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Calls for Papers/Contributions

CFP: The Artisan's Pen: Writers of the Middling Sort in the 16th and 17th Centuries

Submitted by ccarlin on 8 April 2017 - 10:13am
We are seeking papers for a panel to be held at the annual meeting of the Renaissance Society of America in New Orleans, March 22–24, 2018.
 
Abstracts due May 10, 2017.  
 
The 18th century witnessed an explosion of writing by peasants and artisans, but when one looks to the 16th and early 17th centuries, one finds literary canons dominated by the nobility and those they patronized. The result is a warped picture of early modern culture as dominated by the wealthy and powerful and those who served their varied interests. But commoners also produced texts: Thomas Deloney, “the balleting silk-weaver,” Hans Sachs, the “shoemaker poet of Nuremberg,” Giambattista Casale, the carpenter turned chronicler—there were numerous 16th and 17th century artisans and peasants who took to writing.
This panel seeks papers about laborers (peasants, weavers, shoemakers, etc.) who also wrote even as they continued to identify themselves by their trade or economic status. We are especially interested in commoners who wrote not for elites but for other commoners. Papers on artisan or peasant writers from England or the continent are welcome as are papers which extend the discussion to Africa, the Americas, Asia, or Australia. Email abstract and short cv to Scott Oldenburg (Tulane University) by May 10soldenbu@tulane.edu.
 
Source: RSA

Appel à contributions : Dictionnaires et recueils de femmes ou d’hommes célèbres ou illustres.

Submitted by ccarlin on 5 April 2017 - 4:10pm

Numéro spécial : Les Grandes figures historiques dans les lettres et les arts, 2018.

Genre moral ou édifiant, le recueil d’hommes ou de femmes illustres a connu des évolutions qui reflètent des changements dans le rapport à l’histoire et aux données historiques. De l’hagiographie sainte à l’hagiographie laïque, ces ouvrages posent à la fois la question de la valeur de l’exemple et celle de la portée, souvent politique, de la mémoire, en particulier pendant la Révolution française et au cours du XIXesiècle. Dès 1800, avec le Dictionnaire biographique et bibliographique portatif des personnages illustres de tous les siècles et de tous les pays du monde, avec les dieux et les héros de la mythologie de Gabriel Peignot, la forme du dictionnaire témoigne notamment d’une rationalisation des répertoires de noms qui sont autant d’appels au souvenir, pour donner soit des modèles à suivre, soit, de façon plus problématique, des modèles à éviter. A la fin du XIXe siècle, le modèle du dictionnaire biographique devient, dans la Revue historique, un moyen pour mesurer le degré d’avancement d’une école historique nationale, tant la forme s’est imposée.

Ce numéro souhaite étendre des recherches qui ont été menées notamment par Patrick Baker (Biography, Historiography, and Modes of Philosophizing, The Tradition of Collective Biography in Early Modern Europe, Brill, 2017).

Pistes à explorer (liste non exhaustive) :

Les recueils des femmes et des hommes illustres

Le moment des dictionnaires biographiques

Les Dictionnaires biographiques en France et à l'étranger

Quels sont les noms qui ont été retenus par les répertoires ?

Les tentations romanesques et le rôle des anecdotes dans ces répertoires

Les modalités de l’édification.

Les histoires scandaleuses dans les répertoires : une contre-édification

 

La revue propose une double relecture des articles. Les articles seront joints sous une double forme : un fichier avec le nom et le prénom et l’institution à laquelle appartient l’auteur de l’article, un fichier anonyme, pour l’évaluation de l’article. Une fois l’article sélectionné, l’auteur recevra un mail de confirmation. Il s’engage ensuite à répondre aux questions des éditeurs et à suivre les recommandations des évaluateurs dans l’espace de 2 mois après la réception du mail de confirmation.

Les articles hors-thème peuvent être également envoyés à la revue, ainsi que des comptes rendus d’ouvrage. Les articles peuvent être en français, anglais ou allemand.

Pour toute correspondance et pour toute soumission d’article :

fiona.mcintosh-varjabedian@univ-lille3.fr

alison.boulanger@univ-lille3.fr

Date limite de remise des articles : 15 septembre 2017

 

 

Appel à communications: La nostalgie dans tous ses états

Submitted by ccarlin on 5 April 2017 - 4:07pm

Université de Lorraine (Nancy) - 30 novembre, 1er et 2 décembre 2017

Date limite de réception des propositions : 30/04/2017

« La nostalgie est, elle aussi [comme Ulysse], rusée et polytrope, aux mille tours. » (B. Cassin)

Bien que le mot lui-même soit assez tardif (1688), il semble néanmoins que le sentiment nostalgique ait déjà imprégné sociétés et cultures depuis l’Antiquité. Ainsi la nostalgie, « virtualité anthropologique fondamentale » (J. Starobinski), est-elle une attitude humaine abondamment exploitée par la littérature avant d’être qualifiée par un nom savant, passé ensuite dans la langue commune.

