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Calls for Papers/Contributions

Appel à textes, rappel: Regards sur l’âme en Nouvelle-France. Histoire des spiritualités individuelles et collectives en espace colonial

Submitted by ccarlin on 6 June 2017 - 8:59pm

Date limite: le 30 juin 2017

Si les travaux incontournables d’Henri Brémond ou de Michel de Certeau ont fait la belle part aux émotions mystiques du XVIIe siècle français, force est de constater que le territoire de la Nouvelle-France fait office de parent pauvre pour le même genre d’enquête. Malgré les études pionnières de Guy-Marie Oury, depuis les dernières années, les historiens ont peu investi le champ de l’histoire de la spiritualité en contexte colonial. Sans toutefois passer sous silence les importants chantiers consacrés aux parcours spirituels d’individus exemplaires, il nous apparaît qu’il reste à écrire une histoire des mouvements singuliers et pluriels de l’âme, parfois encadrée par l’institution ecclésiale, parfois soumise à de nouvelles conditions d’expérience du monde et de l’altérité.

Le colloque international “Âme d’une communauté, communauté d’âmes”, organisé par le Collectif d’Anthropologie et d’Histoire du Spirituel sous l’Ancien Régime (CAHSA) à Montréal en octobre 2016 (http://cahsanet.org/fr/evenements/colloque-2016-programme/), a permis l’amorce d'une réflexion riche et prometteuse sur la notion de spirituel. Des travaux et des discussions a émergé une définition du spirituel comme une expérience sensible de la spiritualité, c’est-à-dire une expérience individuelle de la foi qui parfois complète et parfois s’oppose aux courants de spiritualité institutionnalisés. Souhaitant poursuivre et approfondir ce travail, le CAHSA sollicite des propositions de textes pour un ouvrage en français, résolument pluridisciplinaire, dédié à l’examen des expériences spirituelles individuelles et collectives en Nouvelle-France, de la fondation de Québec jusqu’à la Conquête.

Par sa dimension coloniale, la Nouvelle-France offre un laboratoire d’expérimentation adapté à l’étude de la notion de spirituel. Dans ce territoire où elle souhaite établir un catholicisme tridentin débarrassé des hésitations métropolitaines, l’Église doit toutefois composer avec les initiatives missionnaires, la rencontre de l’altérité amérindienne, mais aussi les courants mystiques qui donnent notamment naissance à l’expérience de Ville-Marie. Le spirituel apparaît alors comme un fil conducteur qui permet de relier entre eux ces aspects du monde religieux qui, entre permanence institutionnelle et innovation spirituelle, se nourrissent et/ou s’opposent.

Nous invitons ainsi les spécialistes de différentes disciplines (histoire, littérature, histoire de l’art, théologie, anthropologie, etc.)  à soumettre une proposition de texte, en inscrivant leur réflexion dans un ou plusieurs des trois thèmes suivants : 

 

1) La direction spirituelle et l’encadrement des discours sur l’âme

La confrontation physique à des lieux inconnus et parfois inhospitaliers est susceptible de faire émerger de nouvelles cartographies de l’âme ; ainsi est-il possible que face à une extériorité autre, l’intériorité se soit modelée de nouvelles manières. Or, ces territoires intérieurs inexplorés appellent aussi au resserrement de la direction spirituelle et à l’encadrement des discours sur l’âme. Comment s’établit la relation directeur/dirigé(e) dans ce contexte spécifique ? Comment la réalité coloniale teinte-t-elle la production de leurs échanges et détermine-t-elle les conditions de leur réception ? Car ces activités ont laissé des traces matérielles (patrimoine lettré et artistique) et immatérielles (tradition orale des communautés religieuses, iconographie mystique, etc.). Par exemple, qu’ont de novateur ou de conforme, en rapport à une tradition européenne des écrits et des traités de spiritualité, des productions du contexte missionnaire telles que le Manuscrit de 1652colligé par Paul Ragueneau ou le Affectus amantis Christum Iesum de Pierre Chastellain ?

 

2) La diffusion et la publicité de l’expérience spirituelle

La communication des choses du cœur est une des conditions essentielles au succès du projet colonial en ce qu’elle suscite tant des vocations que des donations. Cet axe de la publicité des mouvements de l’âme reprend la dialectique extérieur/intérieur ou révélé/secret. Ainsi, il autorise l’examen de divers cas où l’expérience individuelle serait mise, ou non, au service du collectif. On peut penser à la publication posthume de la vie de Catherine de Saint-Augustin comme outil d’édification pour les communautés religieuses de Québec. Cet axe ouvre également à la question de l’intimité de l’expérience spirituelle et de sa récupération par la collectivité, notamment à travers l’observation de la circulation des confidences parmi un groupe plus ou moins restreint. Inversement, la publicité de la vie intérieure concourt à la construction identitaire d’une communauté dans le partage et la réappropriation des expériences individuelles. 

