing of results in a transdisciplinary way. Furthermore, it attempts to show several factors which contributed to the construction of the social and cultural frameworks by which we define ourselves even today.

In January 2018, the Liège meetings will focus on the theme “Transition(s): concept, methods and case studies (14th–17th centuries)”. Nowadays, the Social Sciences and Humanities Research on the whole tend to delete categories and traditional historical periodization in favor of transversal approach of objects, phenomena, genders, forms and ideas. The concept of “Transition” is linked to the idea of “passage” and it may be defined as “the passage from one state to another” a “degree or an intermediate state” (Trésor de la langue française). From their own research objects, participants will be asked to think on this concept, its acceptability and its relevance toward those of “Mutation”, “Change”, “Transformation”, “Modification”, “Revolution” and “Metamorphosis”. Thereby, it aims to renew the debate on the methods and theoretical ways which mark all disciplinary fields presented in those meetings.

How does one develop a methodology and an analytic grid allowing the study of objects, practices and behaviours positioned between two elements, between two historical periods, between two trends, between two styles, between two manners to do, to see, to write, to think and to believe? Also, how does one get out of this idea of “between two”? Do Transition have breaks, innovations, transfers, exchanges or flow aspects? Do these objects really depict the passage from a practice, a period, from one style to another, or is it actually because the Researcher sees them as doing so? Is the concept of “Transition” a new category, a new pragmatic approach, but nevertheless fruitful? Is this concept involved in advances in our disciplines, and why?

This methodological approach may be considered by concrete questions about the linguistic, cultural, historical, artistic transitions which happened between the 14th and the 17th centuries in Western Europe and the Mediterranean basin, whether through actors and their works (objects, texts), ideas, and / or the areas within which they lived.

Lectures will be the subject of transdisciplinary discussions. They should not last more twenty minutes and they will be given in either French, English or Italian. Each lecture will then be followed by a short debate with the audience.

The organising committee espects the PhD students' proposals for Friday the 15th of September 2017 at the latest. They should be addressed to the RU Transitions (journeesdoctorales.transitions@gmail.com) as an attached document that includes the personal data of the PhD student and those of the research director(s), as well as the title of the thesis, the title of the lecture, the year of registration as a PhD student and, finally, a fifteen-line summary of the proposed lecture. Proposals are to be written in French, English or Italian. Candidates will be informed of the approval or the rejection of their proposal by the 15th of October 2017.

Each PhD student is invited to contact his own institution about the possibility of valorising his or her participation in the study days within the framework of their doctoral training (attestation, ECTS credits, etc.). At the end of the seminar, the organizers will provide a document certifying the active participation of the PhD student in the meeting. Furthermore, in view of its limited financial resources, RU Transitions will not be able to bear the cost of mobility and accommodation for Participants.

Organising Committee : Emilie Corswarem, Sébastien Damoiseaux, Frédéric Degroote, Aurore Drécourt, Adelaïde Lambert, Anne-Sophie Laruelle, Julie Piront

Scientific Committee : Emilie Corswarem, Annick Delfosse, Laure Fagnart, Marie-Elisabeth Henneau, Nicola Morato, Julie Piront

CFP: Eighth Annual RefoRC Conference 2018

Submitted by ccarlin on 31 July 2017 - 1:55pm

The Eighth Annual RefoRC Conference is hosted by the University of Warsaw and will take place May 24–26, 2018

Theme of plenary lectures: Reformation and Education

The Reformation was closely tied to the renovation of educational models from its very beginning. By questioning the model of the medieval university and establishing new pedagogical solutions, early modern scholars and teachers shaped subsequent generations of clergy and laity, enabling them to work for their local communities and engage in the public sphere. Often these educational agendas went well beyond changes in curricula and were oriented towards much deeper goals, such as the shaping of confessional identity or the achieving of universal religious peace through the advancement of learning.

As one of the leading research and educational institutions in Poland and East-Central Europe, the University of Warsaw is the perfect venue to ask further questions about the complex relations between early modern religious and pedagogical reforms. The plenary papers will offer a multi-faceted approach to this topic and will be accompanied by a series of short papers discussing all kinds of subjects related to the history of the Reformation. The aim of the conference is thus to broaden and contextualize the intersections between religious and educational reform.

Short Papers, Panels, and General Attendance The conference is open to individual short paper presentations (20-minute presentations) and to thematic sessions of two or three short papers. While we encourage papers on the conference theme, papers can also focus on all disciplines related to the sixteenth-century Reformations, such as philosophy, law, history, theology, etc., independent of the theme of the plenary papers. Short paper proposals are welcome before March 1, 2018.