Origine de la nostalgie entre médecine et littérature

La diachronie nostalgique fait apparaître deux moments, deux orientations liées à deux champs sémantiques. D’une part, quelques grands textes épiques qui, en fondant une poétique de la nostalgie dont se nourrissent très vite la mémoire littéraire et la tradition intellectuelle occidentales, délimitent et organisent un usage littéraire et connotatif de la nostalgie. D’autre part, avec la naissance du mot par le médecin mulhousien Johannes Hofer (1688), le sentiment nostalgique devient une attitude pathologique, une maladie de l’imagination naissant d’un « dérèglement de l’imagination » (Hofer) — la douleur dont souffraient les soldats suisses lorsqu’ils avaient « perdu la douceur de leur patrie [...] depuis longtemps dénommée Heimweh dans leur langue » (Hofer), et que les Français appelaient le « mal du pays » — et étudiée de façon descriptive. La tradition médicale a entretenu un temps cette démarche descriptive fondée sur la recherche des causes morales d’un mal physique — à l’origine d’une abondante biographie — avant que la psychiatrie ne s’en empare pour décrire, après 1945, les conditions des réfugiés et des exilés. La tradition artistique, une fois que l’état affectif a été nommé, s’est enrichie de certaines correspondances, superpositions que la phénoménologie médicale avait suggérées. Aussi le mot nouveau devient-il concept réévaluant les contours définitoires et drainant avec lui tout ce qui était resté diffus dans un « surcroît de définition » (Starobinski) et entre dans le champ des sentiments pour devenir un terme de la littérature et de moins en moins un terme scientifique. L’accélération de sa diffusion littéraire, nous le savons, eut lieu à l’époque romantique. Soumise au traitement des poètes et des écrivains, « la nostalgie s’ouvre dans un éventail de sentiments [...] se contamine avec toutes les formes d’une sensibilité qui connaît l’abandon à la rêverie et la blanche torpeur du spleen, elle devient en somme le rivage sensible, dentelé et irrésolu de la mémoire » (A. Prete).

Une affection de l'ailleurs et du jadis

La nostalgie est étymologiquement et littérairement évoquée comme une émotion du retour, de la remontée vers les origines. Kant — dans son Anthropologie du point de vue pragmatique (1798) — fut parmi les premiers à souligner que le désir nostalgique ne veut pas retourner à un lieu mais à un temps où il y a de la place pour la reconstruction d’un passé personnel. Le « mal du pays », la « douleur du retour » s’imposent comme le regret du pays perdu se combinant avec l’idée d’un retour possible vers ce pays et donc aussi d’un retour dans le temps. Associant patrie, retour, avenir, l’arc temporel se dialectise entre le passé-éden, la complainte du présent et le chant de l’avenir. La dimension spatiale s’enrichit d’une dimension temporelle : la nostalgie est donc une maladie de l’espace et du temps qui concerne le jadis et l'ailleurs. Il y aurait la nostalgie du temps, d’un temps révolu, irréversible, qui plus jamais ne sera celui qui a été vécu, et celle du lieu qui serait a priori un mal plus curable, une nostalgie plus guérissable dès lors que le retour est un horizon (V. Jankélévitch). On passe alors d’une pathologie objective (mal du pays - affection du corps) à une métaphore qui densifie et alourdit le présent du regret de ce qu’il n’est pas, ce qu’il n’est plus ou ce qu’il ne sera jamais. Ainsi trois dimensions temporelles alimentent-elles la nostalgie : le regret du passé, l’insatisfaction du présent, et le désespoir de l’avenir. La nostalgie se situe à la croisée entre passé et futur, entre regret du pays et du temps perdus et désespoir d’être dans un autre pays et un autre temps (P. Dandrey). C’est en cela et pour cela que la nostalgie est décentrement, spatial et temporel.

Nostalgie, imagination et mémoire

Dans la représentation nostalgique de la vie antérieure, la conscience imageante prend toute sa place et se projette vers le lieu et surtout le moment du passé pour se les présentifier dans une déformation rétrospective du présent disparu qui participe amplement de la souffrance nostalgique. L’imagination créatrice est fille de la mémoire ; aussi parler de la nostalgie est-ce parler de mémoire, de temps et de narration (C. Mirabelli).

Nostalgie et exil, souffrance et bonheur

Le travail de construction mémorielle fantasmée se heurte irrémédiablement et irrévocablement à la marque du temps : il y a une souffrance inconsolable de prendre conscience que le paradis, l’éden reconstruits par le souvenir recèlent en eux la promesse de leur évolution, de s’apercevoir que, comme tout a changé, le pays n’est pas aussi beau qu’on l’imaginait dans sa mémoire et que la tristesse de la perte était inutile. Au centre de la nostalgie point l’idée métaphysique que le retour ne préservera pas du fait que, même dans les lieux qui sont les lieux du passé et figés par la mémoire, le temps a continué d’exister. Le nostalgique est un étranger, un exilé, « [il] est en même temps ici et là-bas, ni ici ni là-bas, présent et absent, deux fois présent et deux fois absent » (V. Jankélévitch), distrait au monde, « envoûté par l’alibi du passé », dans une espèce d’ubiquité construite, absente et présente. Se pose donc la question de l’état du retour qui est une confrontation avec l’espace et l’écoulement du temps : comment retourner là-bas après avoir été ici ? Comment vivre ici après avoir été là-bas ? Si les exilés qui retournent dans leur pays souvent le perdent deux fois, pour certains — exilés politiques, particulièrement — l’exil est libérateur.

Nostalgie héroïque/ les héros nostalgiques

La tradition littéraire a consacré Ulysse comme le héros du no sto s et Y Odyssée comme « l’épopée fondatrice de la nostalgie » (M. Kundera). Chez Ulysse, se concentrent à la fois le regret d’Ithaque, l’insatisfaction de ne pas pouvoir y revenir et le désespoir de ne jamais y parvenir. Mais le retour n’est pas sans mal ; c’est pourquoi Jankélévitch considère que Ulysse a certes eu la nostalgie d’Ithaque mais aussi peut-être la nostalgie de la nostalgie une fois revenu à Ithaque, la nostalgie du voyage, de l’aventure, de « l’exploration passionnée de l’inconnu » (M. Kundera). Et Barbara Cassin, repérant « les deux faces » de la nostalgie, celle de l’« enracinement » et celle de « l’errance », reconnaît en Ulysse « l’aventurier, le nomade, citoyen du monde jusqu’en ses confins, chez lui partout et nulle part ». Que reste-t-il de la nostalgie une fois que l’on a retrouvé l’endroit dont on avait la nostalgie ? Par ailleurs, le mythe d’Orphée et celui d’Aristophane dans le Banquet renvoyant tous deux à la séparation, à la déchirure et à une souffrance ontologique (surtout pour le mythe d’Aristophane) ne seraient-ils pas par excellence le mythe de la nostalgie ?