 

3) La parenté comme lieu de transmission et de composition de l’expérience spirituelle

Ainsi, la circulation des savoirs sur les choses secrètes de l’âme peut être vecteur de liens entre les individus, voire entre les communautés. Il se dessine, dans ces assises cachées sur lesquelles s’érige le projet colonial, le thème de la parenté spirituelle. Il permet d’interroger, notamment, comment s’articulent les rapports du coeur (individuel) et du choeur (collectif) des croyants. Cet axe permet également de questionner les affiliations entre les individus ou de prendre en compte la nature de leurs relations aux différentes communautés (religieuses, d’Amérindiens convertis ou non, de colons, etc), des deux côtés de l’Atlantique. Plus largement, quelles sont les conditions d’appartenance à une famille, biologique et/ou spirituelle ? Comment se tissent ou se maintiennent les liens de parenté par lesquels se transmet l’expérience spirituelle ?

 

Les propositions de texte d’un maximum de 500 mots sont à envoyer, accompagnées d’une brève présentation biographique, à l’adresse groupecahsa@gmail.com avant le 30 juin 2017 pour évaluation par le comité scientifique du CAHSA.

 

Comité scientifique : 

Joy Palacios 

Emmanuelle Friant

Ariane Généreux 

Claire Garnier

Anne Régent-Susini

 

Site Internet : http://www.cahsanet.org

 

 

Appel à communications: "Dialoguer avec"

Submitted by ccarlin on 4 June 2017 - 11:59am

Université Paris 8, le 13 octobre 2017

Propositions: le 20 juin 2017

Lorsque Platon écrit ses Dialogues, il met en évidence que l’élaboration de la connaissance et la réflexion n´est jamais un acte solitaire mais, bien au contraire, elle se construit dans des échanges, à travers les transferts, les influences et les dialogues avec les autres, avec soi-même ou avec une communauté scientifique à laquelle on s’adresse. De même, les dialogues s’insèrent parfois dans des discussions qui dépassent le cadre spatio-temporel du « ici-maintenant ». Les échanges se nourrissent ainsi de nouveaux questionnements, de nouveaux apports qui émergent au fil du temps et qui relient les enjeux du passé à ceux du présent.

Le dialogue nous apprend à penser et à communiquer, et surtout à réfléchir. Parce qu´il y a des auteurs et des propositions théoriques qui s´imposent à notre recherche comme des références incontournables, nous vous invitons lors de cette journée d´études des doctorants du Laboratoire d´Études Romanes à présenter les auteurs, les œuvres ou les approches qui vous ont le plus interpellé dans la préparation de votre travail de thèse. Le dialogue établi avec l´ouvrage ou la théorie peut être consensuel ou bien faire ressortir les divergences entre les points de vue. Ainsi, on « dialogue avec », montrant notre accord ou désaccord sur des points particuliers qui s´adaptent ou non à la description du phénomène en étude.

 

Soumission des propositions :

Outre un résumé de communication (texte + bibliographie indicative) de 1500 caractères maximum (police Times New Roman 12, interligne 1,5), la proposition de communication devra mentionner le titre d’intervention et les coordonnées du candidat (prénom, nom, adresse électronique, discipline dans laquelle il/elle est inscrit/e), et être accompagnée d’une courte biographie ou d’un CV résumé. La durée de la communication est fixée à 20 minutes.

Remise des propositions au plus tard le 20 juin 2017 par mail, à l’adresse suivante : jddoctorants.ler@gmail.com

Réponse d’acceptation : le 01 juillet 2017.

Date de la journée. 13 otobre 2017.

