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Calls for Papers/Contributions

Appel à communications: Venus d’ailleurs : paroles sur les "étranges étrangers"

Submitted by ccarlin on 4 June 2017 - 10:37am

Journée d’études

Venus d’ailleurs : paroles sur les « étranges étrangers » 

Clermont-Ferrand, Centre de Recherches sur les Littératures et la Sociopoétique

CELIS

Équipe « Ecritures et Interactions Sociales »

Programme D’écrire l’Autre

Propositions : avant le 1er septembre 2017

Aller vers l’ailleurs, particulièrement malgré soi, c’est se confronter à l’autre lieu et à ceux qui le peuplent. La mise en récit de l’expérience de ce passage par celui pour qui le voyage est obligé (l’exilé, le captif, l’émigré) livre des représentations indissociables d’une réalité souvent douloureuse, mais fait advenir également des révélations essentielles quant à la construction de l’humain à l’épreuve de l’altérité.*

Pour celui qui est là à l’arrivée des déplacés, des mots rendent compte aussi quelquefois de la réception de cet ailleurs qu’évoque a priori la venue de l’étranger. A partir de la perception d’une distance, celle qui fait aboutir, à la fin de leur périple, ces « hommes de pays loin » (Prévert, « Etranges étrangers ») dans le territoire soudain forcément partagé, l’humanité de chacun trouve à s’interroger face à l’autre. Expérience universelle, comme le rappelle Patrick Chamoiseau, depuis que le monde est monde : « Pas une tribu, pas une culture ou civilisation qui n’ait en quelque heure essaimé sous le désir ou la contrainte. Qui n’ait en quelque moment de ses histoires vu une partie d’elle polliniser le monde. Ou qui n’ait accueilli ou n’ait été forcée de recevoir ce qui provenait d’un bout quelconque du monde, puisant au monde autant que se donnant au monde, s’érigeant en source en asile en refuge, ou réclamant asile et refuge. » (Frères migrants, 2017).  Mais si les migrations n’ont pas d’âge, notre temps de « mondialisation » semble ouvrir plus que jamais l’« ici » de tout homme au « là-bas » de son semblable. 

Ainsi, le « déplacement de notre humanité, de lieux en lieux que la langue et le regard explorent sans relâche » (Pierre Ouellet, L’esprit migrateur, 2003), comme modalité essentielle de notre condition s’exprime sans doute non seulement dans le récit du déplacé, mais aussi dans la parole et la voix de celui qui le reçoit, fût-ce malgré lui. 

Quels mots pour le témoignage, quelles voies empruntées par le discours de celui qui parle du réfugié, de l’exilé, de l’immigré, du migrant ? Si, dans la perspective de Paul Ricoeur, se raconter soi-même c’est créer sa continuité d’existence à l’épreuve de l’autre, rendre compte, à travers sa propre expérience, de celui qui vient, fournit sans doute au sujet l’occasion d’un questionnement perturbateur et essentiel sur lui-même.

L’étude pourra donc porter sur des témoignages comme sur des textes littéraires (roman, théâtre, poésie, voire autres genres) empruntés à une large période, dans lesquels un individu raconte la venue « chez lui » de l’étranger, la manière par laquelle il l’appréhende ou évoque la perception qu’il en a.

On sera sensible à la façon dont s’amorcent à cette occasion les mouvements, manifestes ou diffus, par lesquels l’être se dispose ou non à la rencontre, s’établit au seuil de sa demeure ou se porte au-devant de l’autre, élude ou accueille ce qui, face à la diversité et tout à la fois l’unité de l’humain, l’interroge sur sa propre intimité multiple, évolutive, en devenir.

Les propositions de communications (15 à 20 lignes accompagnées d’un titre et d’une brève présentation de l’auteur) sont à envoyer pour le 1er septembre 2017 aux adresses suivantes : Florence.CLERC@uca.fr et  catherine.songoulashvili@uca.fr

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*La manifestation du 14 novembre 2017 fait suite à la journée d’études organisée le 29 novembre 2016 à la Maison des Sciences de l’Homme de Clermont-Ferrand : « Récits de l’exilé, du captif, de l’émigré : vers l’ailleurs malgré soi » http://celis.univ-bpclermont.fr/spip.php?article1460 .

RESPONSABLE :

Florence CLERC

URL DE RÉFÉRENCE

http://celis.univ-bpclermont.fr/spip.php?article1154

Source: Fabula

Appel à contributions : Confidences

Submitted by ccarlin on 4 June 2017 - 10:32am

Appel à contributions pour l’ouvrage

dirigé par Sylvie Crinquand et Véronique Liard

Université de Bourgogne Franche Comté

 

« Confidence » et « confiance » ont la même racine étymologique. Lorsque, dans sa vie privée, on fait une confidence à quelqu’un, c’est que l’on place sa confiance dans cette personne, que l’on croit en sa fidélité. Les confidences faites à un médecin ou un psychanalyste sont destinées à son seul usage pour qu’il aide le patient sur la voie de la guérison. Les confidences destinées à un(e) ou plusieurs ami (e)s n’ont pas vocation à être diffusées à autrui. Mettre dans la confidence équivaut à construire un espace fermé, réservé, qui n’est accessible qu’à un petit cercle de personnes choisies. Mais ce qui est dit « entre nous » se limite-t-il vraiment à des interlocuteurs privilégiés ?