Axes de recherche

Il importera tout d’abord de mieux cerner l’ontologie nostalgique qui ne trouve de réalité et d’existence linguistique qu’avec la construction néologique de Johannes Hofer (1688). Cette question philosophique — savoir si l’on peut dire qu’un sentiment existe dans sa nuance tant qu’il n’est pas nommé — permettra, d’une part, de préciser les proximités et les différences entre le nostos, et d’autres notions et d’autres sentiments auxquels il est associé. D’autre part, il sera opportun de s’attacher à préciser les liens thématiques et conceptuels qui associent la nostalgie à la mélancolie, à l’exil, à la déchirure et au décentrement, au voyage et à la migration. Enfin, il restera à prendre en considération les modalités de la rhétorique et de l’esthétique nostalgiques qui témoignent du passage de la pathologie objective à la métaphore de celle-ci.

Liens thématiques

Nostalgie, déchirure, douleur, exil, imagination, langue, mémoire, mélancolie, origine, original, ostalgie, retour, trace, vestige(s).

Le colloque se tiendra en français et il est ouvert à toutes les aires linguistiques et culturelles. Les objets d’étude seront pluridisciplinaires (textes littéraires ou non, cinéma, théâtre, beaux-arts, musique, philosophie, phénomènes sociaux, médicaux) et les approches pourront être théoriques ou analytiques. Le type d’approche choisi, le corpus d’étude ainsi que les notions utilisées devront cependant être clairement indiqués et définis dans les résumés comme dans les présentations.

Responsables scientifiques : Estelle Zunino et Patrizia Gasparini Équipe de Recherche : LIS (EA 7305) — Littératures, Imaginaire, Sociétés

Modalités de soumission des propositions de communication : Date limite de réception des propositions : 30/04/2017 Notification d’acceptation aux auteurs après examen par le comité scientifique : 31/05/2017

Format des propositions : a) 1 page isolée comportant le nom, l’appartenance institutionnelle, le grade, le titre de la communication et les coordonnées de l’auteur (adresse professionnelle, adresse personnelle, adresse électronique et téléphone) b) Sur 1 autre page : un résumé de 15 à 20 lignes en français ou en anglais (Word, Times 12, interligne 1,5) présentant le corpus étudié, les idées principales, le raisonnement et les conclusions générales, et précisant le cadre et les notions. 3 mots-clés devront également être mentionnés.

Langue du colloque : français. Les communications seront de 20 minutes, suivies de 10 minutes de questions. Les actes du colloque (avec comité de lecture) seront publiés à l’issue de la manifestation. Les consignes éditoriales seront envoyées avec la réponse.

Les propositions de communication seront adressées à : colloque.nostalgie.nancy.2017@gmail.com

Frais d’inscription pour les intervenants : 20 €. Les versements seront à effectuer sur place. Les frais de déplacement et d’hébergement ne sont pas pris en charge. Les déjeuners seront offerts aux intervenants.

CFP - ESSHC 2018 - Criminal Justice Network

Submitted by ccarlin on 5 April 2017 - 3:19pm
Belfast, 4 – 7 April, 2018
Proposals due 1 May 2017
 
The Criminal Justice Network explores all aspects of crime, policing, justice and punishment in all societies, but with a particular focus on the early-modern and modern periods.
Chairs:
Zoe Alker
University of Liverpool
z.alker@liverpool.ac.uk (link sends e-mail)
Heather Shore
Leeds Metropolitan University
h.shore@leedsmet.ac.uk (link sends e-mail)
Marion Pluskota
Leiden University, NL
m.pluskota@hum.leidenuniv.nl (link sends e-mail)
 
Call for Papers
The Criminal Justice History Network is one of the largest networks at the ESSHC. It has a lively, inquisitive yet collegial atmosphere, and welcomes contributions from scholars all over the world whatever their career stage. The network serves particularly as a forum which brings North American and European scholars into contact with researchers from other parts of the world. The network is currently co-chaired by Heather Shore (Leeds Beckett University), Marion Pluskota (University of Leiden) and Zoe Alker (University of Liverpool).
 
The co-chairs invite proposals for panel sessions and individual papers for the next meeting of the ESSHC, in Belfast, 4 – 7 April, 2018.  Panel sessions last two hours, and generally include four papers on a specific theme, usually followed by a short discussant presentation, and with a chair.  Ideally, panel contributors should come from a mix of countries, and certainly a mix of universities.  We are particularly interested in proposals for comparative and/or inter-disciplinary thematic panels, but we will be happy to discuss any ideas you wish to put forward.  The earlier you contact us, the more advice we’ll be able to offer. There is also scope for proposing an individual paper (of c.20 minutes). Usually, there are far more papers and panels proposed than can be fitted within the available amount of sessions. Therefore, each participant is only allowed to present one paper. If your individual proposal is accepted, we will either place it within an appropriate session, or put together a composite panel of related or cognate submissions. By exception, we will put five papers in one session.  Again, if you would like advice on framing a proposal, do please contact us to discuss your ideas.  At the conference, the chairs will inform you about the choices made during the network session.
 