Pour toute information ou renseignement complémentaire, veuillez envoyer un mail à l’adresse suivante : jddoctorants.ler@gmail.com

 

RESPONSABLE :

Laboratoire d´études romanes

URL DE RÉFÉRENCE

http://www.etudes-romanes.univ-paris8.fr/?Appel-a-communications-Journee-des

Source: Fabula

Appel à communications: Rêves de naissance et de mort

Submitted by ccarlin on 4 June 2017 - 11:55am

La représentation onirique des expériences-limites du corps dans la littérature, les arts plastiques, le théâtre, la musique et les films

Congrès international du DFG-Graduiertenkolleg „Cultures européennes du rêve“ (GRK 2021), du 21 au 23 mars 2018 à l’Université de la Sarre (Allemagne)

Propositions: le 31 août 2017

Le phénomène anthropologique du rêve, ô combien énigmatique, est omniprésent dans les cultures européennes, et ce, depuis la nuit des temps : on retrouve des représentations oniriques dans les arts depuis l’Antiquité classique jusqu’à l’époque contemporaine. Or, l’on peut déceler des différences de représentation du rêve, qu’il soit raconté, peint, mis en musique ou mis en scène ; des différences nettement spécifiques à chaque époque, même lorsque l’on considère leur esthétique formelle respective. La thématique au cœur de ce congrès aborde donc un sujet éternel : la transition entre vie et non-vie en tant qu’expérience-limite et la façon dont celle-ci s’accomplit au cours du processus de donner la vie, tout autant que celui du naître et du mourir.

Que ce soit dans la Bible ou les mythes antiques (L’Iliade, L’Orestie), dans les épopées et les récits médiévaux (Perceval, les Nibelungen, Les Contes de Canterbury) ainsi que dans les drames de Shakespeare ou Calderón ; de l’époque des Lumières (Diderot, Rousseau) en passant par le romantisme (Novalis, Brentano) jusqu’à la littérature moderne et contemporaine (Kafka, Karahasan, Politycki), on retrouve d’innombrables rêves qui ont pour point nodal une expérience aux frontières de la vie. De la même manière, nombreuses sont les œuvres en arts plastiques (Daumier, Hodler), en musique (Berlioz, Korngold) ou au cinéma (Bergman, Kubrick, Craven) dédiées à la représentation onirique ou cauchemardesque des expériences-limites et expériences essentielles. La naissance et la mort sont des expériences particulièrement dérangeantes et menaçantes dans la mesure où elles concernent tout être humain et l’obligent inévitablement à éprouver son corps de façon hautement individuelle. Dans le même temps, elles s’actualisent au-delà du souvenir : mourir et naître se situent aux frontières de la vie et, de fait, surviennent toujours trop tôt ou trop tard pour être vécues par le moi comme une expérience authentique.

À l’inverse, les rêves – en tant que fictions, imaginations ou mises en scène – peuvent ouvrir des espaces esthétiques de l’expérimentation à ces transitions extrêmes du corps. Le mystère que le rêve renferme, son mépris à l’égard des lois physiques du temps et de l’espace ou envers les modèles culturels de l’identité, sa défiance de la cohérence ou de la logique sont décuplés dans les rêves de début et de fin de l’existence. C’est la raison pour laquelle la représentation de telles expériences oniriques lance un défi particulièrement élevé à la conception artistique. Car, d’une façon tout aussi troublante qu’originale, le rêve prend la mesure de l’abîme qui existe entre l’expérience vécue par tout être humain, telle que la naissance et la mort, et sa « non-racontabilité » subjective, individuelle : les souvenirs et récits oniriques trouvent des moyens et des possibilités de s’exprimer afin de retracer et de transmettre l’absence, l’irreprésentable.

Depuis 2015, les membres du Graduiertenkolleg de Sarrebruck intitulé « Cultures européennes du rêve » étudient les interrelations  entre l’esthétique onirique, la culture et l’histoire des sciences. Nous dédions ce congrès au phénomène du rêve de naissance et de mort, à ses discours scientifiques ainsi qu’à ses réalisations artistiques dans l’optique de retracer une histoire littéraire, culturelle et médiale du rêve.

Sont acceptées toutes les communications concernant la vie et la mort représentées dans le rêve – sous quelque forme artistique que ce soit et abordées sous diverses perspectives disciplinaires : la philosophie, l’histoire, la théologie, la littérature, l’art, le théâtre, le cinéma, la musique ou la science des médias.

Voici une liste des thèmes qui pourront être abordés :

Expériences-limites et conception esthétique du rêve

  • Études sur la conception artistique du rêve, de la naissance à la mort, au niveau de :
  • l’expérience somatique vs. l’expérience sensuelle
  • les limites du corps / les limites du médium
  • l’expérience du temps et/ou de l’espace
  • des rêves positifs de mort
  • des rêves de naissance et de mort et leur référence au monde réel (implications politiques, connexité avec un régime (post-)dictatorial, rêve et traumatismes collectifs, fonctions identitaires, références coloniales et post-coloniales, etc.)
  • conception esthétique du rêve des expériences-limites sous des formes artistiques multimédiales

Perspective poétologique / corrélation entre "travail culturel" et "construction esthétique"

  • discours religieux et rêves artistiques de la naissance à la mort dans la mutation historique
  • connaissance scientifique et culturelle sur la naissance et la mort  dans les représentations artistiques du rêve
  • articulation genrée de la naissance et de la mort dans les conceptions artistiques du rêve
  • poétique onirique individuelle et expériences-limites entre vécu personnel et le discours culturel, voire scientifique, sur la naissance et la mort

Suivant l’exemple des différents axes d’analyse menée par le Graduiertenkolleg dans son programme de recherche, les objets d’étude pourront être considérés dans leur perspective diachronique, transmédiale et/ou comparatiste.