Au-delà des confidences révélées dans l’espace privé, il y a celles divulguées dans l’espace public. Les autobiographies, les mémoires, l’exposition d’un projet politique, les interviews données dans des journaux, les confessions sur le divan d’un plateau télé et plus récemment encore les blogs, se présentent comme des confidences : la personne qui écrit ou parle semble se dévoiler en partie à son auditeur ou son lecteur, mais  le prétendu sceau du secret est rompu par le nombre de ses bénéficiaires.

Bien des auteurs, à commencer par Saint-Augustin puis Jean-Jacques Rousseau, pour ne citer que les plus célèbres, nous ont conté leur parcours et fait profiter de leurs réflexions. Plus récemment, le goût pour la mise en scène de l’intime a fait fleurir les confidences, que ce soit en musique, dans le cinéma ou dans la presse, comme si la confidence avait valeur de vérité, anticipant dès le début du 20èmesiècle les émissions de télé-réalité actuelles.

La confidence peut être un soulagement et créer un lien plus fort entre deux êtres. Lorsqu’on reçoit une confidence, ne se sent-on pas obligé d’en faire une en retour pour établir une relation de confiance réciproque? Ne représente-t-elle pas aussi une mise en danger, une possibilité de trahison et de vengeance ultérieure si la relation de confiance s’altère par la suite ? Elle peut mener sur une pente glissante par un jeu de questions-réponses qui entraîne toujours plus loin dans les confidences et par suite dans le risque. Dans ces circonstances, la confidence peut avoir plusieurs statuts : révélation intime, exhibition masquée, ou tout bonnement manipulation d’un destinataire crédule. Comment déceler la confidence sincère des « fausses confidences » destinées à manipuler le récepteur du message ?

L’ouvrage se propose d’étudier les différents aspects de la confidence, la nature du lien entre l’émetteur et le récepteur de confidences et/ou les implications de ces confidences. On pourra se demander en quoi la notion de confidence peut affecter le statut et le rôle du destinataire du message confié. On pourra également étudier le lien avec les aveux, extériorisation d’une faute, d’un crime ou d’un amour, ainsi qu’avec  la confession, qui est à la fois confidence et aveu. Les contributions pourront toucher aux domaines de la littérature, de la sociologie, de la psychologie, des sciences du langage et des études filmiques.

Merci d’envoyer votre article au plus tard le 30 septembre 2017 à veronique.liard@neuf.fr et sylvie.crinquand@u-bourgogne.fr

Source: Fabula

Appel à contributions: L’imaginaire de la forêt (Artis Natura, vol. 1, n° 2)

Submitted by ccarlin on 4 June 2017 - 10:29am

L’imaginaire de la forêt – Artis Natura, vol. 1, n° 2 – Printemps/Été 2017

Le comité éditorial d’Artis Natura est à la recherche de contributions à sa plateforme collaborative culturelle en ligne. Le projet Artis Natura a pris la forme d’un blogue où les chercheurs, artistes, et écrivains peuvent partager leurs réflexions sur le thème de l’influence réciproque de l’humain sur la nature.

Ce second numéro s’intéresse à l’univers sylvestre et à ses représentations. La forêt s’est inscrite comme espace en tension entre le réel et l’imaginaire collectif, phénomène qui transparait dans la diversité de ses représentations. Les contributions de différents horizons sont les bienvenues :  Notre approche n’est pas uniquement académique, et a pour ambition de regrouper articles, créations artistiques et littéraires abordant une thématique commune.

Nous vous proposons une liste non-exhaustive d’axes de réflexions potentiels :

  • L’imaginaire de la forêt : la forêt dans les contes et les fables, la forêt dans la religion, la notion de wilderness… 
  • Le rapport forêt/humain : le patrimoine, la forêt comme danger, perspectives autochtones…
  • La forêt comme espace : la lisière de la forêt, le parc, la biodiversité, la forêt comme lieu habitable…
  • Les cycles de la forêt : régénération, les saisons de la forêt, les feux de forêt…
  • La forêt comme ressource naturelle : exploitation forestière, durabilité, forêts protégées ou en danger…

Le projet est bilingue, en français et en anglais, et les contributions dans les deux langues sont acceptées. Les réflexions, entre 1 et 2 pages Word, sont publiées au fur et à mesure de leur soumission. Toute contribution doit être envoyée à l’adresse artisnaturacontact@gmail.com entre le 1er juin et le 31 octobre 2017 et accompagnée d’une courte biographie et d’une photographie de profil. Les contributions répondant à cet appel seront reliées ultérieurement dans une publication papier.

Vous pouvez visiter le site à l’adresse suivante : www.artisnatura.com

 
Source: Fabula

Call for articles: "Wearing Images"

Submitted by ccarlin on 4 June 2017 - 9:47am

We invite all members of the academic community to submit original manuscripts for the sixth issue of Espacio, Tiempo y Forma. Serie VII. Historia del Arte, New Era. Submissions in English, Spanish and French are welcome for the themed dossier. The deadline for submissions is December 1, 2017.

THEMED DOSSIER: "Wearing Images" by Diane Bodart

"Wearing Images" is the title of the themed volume for the sixth issue of the journal that has recently entered a New Era. It will be guest-edited by Diane Bodart, David Rosand Assistant Professor of Italian Renaissance Art History at Columbia University of New York, who has proposed the following thematic framework for this special issue:

In the past decades, studies on the materiality and the efficacy of images, as well as the artistic and social practices related to them, have allowed scholars to explore how much images' making, use, handling, and display contributed to the activation of their powers of presence through their interaction with the viewer. Further, the growing interest in the articulation between the history of art and the anthropology of images has brought to light the close links between the art object and the body: in fact, if the body can be the medium of the animate art object, the art object can potentially act as a substitute of the animate body. But what happens when the body is not the medium but the support of a distinctive image, when it inscribes an image on its own surface, whether directly on the skin or through intermediary props such as clothing or corporeal parure?