The deadline for submitting proposals via the ESSHC website (using the online registration system) is 1 May 2017. Regardless of whether you have already discussed your plans with us, you will still need to register and submit your proposal officially via this route. For those of you preparing panel sessions, it is possible for the chair/organiser to propose the entire session en register its participants (although the individual participants will still need to handle the final registration later on). Please note that the ESSHC offers substantial discounts for postgraduates but is not able to fund travel or subsistence expenses for any category of speaker, and so if you are seeking to organise a panel you will need to make sure that all your speakers are aware that they’ll have to cover their own costs.
 
Once again, please do contact one of us if you would like to discuss proposing a paper or a panel.
 
Heather Shore (h.shore@leedsbeckett.ac.uk (link sends e-mail))
Marion Pluskota (m.pluskota@hum.leidenuniv.nl (link sends e-mail))
Zoe Alker (z.alker@liverpool.ac.uk (link sends e-mail))
 

Appel à communications - Journée d'études "Savoirs du théâtre. Histoire d'un dispositif"

Submitted by ccarlin on 2 April 2017 - 12:05pm
23 juin 2017, EHESS (Paris)
Propositions: avant le 30 avril 2017
Organisateurs :
Frédérique Aït-Touati (CRAL, EHESS/CNRS),
Alexeï Evstratov (Dahlem Humanities Centre, Freie Universität Berlin)
 
Argumentaire et thématiques :
Le théâtre s’affirme depuis longtemps comme un lieu privilégié d’observation et d’étude de la vie : vie sociale avant tout, lorsqu’il s’agit des spectacles dramatiques et de la métaphore théâtrale qu’on a convoqués pour expliquer le monde social, mais aussi vie sensible, et, dans une certaine mesure, vie biologique. Nous aborderons les types de savoirs (sociaux, anatomiques, politiques) produits par le théâtre, afin de penser celui-ci comme laboratoire. Le but de cette journée d’études sera de nous interroger sur les capacités exploratoires et heuristiques du dispositif théâtral. Quel observatoire particulier la scène et la salle constituent-elles ? La journée accueillera des interventions dans toutes les disciplines qui étudient la production des savoirs dans et par le théâtre dans l’histoire, des performance studies à l’histoire de l’architecture, de l’histoire du théâtre à la philosophie. Il s’agira de faire apparaître les problématiques communes s’articulant autour et à partir de la notion d’expérience, de test, ou bien d’épreuve, proposée ici comme point de départ à la réflexion théorique et à la reconstitution historique.
 
Le théâtre se présente comme un laboratoire où la séparation entre la nature et la société à la fois se cristallise et se gomme au sein de l’illusion soutenue par le dispositif artistique. L’histoire de ce dispositif, entendu dans le sens de Foucault, est en effet indissolublement liée à l’histoire de l’observation, scientifique et morale, du vivant, les théâtres anatomiques témoignant de cette fonction particulière, et première, du bâtiment théâtral. Le spectacle dramatique, dès ses premières théorisations chez Aristote, se structure autour de l’imitation du vivant dans sa version socialement située. Du côté de la salle, les spectacles offrent une possibilité d’observation d’une société ou d’autres « communautés imaginées » (dont le « peuple » ou la « nation »), exposées devant l’œil du monarque ou du public souverain.
 
La journée d’étude a pour objectif d’explorer les aspects du théâtre qui ont été désignés dans la théorie et mobilisés dans les pratiques ordinaires et savantes pour la production de connaissance. Il s’agit de croiser deux programmes de recherche et deux grandes problématiques : d’une part, nous explorerons la portée cognitive du dispositif théâtral, y compris en dehors de la salle de spectacle, d’autre part, nous proposons d’envisager les effets de l’expérience théâtrale historiquement et socialement située sur la fabrication du savoir, notamment du savoir social, mais aussi technique et scientifique.
Quatre axes de réflexion sont ainsi envisageables :
 
         1.  Quels savoirs ?
Si l’on peut observer, voire tester et expérimenter au théâtre, pour quels types d’épreuves le théâtre est-il un lieu ou un dispositif propre et légitime ? Autrement dit, quels savoirs le spectacle théâtral produit-il ? On réfléchira par exemple aux modalités de visualisation et de représentation de ce qui est invisible ou irreprésentable (comme, par exemple, le « global », la « totalité », etc.), à la capacité qu’a la scène d’accueillir autre chose que des représentations de la vie humaine, au statut des savoirs techniques ou architecturaux, etc.
 
         2.  Quels sujets du savoir ?
Quels sujets du savoir le théâtre crée-t-il ? D’après l’hypothèse forte de Foucault, développée par la suite par Agamben et autres, un dispositif produit à la fois un savoir et les sujets de ce savoir. Afin de vérifier cette hypothèse et peut-être en proposer d’autres, il semble nécessaire de mener une enquête diachronique et comparatiste sur les cadres théâtraux, les discours et les pratiques qui y sont associés, à commencer par les régimes d’accès et la censure qui créent ou font perpétuer les inégalités entre les publics. 
 
          3.  Quels protocoles ?
La reconstitution du protocole de l’expérience s’avère nécessaire pour étudier les interactions au sein du dispositif théâtral. D’autant plus que des changements dans le protocole structurent les divergences et les convergences d’une expérience théâtrale sans pourtant la rendre véritablement programmable. Quelles sont les scénographies des épreuves théâtrales ? Dans quelle mesure le public peut-il agir ? Les notions de contrainte et de perturbation seront au cœur de ce questionnement.
 