Les propositions de communication (en allemand, français ou anglais) ne devront pas dépasser 3 000 signes et être envoyées au plus tard le 31 août 2017 (accompagnées d’une courte notice biobibliographique) à l’adresse suivante : traumkulturen@uni-saarland.de

À la suite de ce colloque, les communications sélectionnées seront publiées en volume dans la collection Traum – Wissen – Erzählen (Rêve – Savoir – Récit) aux éditions Fink (Padeborn).

http://www.traumkulturen.de/veranstaltungen/konferenzen-co.html

Source: Fabula

Appel à contributions : Revue Sociopoétiques

Submitted by ccarlin on 4 June 2017 - 11:52am

La revue Sociopoétiques (http://sociopoetiques.univ-bpclermont.fr/) lance un appel à textes pour la rubrique varia de son troisième numéro, à paraître en 2018. Ces textes, d'une longueur maximale de 30 000 signes (notes et espaces compris), doivent respecter les normes de publication (http://sociopoetiques.univ-bpclermont.fr/normes-aux-auteurs) et être adressés, avant le 30 novembre 2017 à

Anne-Sophie Gomez (a-sophie.gomez@uca.fr) et Pascale Auraix-Jonchière (pascale.auraix-jonchiere@uca.fr), accompagnés d'une notice bio-bibliographique rédigée sur un document à part.

Le comité de rédaction de la revue attire l'attention des contributeurs sur le fait que ces derniers devront veiller à bien inscrire leur texte dans la perspective sociopoétique qui constitue la ligne éditoriale de notre revue. Il s'agira en effet d'analyser la manière dont les représentations et l'imaginaire social informent le texte dans son écriture même. Nous renvoyons pour une définition plus approfondie à l'article d'Alain Montandon paru dans le premier numéro de notre revue : http://sociopoetiques.univ-bpclermont.fr/mythes-contes-et-sociopoetique/sociopoetiques/sociopoetique

Appel à contributions : Le silence en mots, les mots en silence (Quêtes littéraires, nº7)

Submitted by ccarlin on 4 June 2017 - 11:41am

« Mais quand deux hommes s’entretiennent, il y a toujours un tiers présent : le silence ; il écoute. Ce qui donne de l’ampleur à la conversation, c’est que les paroles ne se meuvent pas dans l’espace étroit des interlocuteurs, mais qu’elles viennent de loin, de là où le silence écoute. » Cette phrase de l’écrivain et philosophe suisse Max Picard extraite du Monde du silence (1948) confirme bien qu’il serait faux de prétendre que le silence revient à l’absence de paroles ou de sonorités. Tout au contraire, il peut accompagner les paroles, leur donner du retentissement ou en être l’essor, voire la plénitude, s’insérer entre elles comme un tiers qui prend part à la conversation. Qu’en est-il pour l’écrit et les œuvres littéraires ? Comment saisir le silence en mots, comment l’écrire et quelles sont les modalités du sens qu’il génère ? Dans le septième numéro de Quêtes littéraires nous souhaitons interroger la place et la fonction du silence dans les littératures française et francophone.

Nous proposons de mener la réflexion autour de trois piliers : générique, formel et thématique.

Quant aux genres littéraires, il y en a qui ne trouvent leur réalisation que sans paroles, bien que notés à l’encre. Tel est sans doute le cas de la pantomime qui jouit d’un rapport privilégié au silence. Or, outre les pièces mimées, le théâtre est un art de la parole par excellence, parole théâtrale qui peuple l’espace entre le comédien et le spectateur, mais aussi entre les personnages eux-mêmes. Par conséquent, lorsque les voix se taisent et le silence intervient, ne peut-on parler que d’un malaise, d’une déficience ou d’une lacune ? Et au sein du genre romanesque, quels sont les lieux privilégiés du texte pour exprimer le silence ? Quels types de textes narratifs sont particulièrement propices à la manifestation du silence ? Qu’advient-il des zones du silence en poésie ? Le non-dit, quelle place y occupe-t-il et quelles fonctions peut-il jouer lorsqu’il est enfermé en/entre les vers ?