Wearing Images aims to investigate the different modes of interaction between the image and the body that wears it in the Early-Modern period (between ca. 1400–1800), when devotional, political, dynastic, or familial images could be worn as medals, jewels, badges, embroidered garments, or tattoos. During processions or public rituals, images could be carried in close contact with the body, as if they were part of it. Sometimes, the body could be entirely wrapped with images and transformed by them, for example through the adornment of armor or carnival costumes.

The volume will address issues such as: the role of images worn on the body in the definition of identity, in the affirmation of group affiliation, and in the construction of the self; the apotropaic dimension and empowering effect created by the contact between the body and the image; the performativity of wearing images on the body in motion and the interaction that it engages between the image-bearer and the image-viewer. Attention will also be devoted to the depiction of the image-bearer, which introduces a potential structure en abyme into the pictorial composition through the inscription of an image within an image.

The volume Wearing Images will consider original papers that investigate the act of inscribing and carrying images on the body in the Early-Modern period, through mediums such as tattoos, jewels, badges, garments, armor, or shields. Contributions discussing the representation of images bearers in works of art are also encouraged. Papers can focus on a particular example or analyze a group of objects. There are no geographic restrictions for the volume, and while the chronology mainly concerns the Early-Modern period, comparative analyses with other periods are also welcome. Please circulate this Call for Papers widely.

Once you have registered and consulted the submission guidelines, please send your proposal on our online journal platform: http://revistas.uned.es/index.php/ETFVII/index http://revistas.uned.es/index.php/ETFVII/about/submissions

If you have any enquiries, please contact the journal editor, Inmaculada Vivas, serie7.revista-etf@geo.uned.es; for queries regarding the e-platform, contact Jesús López revista-etf@geo.uned.es.

Kind regards,

Inmaculada Vivas Journal Editor

CFP: 21st Biennial New College Conference on Medieval & Renaissance Studies

Submitted by ccarlin on 4 June 2017 - 9:44am

The twenty-first biennial New College Conference on Medieval & Renaissance Studies will take place 8–10 March 2018 in Sarasota, Florida. The program committee invites 250-word abstracts of proposed twenty-minute papers on topics in European and Mediterranean history, literature, art, music and religion from the fourth to the seventeenth centuries. Interdisciplinary work is particularly appropriate to the conference’s broad historical and disciplinary scope. Planned sessions are also welcome.

The deadline for all abstracts is 15 September 2017; for submission guidelines or to submit an abstract, please go to http://www.newcollegeconference.org/cfp.

Junior scholars whose abstracts are accepted are encouraged to submit their papers for consideration for the Snyder Prize (named in honor of conference founder Lee Snyder), which carries an honorarium of $400. Further details are available at the conference website.

The Conference is held on the campus of New College of Florida, the honors college of the Florida state system. The college, located on Sarasota Bay, is adjacent to the John and Mable Ringling Museum of Art, which will offer tours arranged for conference participants. Sarasota is noted for its beautiful public beaches, theater, food, art and music. Average temperatures in March are a pleasant high of 77F (25C) and a low of 57F (14C).

More information will be posted on the conference website (http://www.newcollegeconference.org) as it becomes available, including plenary speakers, conference events, and area attractions. Please send any inquiries to info@newcollegeconference.org.

Source: RSA

CFP: 2017 New England Renaissance Conference: Deceit, Deception, and Dishonesty in the Early Modern Era

Submitted by ccarlin on 4 June 2017 - 9:42am

Saturday, October 21, 2017 at University of Massachusetts, Boston

Proposals due June 9, 2017

In The Prince (1513), Machiavelli advised that in politics it is better to seem than to be. Venetian statesman Fra Paolo Sarpi, wary of his stance against the Roman church, confided that “I never speak falsehoods, but I do not tell the truth to everyone.” Similarly, Torquato Accetto, secretary to the dukes of Naples, noted in Della dissimulazione onesta (1641) that it was possible “to give truth a small rest” without, however, resorting to untruths.

Where is the boundary between acceptable—or desirable—deception, and that which is unacceptable? How does this negotiation manifest itself across different situations, mediums, and modes of expression? What does the 21st century have to learn from understanding the notions of deceit and dishonesty of the early modern era, whether in the arts or in politics? The conference welcomes papers presenting original research on a broad range of areas related to this topic across a variety of national traditions.

Paper topics might address, but are not limited to, the following:

  • Artistic and literary forgeries
  • Counterfeit currency and materials
  • Plagiarism and imitation in the arts and letters
  • Iconography, personification, or allegorical representation of concepts such as Truth, Falsehood, Calumny, Deceit in the arts and literature
  • Illusionism, fantasy, and invention in the visual arts and in literature
  • Narratives of idealized pasts or golden ages, and the construction, omission, or falsification of local or national histories

We encourage the submission of individual papers, as well as of assembled panels, especially those of an interdisciplinary nature.

For individual papers: please send 300-word (max) abstract and CV.

For assembled panels: please send panel title as well as abstract and CV for each participant.