          4.  Vivre le spectacle : de l’expérience située.
Le public du théâtre se montre et s’observe à la fois comme un conglomérat d’individus et comme des groupes sociaux rangés. Ce faisant, le spectacle crée nécessairement son public en tant qu’unité réceptive, comme le rappelle Michael Warner. Comment les sujets réels vivent-ils les séances théâtrales ? On explorera les diverses sources disponibles pour la reconstitution de telles expériences, notamment afin de tracer l’intégration des savoirs du théâtre au sein des connaissances des individus. Quelle transformation le savoir subit-il en dehors de ce laboratoire ? 
 
Échéances :
Nous acceptons les propositions de communications de 300 mots maximum envoyée avant le 30 avril 2017 aux organisateurs : Frédérique Aït-Touati (f.aittouati@gmail.com) ; Alexeï Evstratov (evstratov@zedat.fu-berlin.de).
 
Langues de travail :
Le français et l’anglais. 
Format :
 
Afin de rendre cette rencontre aussi fructueuse que possible, nous proposerons aux intervenants de faire circuler une page d’argument quinze jours avant la journée d’étude.
 
Références :
Agamben, Giorgio, Qu'est-ce qu'un dispositif ?, Paris, Payot & Rivages, 2007.
Biet, Christian, « Séance, performance, assemblée et représentation : les jeux de regards au théâtre (XVIIe-XXIe siècle) », Littératures classiques, 3/2013 (N° 82), p. 79-97.
Bleeker, Maaike (ed.), Anatomy Live: Performance and the Operating Theatre, Amsterdam UP, 2008.
Camp, Pannill, The First Frame. Theatre Space in Enlightenment France, Cambridge, Cambridge UP, 2014.
Campos, Liliane, Sciences en scène dans le théâtre britannique contemporain, PUR, 2012.
Coppola, Al, The Theater of Experiment. Staging Natural Philosophy in Eighteenth-Century Britain, Oxford UP, 2016.
Friedland, Paul, Political Actors. Representative Bodies and Theatricality in the Age of the French Revolution, Ithaca and London, Cornell UP, 2002.
Goffman, Erving, Les Cadres de l’expérience, Paris, Éditions de Minuit, 1991.
Nachi, Mohamed, Introduction à la sociologie pragmatique. Vers un nouveau “style” sociologique ? Paris, A. Colin, 2006.
Ravel, Jeffrey S., The Contested Parterre: Public Theater and French Political Culture, 1680-1791, Ithaca and London, Cornell UP, 1999.
Schramm, Helmar, Schwarte, Ludger and Lazardzig, Jan (ed.), Collection, Laboratory, Theatre - Scenes of knowledge in the 17th century, De Gruyter, 2005.
Turner, Henry, The English Renaissance Stage. Geometry, Poetics, and the Practical Spatial Arts 1580-1630, Oxford UP, 2006.
West, William, Theatres and Encyclopedias in early modern Europe, Cambridge UP, 2002.
 
Dr Alexei Evstratov
 
POINT Fellow
Dahlem Humanities Center
Freie Universität Berlin
Habelschwerdter Allee 45
14195 Berlin Germany
 
Chercheur associé 
Centre de Recherches sur les Arts et le Langage
Ecoles des Hautes Etudes en Sciences Sociales
96, bd Raspail -- 75006 Paris -- France

Appel à communications: COLLOQUE INTERNATIONAL « La Tunisie sous la plume des Voyageurs à l’Epoque Moderne »

Submitted by ccarlin on 31 March 2017 - 9:25am

Carthage, le 26 et le 27 octobre 2017

Propositions : avant le 7 mai 2017

La Tunisie ayant beaucoup plus inspiré les  voyageurs à l’époque contemporaine (coloniale et post - coloniale), il nous a paru intéressant d’inviter universitaires et chercheurs à se pencher sur sa représentation lors des  siècles ayant peu retenu l’attention, c'est-à-dire à l’époque moderne (1492 à 1789).

L’objet de ces 2 journées serait de tirer de l’oubli les traces écrites léguées par  historiens, géographes, diplomates, archéologues, scientifiques, voyageurs d’occident ou d’orient. Il s’agira de souligner les différents aspects qu’offrait la Tunisie au miroir des récits de voyage.

Les intervenants pourraient ainsi établir les jalons d’une mémoire de près de 3 siècles, mettre en lumière et explorer des sources nouvelles. Les méthodes pourraient se croiser et les regards pourraient avec profit se rencontrer.

Trois axes d’étude sont envisagés :

1-Le premier entreprendra de poser le rapport de l’écriture à la réalité et de s’interroger sur sa part de vérité. Ce genre multiforme se veut objectif, neutre, rendant avec exactitude des faits historiques, mais il  peut être aussi à la merci de l’écriture fantaisiste, romanesque, reconduite en clichés, faisant appel aux  poncifs littéraires au point de transformer la terre visitée en  lieu de fantasmes.

2-Le second cernera l’apport de ce genre à la connaissance de l’Autre  dans ses différences fondamentales d’où l’enrichissement culturel, voire l’intérêt documentaire de ces écrits.

3-Le troisième sera une synthèse de la Tunisie aux civilisations multiples, carrefour en  Méditerranée et  au confluent de l’orient et de l’occident.

Ce Colloque aura lieu à l’Académie des Sciences, des Lettres et des Arts ‘Beït El Hekma à Carthage, les jeudi 26 et vendredi 27 octobre 2017.

Les propositions devront parvenir au comité scientifique avant le 7 mai 2017 accompagnées d’un résumé d’une dizaine de lignes et d’un bref CV précisant l’institution d’origine, les titres et les dernières publications.