Le deuxième axe de recherche concerne les dispositifs techniques mis en œuvre par l’auteur pour exprimer le silence à l’écrit et revient à s’interroger comment écrire le silence. Blanc typographique, saut à la ligne, vers pointillés, trois points ou d’autres moyens relevant de la mise en page graphique ou de la ponctuation semblent être les plus évidents pour amener dans le texte l’interruption de l’action, le saut dans le temps ou le non-dit. Cependant, il serait tentant d’examiner les procédés rhétoriques introduisant le silence tels qu’ellipse, prétérition, suspension, parataxte ou autres.

Finalement, les topoï relatifs au silence semblent particulièrement riches pour en choisir en vue d’une analyse intéressante. Sans vouloir prétendre à l’exhaustivité, nous proposons quelques pistes de recherche :

  • différents types de silence : solitaire, partagé, lourd de sens, à contresens ; 
  • le lien qu’entretient le silence avec la nuit, par opposition au couple jour-parole ;
  • la recherche du silence en tant que quête d’apaisement, de recueillement, d’immersion dans un lieu propice ;
  • silence comme moyen d’évoquer les souvenirs ou d’engendrer le retour du refoulé ;
  • silence en tant que déclencheur de la peur, de l’angoisse ou d’un malaise ;
  • le silence et la mort ;
  • le silence manifestant le vide de sens et l’émergence du néant ;
  • le silence et le religieux.

 Par cette invitation nous espérons, d’un côté, donner un apport intéressant à différentes recherches littéraires qui ont eu et ont toujours lieu dans le cadre des littératures française et francophone et, d’un autre côté, envisager la question dans toute sa diversité.

 

Calendrier

La date limite pour l’envoi de la proposition (titre + résumé d’environ 300 mots) est le 15 juillet 2017, à l’adresse quetes-litteraires@kul.pl

Les propositions seront examinées par un comité de lecture.

Les auteurs des propositions seront avisés avant le 20 juillet 2017.

Les normes de rédaction seront envoyées après l’acceptation de la proposition par le comité de lecture.

Langue des contributions : français.

Volume : 25 000 signes, notes et espaces compris.

Délai pour l’envoi des articles : le 15 octobre 2017.

 

La publication du septième numéro de Quêtes littéraires est prévue en décembre2017.

Site web : www.kul.pl/quetes-litteraires

 

Comité scientifique :

José-Luis Diaz (Université Paris VII)

Gérard Gengembre (Université de Caen)

Georges Jacques (Université Catholique de Louvain-la-Neuve)

Edyta Kociubińska (Katolicki Uniwersytet Lubelski Jana Pawła II)

Wiesław Malinowski (Uniwersytet im. Adama Mickiewicza, Poznań)

Bertrand Marchal (Université Paris IV)

Paweł Matyaszewski (Katolicki Uniwersytet Lubelski Jana Pawła II)

Zbigniew Naliwajek (Uniwersytet Warszawski)

Judyta Niedokos (Katolicki Uniwersytet Lubelski Jana Pawła II)

Daniel Sangsue (Université de Neuchâtel)

Gisèle Séginger (Université Paris-Est Marne-la-Vallée)

Magdalena Wandzioch (Uniwersytet Śląski)

Contact pour envoi des résumés et pour toutes informations :

quetes-litteraires@kul.pl

RESPONSABLE :

Quêtes littéraires

URL DE RÉFÉRENCE

http:// www.kul.pl/quetes-litteraires

Source: Fabula

Appel à communications: Venus d’ailleurs : paroles sur les "étranges étrangers"

Submitted by ccarlin on 4 June 2017 - 11:37am

Journée d’études

Venus d’ailleurs : paroles sur les « étranges étrangers » 

Clermont-Ferrand, Centre de Recherches sur les Littératures et la Sociopoétique

CELIS

Équipe « Ecritures et Interactions Sociales »

Programme D’écrire l’Autre

Propositions : avant le 1er septembre 2017

Aller vers l’ailleurs, particulièrement malgré soi, c’est se confronter à l’autre lieu et à ceux qui le peuplent. La mise en récit de l’expérience de ce passage par celui pour qui le voyage est obligé (l’exilé, le captif, l’émigré) livre des représentations indissociables d’une réalité souvent douloureuse, mais fait advenir également des révélations essentielles quant à la construction de l’humain à l’épreuve de l’altérité.*