Lorenzo Buonanno, lorenzo.buonanno@umb.edu and Shannon McHugh, shannon.mchugh@umb.edu

Submissions must be received by: June 9, 2017

CFP: Imagining the Body in France & the Francophone World

Submitted by ccarlin on 25 May 2017 - 11:24pm

Date: 19th and 20th January 2018

Venue: University of Birmingham, UK

Proposals due: 1 June 2017

Confirmed keynote speakers: Dr. Kate Averis & Professor Lisa Downing Invited artists: Fiorenza Menini & Dr. Jacqueline Taylor  Organisers: Antonia Wimbush, Polly Galis and Maria Tomlinson Blog: https://imaginingthebody.wordpress.com/ Twitter: @imaginingbody

The notion of ‘imagining the body’ problematises the possibility of representing the body as it is en soi - whether it be depicted textually, visually or orally –, which has remained a matter of conjecture amongst scholars within creative and theoretical fields alike. Interpretations of bodily identity and development have proved equally conflicted, and the vision of a shared bodily experience has generated both comfort and controversy, particularly amongst feminists and within the queer community. What exactly do we mean by the body and how do we represent it? Is there a commonality of bodily experience?

The body in all its complexity has fascinated and inspired artists, writers, filmmakers, journalists and philosophers for centuries, and is foundational to the French and Francophone aesthetic regime. This two-day bilingual, cross-cultural and interdisciplinary conference aims to bring together academics and postgraduate researchers working on representations of the body from both French and Francophone studies, in a wide range of disciplines, historical periods, and critical approaches. The purpose of the conference is to facilitate dialogue, debate, and exchange about why it is important to study the body in French and Francophone studies. This conference seeks to question how portrayals and conceptions of the body are influenced by and come to influence global, social phenomena (such as culture, politics, geography, socio-economics, law and medicine), and above all, how French and Francophone creative practice and theory shapes our understanding of the body.

The following is an indicative, but by no means exhaustive, list of the kinds of issues we hope to address:

  • Gender and/or sexuality and the body (the female body, the male body, the transgender body etc.)
  • The maternal body
  • The ageing body
  • Violence and abuse of the body
  • The body in movement/stasis or in situ
  • The body in exile
  • The body and society
  • Animal bodies
  • More ‘abstract’ definitions of the body (such as a body of water or a body of literature) will also be considered

Please send abstracts of no more than 300 words, with your name, institutional affiliation, short biography and contact details (excluded from word count), by 1st June 2017 to Antonia, Polly, and Maria using the email address imaginingthebody@gmail.com. Papers in both English and French will be welcome and should be no longer than 20 minutes.

Organised with the generous support of the Institute of Modern Languages Research and the Society for French Studies

 

CFP: Les redistributions du genre dans la littérature de langue française du Moyen-Age à l’extrême contemporain : les reconfigurations du masculin et du féminin

Submitted by ccarlin on 25 May 2017 - 1:26am

Colloque  international Université Rennes 2

15-17 mars 2018

Propositions: 10 juillet 2018

                La fascinante histoire des idées dans le dernier demi-siècle en Occident[1] montre comment toute une génération d’intellectuelles américaines se sont inspirées dans les années 80 de la « pensée française » (French thought) : l’historienne Joan W. Scott influencée par Foucault définit le genre comme « façon primordiale de signifier des rapports de pouvoir »[2] ; avec la philosophe Judith Butler[3], l’analyse du genre se constitue comme théorie de la performance issue de l’analyse lacanienne du désir et de la séduction sexuelle[4]. Dans les années 2000, par une sorte de fécondation réciproque, la théorie du genre revient en France où les études en sciences humaines et sociales poursuivent le travail de dénaturalisation des comportements en analysant les rapports de sexe en tant qu’historiquement déterminés, ainsi que les effets de l’assignation des identités sexuées sur les individus et sur l’ensemble du système social[5].

La littérature est un champ où l’exploration de ce concept est particulièrement fructueuse puisque les textes littéraires, outrepassant les normes de binarité imposée dans la construction sociale des identités sexuées, produisent les mises en scène les plus variées et parfois les plus fantasques de leur dépassement. En revisitant les corpus traditionnels au prisme du genre, cette relecture fait émerger des sens nouveaux, jusqu’alors inexploités. Notre colloque a donc pour but de faire le point sur la recherche actuelle en littérature, domaine qui reste encore largement à prospecter en France[6].

L’objectif sera ici de s’intéresser à la problématique des identités sexuées – non à celle des orientations ni des pratiques  sexuelles –, en privilégiant la question des subversions, brouillages, défaussements (explicites ou clandestins), ainsi que des mises en cause de ces identités.

Il s’agira donc d’étudier l’appropriation réciproque, par chacun des deux sexes, des attributs assignés à l’autre, la redistribution des catégories, physiques, mentales, sociales (etc.) entre masculin et féminin, et les moyens spécifiquement littéraires mis en œuvre pour subvertir ces catégories. Depuis le début du XXème siècle, dit Laure Murat, une idée « gagne du terrain : la gradation entre masculin et féminin »[7]. Par-delà la mise en scène littéraire d’une certaine porosité des catégories, la réflexion peut aller du simple brouillage des identités sexuées à une inversion plus marquée. Elle peut concerner aussi les figures marginales et très fécondes, en littérature, de l’inter-sexe et de l’inter-genre ; de personnages – souvent idéaux – nantis des attributs des deux identités sexuées : biologiques (figures d’androgynie), et/ou sociales (éducation opposée au genre assigné et produisant un être complet cumulant les données du masculin et du féminin, qui transcende les limites de la norme).

Dans ce champ de réflexion infinie, il s’agira de repérer les récurrences et variations des stratégies littéraires dans le traitement des identités sexuées selon les époques et les contextes culturels ; et de souligner les moments et mouvements littéraires qui nourrissent particulièrement ce topos.