L’Académie des Sciences, des Lettres et des Arts ‘Beït El Hekma prendra en charge les frais de séjour des collègues étrangers et la publication des actes.

Langues du colloque : Arabe, Français.

Alia Baccar Bournaz

19, rue de la Kahéna-Tunis 1082

Tel : 216 71 801 006 / 216 96 12 55 50

Mail : alia.baccar@planet.tn

On History’s Stage: Theatre and Performance in the French Atlantic Slave Colonies

Submitted by ccarlin on 30 March 2017 - 9:47pm

February 8-9, Baton Rouge, Louisiana and May 16-17 in Fort-de-France

Proposals due 30 June 2017

 

This two-part international conference, co-sponsored by Louisiana State University and the Université des Antilles-Martinique, seeks to bring together scholars from a variety of disciplinary backgrounds to expand the contemporary understanding of theatre and performance in the French Caribbean under the ancien régime. Theatre, arguably the defining artistic expression of the Bourbon monarchy, figures as a central aspect of metropolitan France’s political, intellectual, and social cultures, but its impact in the Antillean and Louisiana colonies remains to be told. Our conference, and the anticipated bilingual publication that will emerge from it, seeks to redress this oversight through scholarship that highlights the specificities of early modern and Enlightenment theatrical culture in context of France’s slave-based colonial empire.

 

We are particularly interested in interdisciplinary approaches and welcome a diversity of methodological approaches. Our three main axes of inquiry are bodies, spaces, and texts. Our goal is a far-ranging, innovative, and stimulating conversation on this under-studied domain of ancien régime theatrical culture.

 

Contributions may address one or more of the following themes:

  • ·      Theatre actors and audiences, as well as administrative and technical staff
  • ·      Casting practices, pay, and professional life of performers
  • ·      Social status of performers in the colonies
  • ·      Performance protocols and colonial standards of behavior / corporeal expression
  • ·      Enslaved bodies and performance culture
  • ·      The body politic and the performing body in the colonial space
  • ·      Afterlives of colonial performance
  • ·      Reception and/or continued presence of ancient régime theatre and performance in the modern and contemporary Caribbean basin
  • ·      Sites and material conditions of performance
  • ·      Public theatre vs. private theatricals
  • ·      Theatre architecture and colonial urbanization
  • ·      Colonial ecology and geography on stage
  • ·      Theatre and maritime circulation
  • ·      Repertoires of Antillean theatre before 1848
  • ·      State and stakes of critical writing on theatre and performance in the colonies
  • ·      Modalities of publication, dissemination, and censorship
  • ·      Colonial re-readings of classical French theatre
  • ·      Representations of slavery on the French-language stage
  • ·      Dramatic inheritances of the French Atlantic empire

We invite proposals for 30-minute presentations, which may subsequently be revised for publication in a peer-reviewed collective volume. Our two journées d’étude are to be held on February 8-9 in Baton Rouge, and May 16-17 in Fort-de-France, respectively. Applicants should specify which session they wish to attend.

Please send proposals in English or French (not to exceed one page) and a brief biographical statement to both Jeffrey Leichman (jleichman@lsu.edu) and Karine Bénac-Giroux (Karine.Benac@univ-antilles.fr) by 30 June 2017. Decisions will be sent out by August 2017.

Appel à contributions: Emotions de l’Ancien Régime (XVIIème-XVIIIème siècles)

Submitted by ccarlin on 24 March 2017 - 5:33pm

Le Monde français du XVIIIe siècle

Eighteenth Century French World Group

http://ir.lib.uwo.ca/mfds-ecfw/

Emotions de l’Ancien Régime

(XVIIème-XVIIIème siècles)

 

L’un des tropes contemporains sur l’émotion est la relation, dévoilée par les

neurosciences, entre ces deux domaines qu’on croyait distincts, la cognition et les

affects. Selon António Damàsio, cette relation mise à jour constituerait signerait

définitivement « l’erreur de Descartes » (1995).

 

A chaque époque, son savoir sur les émotions, mais aussi « son » émotion : sa

sensibilité, ou même une image singulière qui lui appartient en propre ou que la

postérité a figée. Le double ouvrage collectif Histoire des émotions, dirigé par Alain

Corbin, Jean-Jacques Courtine et Georges Vigarello (2016), saisit depuis l’Antiquité

jusqu’à la fin du XIXe siècle les expressions de l’âme qui disent quelque chose de leur

temps, des larmes d’Achille de l’Antiquité jusqu’à la théorie des humeurs, passant par

l’extase médiévale et la colère des princes.

 

Si les emotion studies sont en plein essor dans les études littéraires, en esthétique et

en histoire (voire Bouju et Gefen 2012, Vernay 2013, le projet multidisciplinaire

australien « The History of Emotions 1100-1800 », ou encore la série d’émissions de

France Culture consacrée aux émotions en 2016), l’on peut cependant penser au

champ disciplinaire tantôt délaissé et faisant tantôt retour qu’est la rhétorique : Gisèle

Mathieu-Castellani (2000) rappelle à ce titre que l’oratio latine est avant tout une

« entreprise de séduction » avant de s’adresser à la raison (le domaine du sermo) de

l’auditoire.

 

La différence actuelle des récents travaux concerne tout d’abord l’aspect volontiers

transversal de l’entreprise de recherche sur les émotions, alliant analyse du discours et

interaction entre l’esthétique et le privé, qui peut éventuellement situer l’émotion dans

une perspective de genre, de milieu ou de race ; d’autre part le dévoilement d’objets

oubliés, de tableaux énigmatiques, de lettres et de discours mineurs qui révèlent les

mouvements de l’âme de leurs producteurs, récepteurs ou commentateurs. Enfin, la

littérature, en particulier, aurait vocation à nous enseigner un savoir sur les émotions

(voire Patrick Colm Hogan 2011).