Pour celui qui est là à l’arrivée des déplacés, des mots rendent compte aussi quelquefois de la réception de cet ailleurs qu’évoque a priori la venue de l’étranger. A partir de la perception d’une distance, celle qui fait aboutir, à la fin de leur périple, ces « hommes de pays loin » (Prévert, « Etranges étrangers ») dans le territoire soudain forcément partagé, l’humanité de chacun trouve à s’interroger face à l’autre. Expérience universelle, comme le rappelle Patrick Chamoiseau, depuis que le monde est monde : « Pas une tribu, pas une culture ou civilisation qui n’ait en quelque heure essaimé sous le désir ou la contrainte. Qui n’ait en quelque moment de ses histoires vu une partie d’elle polliniser le monde. Ou qui n’ait accueilli ou n’ait été forcée de recevoir ce qui provenait d’un bout quelconque du monde, puisant au monde autant que se donnant au monde, s’érigeant en source en asile en refuge, ou réclamant asile et refuge. » (Frères migrants, 2017).  Mais si les migrations n’ont pas d’âge, notre temps de « mondialisation » semble ouvrir plus que jamais l’« ici » de tout homme au « là-bas » de son semblable. 

Ainsi, le « déplacement de notre humanité, de lieux en lieux que la langue et le regard explorent sans relâche » (Pierre Ouellet, L’esprit migrateur, 2003), comme modalité essentielle de notre condition s’exprime sans doute non seulement dans le récit du déplacé, mais aussi dans la parole et la voix de celui qui le reçoit, fût-ce malgré lui. 

Quels mots pour le témoignage, quelles voies empruntées par le discours de celui qui parle du réfugié, de l’exilé, de l’immigré, du migrant ? Si, dans la perspective de Paul Ricoeur, se raconter soi-même c’est créer sa continuité d’existence à l’épreuve de l’autre, rendre compte, à travers sa propre expérience, de celui qui vient, fournit sans doute au sujet l’occasion d’un questionnement perturbateur et essentiel sur lui-même.

L’étude pourra donc porter sur des témoignages comme sur des textes littéraires (roman, théâtre, poésie, voire autres genres) empruntés à une large période, dans lesquels un individu raconte la venue « chez lui » de l’étranger, la manière par laquelle il l’appréhende ou évoque la perception qu’il en a.

On sera sensible à la façon dont s’amorcent à cette occasion les mouvements, manifestes ou diffus, par lesquels l’être se dispose ou non à la rencontre, s’établit au seuil de sa demeure ou se porte au-devant de l’autre, élude ou accueille ce qui, face à la diversité et tout à la fois l’unité de l’humain, l’interroge sur sa propre intimité multiple, évolutive, en devenir.

Les propositions de communications (15 à 20 lignes accompagnées d’un titre et d’une brève présentation de l’auteur) sont à envoyer pour le 1er septembre 2017 aux adresses suivantes : Florence.CLERC@uca.fr et  catherine.songoulashvili@uca.fr

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*La manifestation du 14 novembre 2017 fait suite à la journée d’études organisée le 29 novembre 2016 à la Maison des Sciences de l’Homme de Clermont-Ferrand : « Récits de l’exilé, du captif, de l’émigré : vers l’ailleurs malgré soi » http://celis.univ-bpclermont.fr/spip.php?article1460 .

RESPONSABLE :

Florence CLERC

URL DE RÉFÉRENCE

http://celis.univ-bpclermont.fr/spip.php?article1154

Source: Fabula

Appel à contributions : Confidences

Submitted by ccarlin on 4 June 2017 - 11:32am

Appel à contributions pour l’ouvrage

dirigé par Sylvie Crinquand et Véronique Liard

Université de Bourgogne Franche Comté

 

« Confidence » et « confiance » ont la même racine étymologique. Lorsque, dans sa vie privée, on fait une confidence à quelqu’un, c’est que l’on place sa confiance dans cette personne, que l’on croit en sa fidélité. Les confidences faites à un médecin ou un psychanalyste sont destinées à son seul usage pour qu’il aide le patient sur la voie de la guérison. Les confidences destinées à un(e) ou plusieurs ami (e)s n’ont pas vocation à être diffusées à autrui. Mettre dans la confidence équivaut à construire un espace fermé, réservé, qui n’est accessible qu’à un petit cercle de personnes choisies. Mais ce qui est dit « entre nous » se limite-t-il vraiment à des interlocuteurs privilégiés ?