Ainsi la réflexion pourra porter sur la distanciation face aux injonctions sociales dans la construction des identités sexuées (en particulier dans l’acte de récuser la norme), mais aussi sur les variations et toutes les formes de fluctuation entre masculin et féminin, puisque la littérature est l’espace privilégié pour la mise en scène d’une ambiguïté condamnée à rester souvent en deçà du langage.

 

Préconisations méthodologiques 

Outre les approches littéraires, les analyses de diverses disciplines (linguistique, psychologie, psychanalyse, sociologie, histoire…) sur cette question controversée sont les bienvenues, à condition de poser une approche ciblée sur le fait littéraire.

Il conviendra également  de mesurer la place des œuvres abordées dans l’histoire de la littérature. En inscrivant la réflexion dans une perspective trans-séculaire, on tentera de dégager quelques jalons dans la variabilité de la représentation et de l’exploitation littéraire des identités sexuées au cours des siècles.

Il est souhaitable que soient abordés des corpus variés et représentatifs du point de vue diachronique et que soient élaborées non de simples monographies particulières, mais des mises en perspective transhistoriques et génériques de ces corpus, qui pourront concerner un large panel d’auteur/e/s de langue française.

 

Pistes possibles

En vue  d’explorer la déconstruction des stéréotypes et celle des identités genrées, les questions suivantes pourront, par exemple, être abordées :

-       quelles  appropriations du masculin par le féminin et du féminin par le masculin ?

-       quels jeux sur des figures paradigmatiques (historiques, mythologiques : ex, figures de Tirésias, des Amazones) sont les éléments moteurs de cette perturbation ?

-       à partir de quand peut-on repérer, dans les textes littéraires,  un début de brouillage des normes ? Il y a-t-il une catégorie qui subvertit d’abord l’autre ? Cette prérogative est-elle localisable surtout dans des textes d’auteurs hommes ou femmes ?

-       est-il possible de situer historiquement, dans les textes littéraires, les premiers fléchissements du masculin par rapport à la norme ? peut-on parler au XXème et XXIème siècles d’un recul, voire d’un effondrement des normes du masculin ? Jusqu’à quand le bastion du genre dans ce domaine semble-t-il rester vivace ?

-       quelles figures inter-sexuées ou inter-genrées apparaissent, quand et où ?

-       en quoi les motifs du travestissement et de la métamorphose sont-ils annexés au brouillage des identités de genre ?

-       comment le personnage et/ou l’instance énonciative perturbent-ils, contournent-ils l’injonction sociale sur l’identité sexuée, ou s’y soustraient-ils ?

-       comment les points de vue ou les divers dispositifs spécifiques selon les genres littéraires (narratifs, lyriques, dramatiques, autres)  participent-ils  à la perturbation des identités genrées ?

-       quelles formes textuelles sont privilégiées (textes fictionnels, dramatiques, lyriques,…), et à quels moments de l’Histoire ? Quels moyens, quels registres – distanciés ou non (ironie, parodie…) – sont mis en œuvre par la littérature pour revendiquer explicitement ou dire implicitement une crise de l’identité masculine ou féminine ?

-       comment l’intertextualité et la réécriture de modèles littéraires contribuent-elles à déconstruire les identités sexuées ?

-       mais aussi, de façon plus globale, la littérature semble-t-elle anticiper les interrogations sociales sur le genre, les refléter en simultané ou les retranscrire en différé ?...

 

Première esquisse d’une réflexion trans-séculaire 

(Cet apport ne présage en rien de l’agencement final des interventions qui seront organisées plutôt à partir de problématiques transversales.)

La littérature du Moyen-Age offre des figures genrées qui ont focalisé l’intérêt des critiques, comme celle de la dame et du chevalier ou encore la figure royale, qui continuent d’ailleurs à alimenter les manuels du secondaire, souvent ravalées au rang de stéréotypes par delà la diversité de leurs attestations textuelles. Mais le Moyen Age a aussi exploité le travestissement et la métamorphose d’un sexe à l’autre : ainsi des déguisements de femmes en hommes dans Le Roman de Silence ou le Roman de Floris et Lyriopé, ou de la métamorphose de Christine en homme (Christine  de Pizan, Le Livre de mutation de Fortune) ou des réécritures de la métamorphose de Tirésias en femme. Les figures de femmes viriles ne sont pas rares, souvent associées à des figures antiques (Camille, les Amazones par exemple) mais pas exclusivement si l’on songe à Jeanne d’Arc. La littérature médiévale offre aussi des cas d’investissement de voix féminines chez les troubadours ou poètes lyriques de la fin du Moyen Age comme Machaut ou inversement des cas plus rares d’investissements féminins de la voix masculine, chez Christine de Pizan (Cent ballades d’amant et de dame, Livre du duc des vrais amants) dont on peut se demander s’ils infléchissent ou non les identités genrées.  Cette auteure, la première à avoir revendiqué une autorité littéraire au féminin après Marie de France, non seulement subvertit les identités genrées par sa prétention à une reconnaissance sociale, mais déploie des figures et stratégies multiples pour subvertir l’assignation à une identité féminine subalterne, tout en proposant une réflexion philosophique et théologique pour défendre une conception non essentialiste du genre. La figure masculine peut aussi être féminisée, comme chez Narcisse ou dans la figure du clerc. On pourrait relire la querelle des femmes, développée à partir du Roman de la Rose avec ses champions et détracteurs, en se demandant si elle consolide ou inversement ébranle les identités genrées. Procédés et jeux sur le genre ne sont donc pas une création de la modernité…