 

En vue de la parution prévue du nouveau volume de la revue électronique Le monde

français du XVIIIe siècle, nous accueillons diverses contributions de la part des

chercheurs et doctorants qui travaillent sur le XVIIe et/ou le XVIIIe siècle, aussi bien en

littérature, en histoire, en histoire de l’art ou des idées.

 

Au XVIIe siècle, les premiers dictionnaires révèlent la difficulté taxonomique du terme

« émotion ». Pour Pierre Richelet (1680), l’émotion est un « trouble », une « sédition »

ou un « tremblement » qui excite l’agent. Antoine Furetière omet le substantif de son

Dictionnaire universel (1690) tandis que le Dictionnaire de l’Académie française (1694)

décrit que l’émotion est une « altération, mouvement […] dans les esprits ». L’on passe

de la turbulence sociale et politique qui marque le règne d’Henri IV à l’époque de la

raison où l’émotion est plus restreinte, plus intériorisée quoique toujours sociale.

Du rire aux larmes, les auteurs du Grand Siècle mettent en lumière la relation entre

l’émotion et le public, le comportement et sa réception. Pour convenir à sa portée

didactique, la littérature agit comme « miroir » selon la formule de Cureau de la

Chambre (1669), une réciprocité qui permet ou la purgation des passions excessives ou

le rire partagé. Hélène Merlin-Kajman (2009) le dit justement : « L’émotion est

mouvement communiqué. »

 

Le siècle des Lumières est indiscutablement celui de l’émergence d’une multitude

d’affects contradictoires, prolongeant ou contredisant les vues du siècle précédent avec

l’invention d’un moi « météorologique » — qui agit même comme cause déterministe

dans l’histoire des peuples selon Montesquieu — à l’apparition de l’âme sensible avec

Rousseau. On pourrait aussi se demander dans quelle mesure la notion d’énergie

(Delon 1988) contient ces différents développements.

 

La « Révolution du sourire » qui s’épanouit au XVIIIe siècle (Jones 2014) est à l’image

de tant d’idées du siècle : d’abord sous-terraine et séditieuse, puis se propageant de

manière fulgurante en peinture et dans les salons parisiens pour s’éteindre tout aussi

rapidement mais pour longtemps, puisque le sourire ne ressurgit qu’au XXe siècle dans

les publicités et à Hollywood. C’est en effet le rire sous toutes ses formes qui va le

remplacer, le gros rire grinçant de la Révolution (de Baecque 2000).

 

Les contributions pourront porter par exemple sur :

- L'émotion et la sensation ; l'émotion retenue ou au contraire confortée par la raison.

- L'émotion vraie ou feinte

- Cynétique et propagation des émotions

- Les codes de l'émotion

- L'émotion contractuelle

- Toutes les émotions : colère, rire, terreur, pitié, honte, mélancolie, haine… dans leurs

expressions littéraires ou artistiques aux XVIIe et XVIIIe siècles

- Des stratégies rhétoriques relatives à un champ artistique : catharsis pour le théâtre,

essor du récit d’épouvante, essor de la littérature satirique et libertine, développement

du récit autographe et de sa stratégie de sincérité, correspondance religieuse et

mondaine…

- Des théories ou des savoirs sur les affects aux XVIIe et XVIIIe : théorie des humeurs,

discours sur les passions et les caractères, notion d’impression sensualiste…

- Expression de l’amitié ou de la rivalité intellectuelle, artistique ou littéraire

- La bienséance et la malséance aux XVIIe et XVIIIe siècles : respect et digressions

- Didactique et divertissement ; la littérature moraliste

 

Prière d’envoyer une courte proposition (max. 300 mots) ainsi qu’une brève notice biobibliographique

avant le 15 mai 2017 aux éditrices :

Jessy Neau (jneau@uwo.ca) et Heather Kirk (hkirk4@uwo.ca)

Les articles dont la proposition aura été acceptée seront compris entre 3000 et 7000

mots environ et seront à remettre avant le 30 septembre 2017.

Les articles peuvent être en français ou en anglais.

 

Travaux cités

Emmanuel Bouju et Alexandre Gefen (dir.), Modernités, n° 34, 2012 : "L'Émotion, puissance de la littérature ?”

Patrick Colm Hogan, What Literature Teaches Us about Emotion (Studies in Emotion and Social Interaction), Cambridge, Cambridge University Press, 2011.

Alain Corbin, Jean-Jacques Courtine et Georges Vigarello (dir.), Histoire des émotions, vol. 1, De l’Antiquité aux Lumières, Paris, Seuil, 2016.

Alain Corbin, Jean-Jacques Courtine et Georges Vigarello (dir.), Histoire des émotions, vol. 2, Des Lumières à la fin du XIXe siècle, Paris, Seuil, 2016.

António Damàsio, L’erreur de Descartes : la raison des émotions, Paris, Odile Jacob, 1995.

Antoine de Baecque, Les éclats de rire. La culture des rieurs au XVIIIe siècle, Paris, Calmann-Lévy, 2000.

Michel Delon, L'idée d'énergie au tournant des Lumières (1770-1820), Paris, Presses Universitaires de France, 1988.

Colin Jones, The Smile Revolution in Eighteenth Century Paris, Oxford University Press, 2014.

Gisèle Mathieu-Castellani, La rhétorique des passions, Paris, Presses Universitaires de France, 2000, p.15.