Au-delà des confidences révélées dans l’espace privé, il y a celles divulguées dans l’espace public. Les autobiographies, les mémoires, l’exposition d’un projet politique, les interviews données dans des journaux, les confessions sur le divan d’un plateau télé et plus récemment encore les blogs, se présentent comme des confidences : la personne qui écrit ou parle semble se dévoiler en partie à son auditeur ou son lecteur, mais  le prétendu sceau du secret est rompu par le nombre de ses bénéficiaires.

Bien des auteurs, à commencer par Saint-Augustin puis Jean-Jacques Rousseau, pour ne citer que les plus célèbres, nous ont conté leur parcours et fait profiter de leurs réflexions. Plus récemment, le goût pour la mise en scène de l’intime a fait fleurir les confidences, que ce soit en musique, dans le cinéma ou dans la presse, comme si la confidence avait valeur de vérité, anticipant dès le début du 20èmesiècle les émissions de télé-réalité actuelles.

La confidence peut être un soulagement et créer un lien plus fort entre deux êtres. Lorsqu’on reçoit une confidence, ne se sent-on pas obligé d’en faire une en retour pour établir une relation de confiance réciproque? Ne représente-t-elle pas aussi une mise en danger, une possibilité de trahison et de vengeance ultérieure si la relation de confiance s’altère par la suite ? Elle peut mener sur une pente glissante par un jeu de questions-réponses qui entraîne toujours plus loin dans les confidences et par suite dans le risque. Dans ces circonstances, la confidence peut avoir plusieurs statuts : révélation intime, exhibition masquée, ou tout bonnement manipulation d’un destinataire crédule. Comment déceler la confidence sincère des « fausses confidences » destinées à manipuler le récepteur du message ?

L’ouvrage se propose d’étudier les différents aspects de la confidence, la nature du lien entre l’émetteur et le récepteur de confidences et/ou les implications de ces confidences. On pourra se demander en quoi la notion de confidence peut affecter le statut et le rôle du destinataire du message confié. On pourra également étudier le lien avec les aveux, extériorisation d’une faute, d’un crime ou d’un amour, ainsi qu’avec  la confession, qui est à la fois confidence et aveu. Les contributions pourront toucher aux domaines de la littérature, de la sociologie, de la psychologie, des sciences du langage et des études filmiques.

Merci d’envoyer votre article au plus tard le 30 septembre 2017 à veronique.liard@neuf.fr et sylvie.crinquand@u-bourgogne.fr

Source: Fabula

Appel à contributions: L’imaginaire de la forêt (Artis Natura, vol. 1, n° 2)

Submitted by ccarlin on 4 June 2017 - 11:29am

L’imaginaire de la forêt – Artis Natura, vol. 1, n° 2 – Printemps/Été 2017

Le comité éditorial d’Artis Natura est à la recherche de contributions à sa plateforme collaborative culturelle en ligne. Le projet Artis Natura a pris la forme d’un blogue où les chercheurs, artistes, et écrivains peuvent partager leurs réflexions sur le thème de l’influence réciproque de l’humain sur la nature.

Ce second numéro s’intéresse à l’univers sylvestre et à ses représentations. La forêt s’est inscrite comme espace en tension entre le réel et l’imaginaire collectif, phénomène qui transparait dans la diversité de ses représentations. Les contributions de différents horizons sont les bienvenues :  Notre approche n’est pas uniquement académique, et a pour ambition de regrouper articles, créations artistiques et littéraires abordant une thématique commune.

Nous vous proposons une liste non-exhaustive d’axes de réflexions potentiels :

  • L’imaginaire de la forêt : la forêt dans les contes et les fables, la forêt dans la religion, la notion de wilderness… 
  • Le rapport forêt/humain : le patrimoine, la forêt comme danger, perspectives autochtones…
  • La forêt comme espace : la lisière de la forêt, le parc, la biodiversité, la forêt comme lieu habitable…
  • Les cycles de la forêt : régénération, les saisons de la forêt, les feux de forêt…
  • La forêt comme ressource naturelle : exploitation forestière, durabilité, forêts protégées ou en danger…

Le projet est bilingue, en français et en anglais, et les contributions dans les deux langues sont acceptées. Les réflexions, entre 1 et 2 pages Word, sont publiées au fur et à mesure de leur soumission. Toute contribution doit être envoyée à l’adresse artisnaturacontact@gmail.com entre le 1er juin et le 31 octobre 2017 et accompagnée d’une courte biographie et d’une photographie de profil. Les contributions répondant à cet appel seront reliées ultérieurement dans une publication papier.