Si l’époque classique a veillé à rendre plus normatives les injonctions sociales et à imposer une binarité plus différenciée des codes, le XVIIIème siècle a ouvert la voie à un discours émancipateur en vue d’explorer des alternatives à des représentations genrées figées. La montée en puissance de l’auteur (cf. P. Bénichou, Le Sacre de l’écrivain) et le développement important du lectorat féminin, en particulier, ont donné de nouvelles assises à la fiction romanesque. Les auteures se sont emparées de cet espace de liberté qui  s’offrait à elles pour proposer un renouvellement des thématiques romanesques, une orchestration différente des hiérarchies sexuées (avec par exemple un  personnage masculin tout en délicatesse et en sobriété dans les Lettres d’une Péruvienne de madame de Graffigny ; voir aussi les mutations en germe dans l’écriture utopique, comme chez Diderot, Le Supplément au voyage de Bougainville…).

Dans cette modernité le XIXème siècle a, quant à lui, élargi la réflexion sur le champ d’une reconfiguration possible des assignations, d’abord par le discrédit jeté sur les stéréotypes sociaux du féminin (Corinne, Madame de Staël) et par une déstabilisation des modèles du masculin (voir Stendhal, mais aussi une identité virile en net fléchissement chez un Felix de Vandenesse – Le Lys dans la vallée, Balzac – ou un Frédéric Moreau – L’Education sentimentale, Flaubert), avec en parallèle le développement de la figure de l’inter-sexué (telle qu’elle peut apparaître dans Séraphîta de Balzac) ou les jeux multiples sur les inversions de genre (Gabriel de George Sand et, à la fin du siècle, Monsieur Venus de Rachilde).

Le XXème siècle reprend cette réflexion en la dépouillant de son aspect fantastique (très présent chez Balzac, Sand ou Rachilde) et en l’ancrant dans le monde réel : c’est ainsi qu’apparaissent les figures de l’amant au pouvoir paradoxalement accru par la féminisation de ses attributs, physiques et psychiques (chez Colette, Duras…).

Le XXème poursuit une véritable redistribution des données socialement construites, par une érosion du concept du masculin et son appropriation par la sphère du féminin : voir la virilisation des héroïnes dans les textes littéraires, à travers des figures féminines non seulement de la révolte politique (l’Electre du début des Mouches, l’Antigone d’Anouilh, les « guérillères » de Monique Wittig…), mais aussi de la domination mentale, qu’elle soit sociale, professionnelle, artistique… (Ceci va de pair avec une dévalorisation des modèles féminins traditionnels et les mises en scène de femmes rompues[8] que Beauvoir et les écrivaines de la génération 70 ont multipliées, pour dénoncer l’invalidité des modèles sociaux du genre.)

Cette redéfinition des données se prolonge aussi par une crise plus marquée des représentations du masculin : à la génération des héros combatifs et courageux de la première moitié du siècle (Malraux, Saint-Exupéry…) succède celle de personnages masculins en déroute dans leur virilité même (dans l’extrême contemporain, les exemples d’impuissance existentielle abondent : personnages de Carrère, Toussaint, Houellebecq…).

Voici donc une feuille de route ambitieuse, qui entend ne rien négliger de la question du genre dans ses mises en scène plurielles à travers les siècles, les classes sociales, les styles, les stratégies littéraires et les auteur/e/s « des deux sexes et autres » (Balzac[9]).…

Sera ainsi captée dans son évolution, alors qu’elle reste en constant devenir, une interrogation cruciale à nos sociétés modernes qui, déjà à l’œuvre au Moyen-Age, s’est déployée jusqu’à constituer un renouveau majeur de la critique littéraire contemporaine…      

Marie-Françoise Berthu-Courtivron, Fabienne Pomel (CELLAM, Université Rennes 2)

Les communications dureront de 20 à 25 minutes (maximum). Les propositions (titre et résumé) sont à envoyer avant le 10 juillet 2017 aux deux organisatrices, accompagnées d’un bref CV : mf.berthu-courtivron@univ-rennes2.fr et fabienne.pomel@univ-rennes2.fr

Les réponses seront données pour le 18 juillet 2017.

L’hébergement sera assuré à Rennes pour les intervenants/es, mais non le coût des transports.

Conseil scientifique :

Anne-Emmanuelle Berger (Université Paris 8 Vincennes Saint-Denis / Cornell University, USA)

Marie-Françoise Berthu-Courtivron (Université Rennes 2)

Isabelle Brouard-Arends (Université Rennes 2)

Roger Célestin (University of Connecticut, USA)

Anne Garréta (Université Rennes 2 / Duke University, USA)

Rotraud von Kulessa (Université d’Augsbourg, Allemagne)

Audrey Lasserre (UCL - Université de Louvain-la-Neuve,  Belgique)

Laure Murat (University of California, Los Angeles, USA)

Christine Planté (Université Lyon 2)

Fabienne Pomel (Université Rennes 2)

Martine Reid (Université de Lille Nord de France)

Richard Trachsler (Université de Zurich, Suisse)

Quelques éléments d’une bibliographie récente (depuis 2000, par ordre chronologique)

Sur le genre en général

-  Rauch, André, Le premier sexe: mutations et crise de l'identité masculine,  Hachette Littératures, 2000

- Maugue, Annalise, L’identité masculine en crise au tournant du siècle, Payot & Rivages, 2001