Hélène Merlin-Kajman, éd., Les émotions publiques et leurs langages à l’âge classique, Littératures classiques 1.68 (2009).

Jean-François Vernay, Plaidoyer pour un renouveau de l’émotion en littérature, Paris, Complicités, coll. « Plaidoyer », 2013.

CFP: The Porous Body Conference

Submitted by ccarlin on 23 March 2017 - 10:50am

(30 Nov–1 Dec), King's College London

In early modern medical theory, skin was imagined as a porous boundary. Plato, Hippocrates, and Galen all agreed on the permeable quality of the skin, which the sixteenth century physician Mercurialis described as a 'fisherman's net', easily pierced and difficult to protect. Its porous nature invited speculation about sweat, urine, blood, and tears, and its susceptibility to disease focused civic debates about the environment, atmosphere, humours, and astrology. Treatments like blood-letting, cupping, and purging sought to maintain its integrity through the counter-intuitive manoeuvers of piercing it, while, as a canvas upon which the signs of disease could be read, it invited medical participation from lay and learned alike. Écorché models, anatomical illustrations and artistic representations of flayed skin spoke to the ease with which skin could be set aside, even while new genres of portraiture, and artisanal cosmetic practices valorized it as a cultural determiner of beauty, purity and individuality.

The malleability of cutis in early modern artistic, medical, and artisanal discourses called into question not just the healthy, moral individual's relationship with skin, but the boundaries between medicine, the individual, and their environment as well. This interdisciplinary conference aims to consider the porousness of the early modern body as physiologically, emotionally, and socially constituted, depicted in art, debated in print, and played out in a dizzying array of social practices.

Historical focus on skin has often been highly anthropocentric; but bodies were not just human; nor were the porous properties of skin defined by medicine alone. As flesh it was eaten, as fur it was worn, as leather it was worked. We invite papers which consider the relationship of human, animal and matter and investigate the variety of ways porousness was understood. In considering the broad dimensions of porous bodies, and the many reasons these ideas changed, this conference investigates boundaries between nature and culture, animal and artifice, human and other.

Keynote speakers: Thomas W. Laqueur & Anita Guerrini

We invite proposals for papers or panels addressing all aspects of The Porous Body, including, but not limited to:

  • Skin as a surface - porousness, hair, nails, leather, shells, fur, complexion
  • Skin as a net - excretion, accretion, incretion
  • Treating skin - bleeding, lancing, leeching, cosmetics, skin diseases
  • Using skin - leather, fur, dress, craft
  • Thinking skin - metaphors and analogies, gender, beauty, subjectivity, senses and sensation, complexion, purity, cultural contact and sociability
  • Living with skin - skin diseases, skin variations, animal skin, human skin

Proposals for 20-minute papers should be sent to Hannah Murphy and Evelyn Welch at renaissanceskin@kcl.ac.uk by 30 May 2017. Selected participants may be invited to submit essays to a conference volume planned for 2018. This conference is organized as part of the Renaissance Skin project (@RenSkinKCL), funded by the Wellcome Trust.

Source: RSA

CFP: Space and Experience: Mapping and Movement in the Global Renaissance

Submitted by ccarlin on 23 March 2017 - 10:48am

Session at RSA 18, 22-24 March 2018, New Orleans

Submission deadline: April 22

In the past decade, spatial analysis has yielded new ways to engage with historical information and revealed previously hidden patterns, trends, and understandings. From small-scale network representations and large scale mapping projects to a wealth of important articles and monographs, considerable new insight has been gained into processes of movement, spatial representation, migration, experience, and the dynamics of the early modern period.

We are hosting two panels on this range of topics at RSA 2018 under the auspices of the Prato Consortium for Medieval and Renaissance Studies (PCMRS). The panels will bring together researchers from a variety of disciplines to reflect upon the production and discoveries made possible by spatial modes of analysis so as to foster interdisciplinary discussions and research in the spatial humanities. Our geographic scope is global; our frame of reference ca. 1400–1800. Contributions from all humanities disciplines are encouraged. Possible paper themes include, but are not limited to:

  • Visualizations and Virtuality: Contemporary virtual reconstructions of the evolution of specific spaces; new modes of interacting with the layered histories of cities and global spaces; new understandings of architectural sites, landscapes, and social and urban spatial experience.
  • Community and Culture: Early modern spatial constructions of identity, including nation, state, group, community, and town; representations of the temporal, geographic, and material aspects of specific communities and cultures; constructions of past, present, or future imagined communities; markers of inclusion, exclusion, and intermixing; reciprocal exchanges between spatial practices and broader social constructs such as ideology, class, etcetera.
  • Space & Sense: New understandings of sites of encounter and exchange; the construction and transgression of boundaries; the effects of real or imagined distance or proximity; ways in which groups transformed or otherwise affected each others' experience of space; the impact of space and spatial representations upon early modern sense, emotions, and experience.
  • Movement and Motion: Ways in which knowledge, traditions, communities, objects, people, and texts traveled over time and space during the early modern period. Spatial histories of demographic and social factors, resources, institutions, and ideas; considerations of early modern mobile phenomena such as travel, migrations, processions, and pilgrimages.
  • Renderings and Representations: The relationship between artistic, cartographic, literary, historic, intellectual, and other forms of early modern visual representation and early modern spatial experience; disjunctures and convergences between representations of place or space; comparative and/or crosscultural representations of space.

Submission deadline: April 22, via email to justine.walden@utoronto.ca. Subject line 'Spatial Humanities Paper Submission'.

Please include the following in the body of your email: your name, institutional affiliation, and email address; a paper title, 150-word abstract; 3-5 keywords; and a brief, narratrive curriculum vitae (300 words maximum).

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