Language The language of the conference is English, but papers in French and German will be welcomed.

https://www.reforc.com/eighth-annual-reforc-conference-2018warsaw/

Source: RSA

Call for contributions: Journal of History of Ideas

Submitted by ccarlin on 31 July 2017 - 1:45pm

It is a great pleasure to announce that the direction of the Journal of History of Ideas decided to devote its 2018 issue to the subject:  "Religions and Cultures".

Proposals for articles should strictly follow the «Guidelines for Authors» published on our website [ http://www.uc.pt/en/fluc/ihti ] and may be submitted until 30 September 2017.

I would be grateful if you forward this call for papers to other researchers who would like to submit articles (in Portuguese, English, French, Spanish and Italian) in the next Journal of History of Ideas.

Thank you very much for your cooperation.

Best regards,

Ana Cristina Araújo

Professora Associada com Agregação

Diretora da Revista de História das Ideias

DHEEAA - Faculdade de Letras Universidade de Coimbra Largo da Porta Férrea 3004-530 COIMBRA-PORTUGAL tel: 00.351. 239 859930/Ext. 4292

 

 

 

CFP: Special Issue on the History of French Fashion

Submitted by ccarlin on 31 July 2017 - 12:31pm

The editors of French Historical Studies seek articles for a special issue on the theme of fashion in French history to appear in 2020.  

It is not very long ago that the history of fashion was not considered a legitimate or respectable focus of historical interest.  It was lightweight stuff—all right for journalists and popularizers more interested in puff than in the hard, nasty business of real historical research. This has changed dramatically in the last thirty years—dating from the publication of Valerie Steele’s Paris Fashion: A Cultural History (1988)—and fashion has become the focus of some of the most sophisticated and interesting work of a new generation of scholars.

Our notion of possible approaches to this topic is capacious, as befits the wide range of scholarship currently being done: Fashion as aesthetics; fashion as work; fashion as social comment; fashion as revolutionary (or counter-revolutionary) discourse; fashion as shopping; fashion as business; fashion as an artifact of war and occupation; fashion as a weapon of imperialism; fashion as an expression of gender; fashion as an element of ethnic and class identity; fashion as a political strategy or the object of repression (think Zoot Suits and veils).  All is potentially grist for our mill.

Queries about submission and other matters should be addressed to the guest editors: Maude Bass-Krueger (maudebk@gmail.com), Sophie Kurkdjian (sokurkdjian@gmail.com), and Steve Zdatny (steven.zdatny@uvm.edu).  

To submit an article, visit https://www.editorialmanager.com/fhs/default.aspx. After registering, follow the submission instructions under “Instructions for Authors” on the website.  Articles may be in either English or in French but must in either case conform to French Historical Studies style (for details, see https://www.dukeupress.edu/French-Historical-Studies/) and must be accompanied by 150-word abstracts in both French and English.  Manuscripts should be between 6,000 and 10,000 words.  For any illustrations authors must obtain written permission for both print and online publication from the relevant persons or institutions.  The deadline for submissions is July 1, 2018.

Source: H-France

CFP: Women and/in Storytelling in Early Modern France

Submitted by ccarlin on 12 July 2017 - 8:40am

NeMLA 2018

April 12-15, 2018 (Pittsburgh, PA)

Abstracts due 9/30/2017. 

2nd WIF-Sponsored Panel

Chair: Kathleen Loysen (Montclair State University)

I propose a panel dedicated to examining how women authors saw themselves and how others saw women as authors in the early modern period in France – essentially, the question of women’s prises de parole, or assuming the power of speaking and writing authoritatively. Examples can be taken from works known to be authored by women; those presented as if authored by women; or those authored by men but which represent female storytellers. Throughout this period, there are countless literary representations of female oral storytellers not only in short-story collections, but also in collections of exempla, humanist dialogues, full-length novels, printed collections of “caquets” (or women’s gossip), etc. Papers are welcome which explore the notion of authorship itself: how women saw themselves as authors, how women were presented as authors, authorities, and originators of multiple modes of discourse (both oral and written), and the role of the conversational and dialogical process within such developments. This can also be related to the wider cultural context of the ongoing Querelle des femmes, a centuries-long pan-European debate over women’s moral and intellectual equality, access to education, marriage and motherhood, and rightful spheres of influence.

Such texts demonstrate the engagement of women authors (and represented women storytellers) in a quest for moral certainty in an age of epistemological transition. The polyphonic and multi-modal nature of these texts allows the author and readers to confront various competing versions of the “truth.” We are witness to the ongoing process of women claiming an identity for themselves – and being acknowledged – as both authors and authorities.

Please, submit abstract here: https://www.cfplist.com/nemla/User/SubmitAbstract/17097

Source: Women in French
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