- Le genre face aux mutations: masculin et féminin, du Moyen Âge à nos jours, Luc Capdevila, Sophie Cassagnes, Martine Cocaud, Dominique Godineau, François Rouquet et Jacqueline Sainclivier (dir.),Presses universitaires de Rennes, 2003

- Dominique Fougeyrollas-Schwebel, Christine Planté, Michèle Riot-Sarcey et Claude Zaidman (dir.), Le Genre comme catégorie d’analyse Sociologie, Histoire, Littérature, L’Harmattan, « Bib. Du féminisme », 2003

- L'éternel masculin, Patricia Mercader et Laurence Tain (dir.), Presses universitaires de Lyon, 2003

- Badinter, Élisabeth, XY, de l'identité masculine, O. Jacob, 2004 

- Le genre des territoires: masculin, féminin, neutre, Christine Bard (dir.), Presses de l'Université d'Angers, 2004

- Butler, Judith, Trouble dans le genre, La Découverte, 2005

- Murat, Laure, La loi du genre, Fayard, 2006

- Histoire de la virilité, t. III, La virilité en crise ? XXe-XXIe siècle, Jean-Jacques Courtine (dir.), Le Seuil, 2011

- Mechthild Fend,  Les limites de la masculinité. L’androgyne dans l’art et la théorie de l’art en France (1750-1830), La Découverte, coll. « Textes à l'appui / Genre & sexualités », 2011

- Le Genre à l’œuvre, Melody Jan-Ré (dir.), L’Harmattan, « Logiques Sociales (Sociologie des Arts) », 3 vol., 2013

- Qu’est-ce que le genre ?, Laurie Laufer, Florence Rochefort (dir.,), Payot, 2014

- Berger, Anne-Emmanuelle :

a) Le Grand théâtre du genre, Belin, 2013 

b) « Genre », in Fragments d’un discours théorique (E. Bouju dir.), éd. Cécile Defaut, 2015

- Mon corps a-t-il un sexe ? Sur le genre, dialogues entre biologies et sciences sociales, Evelyne Peyre et Joëlle Wiels (dir.), La Découverte « Recherches », 2015

 

Sur le genre en littérature

- Masculin-Féminin dans la poésie et les poétiques du XIXe siècle, Christine Planté (dir.), Presses universitaires de Lyon, 2002

- Noble, Jean Bobby, Masculinities without men ? Female masculinity in twentieth-century fictions, Vancouver, University of British Columbia Press, 2004

- « Féminin/Masculin. Écritures et représen­tations », Christine Planté (dir.), dans Lieux littéraires – La Revue n° 7-8, Montpellier III, 2005, p. 7-180

- La Littérature en bas-bleus, colloques Université Lille 3, Andrea del Lungo et Brigitte Louichon (dir.), Ed. Classiques Garnier, coll. « Masculin/féminin dans l'Europe moderne », t. I : 2010 / t. II : 2013 / t. III à paraître, 2017

- Les Femmes dans la critique et l’histoire littéraire, colloque BnF 2009, Martine Reid (dir.), Champion,  2011

- Guidée, Raphaëlle, « Unsex me ! Littérature et violence politique des femmes », Penser la violence des femmes, Coline Cardie, Geneviève Pruvost (dir.), chap. 22, La Découverte, 2012

- Tradition des romans de femmes. XVIIIe-XIXe siècles, Catherine Mariette-Clot et Damien Zanone (dir.),Champion, 2012

- Maira, Daniele  et Roulin, Jean-Marie,Masculinités en révolution de Rousseau à Balzac, Publications de l’Université de Saint-Étienne, 2013

- Christine Planté, La Petite Sœur de Balzac - Essai sur la femme auteur, PUL, 2015 (2ème éd., avec une préface de Michelle Perrot et une postface inédite)

- Le Masculin dans les œuvres d'écrivaines françaises - « Il faut beaucoup aimer les hommes », Françoise Rétif (dir.), Garnier, 2016

- Figures féminines de l’histoire occidentale dans la littérature française, Mercè Boixareu, Esther Juan-Oliva, Angela Romera-Pintor (dir.), préface Michelle Perrot,Champion, 2016

- Fictions modernistes du masculin-féminin: 1900-1940, Andrea Oberhuber, Alexandra Arvisais et Marie-Claude Dugas (dir.), Presses universitaires de Rennes, 2016

- Dossier « Genre et littérature », Lieselotte Steinbrügge et Hendrik Schlieper (dir.),Lendemains (Freiburg), n°2/3, 2016

- Histoire culturelle des femmes en littérature, du moyen âge au XXIe siècle, Martine Reid (dir.), Gallimard, « Folio », à paraître 2017

- Planté, Christine, « Le genre en littérature : difficultés, usages et fondements d'un concept », dans Le(s) genre(s).Définitions, modèles, épistémologie, GenERe (dir.), Ens éditions, à paraître (2017 ?)

 

 

[1]Histoire retracée par Anne-Emmanuelle Berger dans Le Grand théâtre du genre, Belin, 2013. Voir aussi sa contribution à Fragments d’un discours théorique (Emmanuel Bouju dir.), éd. Cécile Defaut, 2015, p. 173-192.

[2]Son article célèbre « Gender as a Useful Category of Historical analysis », qui a lancé les études de genre en France, y a été traduit et publié en 1988 : « Genre : une catégorie utile d’analyse historique », Cahiers du GRIF, vol. 37-38 (Michèle Riot-Sarcey, Christine Planté, Eleni Varikas dir.), p. 125-153.  Les positions théoriques de Scott sont par ailleurs nourries de la lecture de Derrida, Bourdieu et Lacan, mais également de celle des féministes françaises comme Monique Wittig.