Vous pouvez visiter le site à l’adresse suivante : www.artisnatura.com

 
Source: Fabula

Call for articles: "Wearing Images"

Submitted by ccarlin on 4 June 2017 - 10:47am

We invite all members of the academic community to submit original manuscripts for the sixth issue of Espacio, Tiempo y Forma. Serie VII. Historia del Arte, New Era. Submissions in English, Spanish and French are welcome for the themed dossier. The deadline for submissions is December 1, 2017.

THEMED DOSSIER: "Wearing Images" by Diane Bodart

"Wearing Images" is the title of the themed volume for the sixth issue of the journal that has recently entered a New Era. It will be guest-edited by Diane Bodart, David Rosand Assistant Professor of Italian Renaissance Art History at Columbia University of New York, who has proposed the following thematic framework for this special issue:

In the past decades, studies on the materiality and the efficacy of images, as well as the artistic and social practices related to them, have allowed scholars to explore how much images' making, use, handling, and display contributed to the activation of their powers of presence through their interaction with the viewer. Further, the growing interest in the articulation between the history of art and the anthropology of images has brought to light the close links between the art object and the body: in fact, if the body can be the medium of the animate art object, the art object can potentially act as a substitute of the animate body. But what happens when the body is not the medium but the support of a distinctive image, when it inscribes an image on its own surface, whether directly on the skin or through intermediary props such as clothing or corporeal parure?

Wearing Images aims to investigate the different modes of interaction between the image and the body that wears it in the Early-Modern period (between ca. 1400–1800), when devotional, political, dynastic, or familial images could be worn as medals, jewels, badges, embroidered garments, or tattoos. During processions or public rituals, images could be carried in close contact with the body, as if they were part of it. Sometimes, the body could be entirely wrapped with images and transformed by them, for example through the adornment of armor or carnival costumes.

The volume will address issues such as: the role of images worn on the body in the definition of identity, in the affirmation of group affiliation, and in the construction of the self; the apotropaic dimension and empowering effect created by the contact between the body and the image; the performativity of wearing images on the body in motion and the interaction that it engages between the image-bearer and the image-viewer. Attention will also be devoted to the depiction of the image-bearer, which introduces a potential structure en abyme into the pictorial composition through the inscription of an image within an image.

The volume Wearing Images will consider original papers that investigate the act of inscribing and carrying images on the body in the Early-Modern period, through mediums such as tattoos, jewels, badges, garments, armor, or shields. Contributions discussing the representation of images bearers in works of art are also encouraged. Papers can focus on a particular example or analyze a group of objects. There are no geographic restrictions for the volume, and while the chronology mainly concerns the Early-Modern period, comparative analyses with other periods are also welcome. Please circulate this Call for Papers widely.

Once you have registered and consulted the submission guidelines, please send your proposal on our online journal platform: http://revistas.uned.es/index.php/ETFVII/index http://revistas.uned.es/index.php/ETFVII/about/submissions

If you have any enquiries, please contact the journal editor, Inmaculada Vivas, serie7.revista-etf@geo.uned.es; for queries regarding the e-platform, contact Jesús López revista-etf@geo.uned.es.

Kind regards,

Inmaculada Vivas Journal Editor

CFP: 21st Biennial New College Conference on Medieval & Renaissance Studies

Submitted by ccarlin on 4 June 2017 - 10:44am

The twenty-first biennial New College Conference on Medieval & Renaissance Studies will take place 8–10 March 2018 in Sarasota, Florida. The program committee invites 250-word abstracts of proposed twenty-minute papers on topics in European and Mediterranean history, literature, art, music and religion from the fourth to the seventeenth centuries. Interdisciplinary work is particularly appropriate to the conference’s broad historical and disciplinary scope. Planned sessions are also welcome.

The deadline for all abstracts is 15 September 2017; for submission guidelines or to submit an abstract, please go to http://www.newcollegeconference.org/cfp.

Junior scholars whose abstracts are accepted are encouraged to submit their papers for consideration for the Snyder Prize (named in honor of conference founder Lee Snyder), which carries an honorarium of $400. Further details are available at the conference website.

The Conference is held on the campus of New College of Florida, the honors college of the Florida state system. The college, located on Sarasota Bay, is adjacent to the John and Mable Ringling Museum of Art, which will offer tours arranged for conference participants. Sarasota is noted for its beautiful public beaches, theater, food, art and music. Average temperatures in March are a pleasant high of 77F (25C) and a low of 57F (14C).

More information will be posted on the conference website (http://www.newcollegeconference.org) as it becomes available, including plenary speakers, conference events, and area attractions. Please send any inquiries to info@newcollegeconference.org.

Source: RSA

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