[3]Trouble dans le genre, La Découverte, 2005

[4]Voir aussi d’autres intellectuelles de la gender theory comme Donna Haraway ou Teresa de Lauretis ayant ouvert la réflexion vers  la queer theory,…

[5]Citons, parmi d’autres, les travaux de Michelle Perrot en histoire, Françoise Héritier en anthropologie, Lawrence Kohlberg en psychologie, Catherine Vidal en neurobiologie...

[6]Voir la mise au point de Christine Planté, « Le genre en littérature : usages et difficultés d'un concept », conférence décembre 2015, colloque du laboratoire Genere de l'ENS Lyon, Presses de l'ENS, à paraître.

[7]Murat, Laure, La loi du genre, Fayard, 2006, p. 173

[8]Formule empruntée au titre de Beauvoir.

[9]Le Père Goriot, Hatier (éd. 2004), p. 9.

Appel à communications: Société des Études Historiques Françaises

Submitted by ccarlin on 24 May 2017 - 4:26pm

64e congrès annuel, Marriott City Center, Pittsburgh, PA (États-Unis)

8-11 Mars 2018

Date limite pour les propositions: le 15 septembre 2017

L’Université Duquesne et l’Université de Pittsburgh accueilleront le 64e congrès annuel de la Société des Études Historiques Françaises au Marriott City Center de Pittsburgh du jeudi 8 mars au dimanche 11 mars 2018. Les adresses plénières seront offerts par Catherine Desbarats (Université McGill), à propos de la Nouvelle France, et Julian Jackson (Queen Mary University of London) sur le ’68 de Charles de Gaulle.

 

Le comité scientifique sollicite des propositions portant sur tous les thèmes de l’histoire de France, des colonies françaises et des autres pays francophones, ainsi que de la France dans le monde. Ce colloque se tenant à la veille du cinquantième anniversaire des “évènements de mai 68,” les organisateurs encouragent notamment les sessions consacrées à la politique populaire, aux mouvements sociaux et aux idées radicales pendant toutes les périodes historiques.

 

Les propositions de sessions complètes (comportant le titre de la session, les titres et de brefs résumés des communications, et un court C.V. pour chacun des participants) seront privilégiées, même si les communications individuelles seront aussi considérées et regroupées de façon cohérente en fonction de l’espace disponible. Une session traditionnelle se compose de trois communications de 15 à 20 minutes, et associe à leurs auteurs un président et un commentateur. D’autres formats tels que tables-rondes, sessions-éclair, ateliers pédagogiques, discussions de travaux communiqués à l’avance, et sessions consacrées aux humanités numériques sont également possibles. Si vous souhaitez proposer un format alternatif, merci de bien vouloir expliquer comment le temps imparti (1h45mn) sera utilisé. Une description de certains de ces formats alternatifs sera mise en ligne sur le site du colloque.

 

Les séances auront lieu à l’hôtel Marriott City Center (112 Washington Pl., Pittsburgh, PA 15219) et sur le campus de l’Université Duquesne, proche du centre-ville de Pittsburgh. La SFHS a obtenu un tarif préférentiel de 145$ par nuitée pour les participants au colloque, ainsi qu’un nombre limité de chambres disponibles au tarif de 95$ pour les étudiants. Les participants pourront découvrir les nombreux sites culturels, les restaurants et le cadre naturel qui ont valu à Pittsburgh d’être régulièrement reconnue comme une destination touristique majeure.

 

Les propositions, rédigées en anglais ou en français, sont à envoyer par internet via le site du colloque: www.sfhsconference.org. Veillez à ne proposer que des communications qui n’ont pas déjà été présentées, publiées, ou acceptées ailleurs. Tous les intervenants devront être membres de la Society for French Historical Studies à jour de leurs cotisations à la date du colloque. Le site internet recevra les propositions jusqu’au 15 septembre 2017. Pour toute question, merci de vous adresser aux deux co-présidents de la SFHS pour 2017-18: Jotham Parsons, Professeur Associé d’Histoire, Duquesne University, et Pernille Røge, Professeur Assistant d’Histoire, University of Pittsburgh, à sfhsconference2018@gmail.com.

 

CFP: 2018 NEMLA conference

Submitted by ccarlin on 24 May 2017 - 4:22pm

Northeast Modern Language Association

April 12-15, 2018 Pittsburgh, PA

(Im)possible Bodies: Spaces and the Body in Early Modern Europe

This panel explores the spatial limits of bodies in early modern Europe. The spatial limits of bodies, broadly conceived, refer to the determinant role that real or abstract boundaries play on the physical and/or imagined body. These limits can take many forms, including aesthetic conventions, battlefields, domestic confines, geographic boundaries, and religious sites. Notions of the body may be equally diverse, extending to animals, communities, environments, and genders. Panel discussion will provide a rich examination of intersections between spatial perspectives and studies of early modern bodies.

Possible questions for panelists to consider include: How does the suffering or fragmented body impact the space that the body inhabits? How does the experience of one’s own body affect a perception of space? Where did changing theories of anatomy and cartography overlap in the Renaissance? In what ways did early modern men and women navigate tensions between physical and spiritual bodies? To what extent did sexuality influence social mobility in early modern cultures? 

Papers from a broad range of disciplines are welcome, including literature, art history, European history, religious studies, and women and gender studies. 

Please submit abstracts through the following link by Sept. 29, 2017: Call for Papers

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