Login | Join/Renew

Calls for Papers/Contributions

Appel à communication: Avec ou sans enveloppe

Submitted by ccarlin on 1 August 2017 - 2:30am

Dates du colloque :  le 15/16 mars 2018. 

Lieu : Université d’Orléans (Hôtel Dupanloup)

Les communications seront publiées dans le dossier de la Revue Épistolaire  n°44.

Date limite pour l’envoi  des propositions  : 15 septembre 2017.

 

La lettre circule, pliée ou enveloppée selon des usages établis par les administrations postales successives, et dont la galanterie s’empare : cachets, rubans, papiers de soie. Puis, elle se dissimule sous l’enveloppe, doublée ou non, qui devient objet de mode au courant du 19e siècle.  

Destinée à protéger le message des regards indiscrets, l’enveloppe a-t-elle pour fonction de rendre le message anonyme ou au contraire offre-t-elle la possibilité de revendiquer une singularité ? En remplaçant le savant pliage, auquel  Montaigne  avouait qu’il ne connaissait rien (Essais, I, XL), en supprimant les cachets de cire, symboles des liens particuliers, protège-t-elle pour autant les secrets ?

L’usage de l’enveloppe, ses couleurs, sa matière, la façon de rédiger poétiquement ou non une adresse, sont autant de voies qui paraissent extérieures à l’épistolarité  mais qui ramènent à l’essentiel : la présence ou non de la confidentialité, la possibilité de confier des secrets.

Que dire des messages déposés sur les cartes-lettres, inaugurées  par la Poste aux armées, puis des  cartes postales dont le message est tarifé selon le nombre de mots employés et qui, progressivement s’enrichissent d’images ? « Lettre ouverte mais illisible », selon Jacques Derrida, la carte postale «  pudique, anonyme, stéréotypée »,   reste «  absolument indéchiffrable ».

Aborder la lecture des correspondances à partir de leurs conditions matérielles, à travers des usages scripturaux moins ludiques qu’il n’y paraît sera l’occasion de considérer le sens de la relation épistolaire dans l’espace du secret.

Ce programme s’inscrit  dans un des axes de l’équipe Claress, composée de littéraires, d’historiens et de civilisationistes,  et qui a pour vocation l’étude des rapports du privé et du public dans le champ des écrits à la première personne. 

Quelques pistes de réflexion :

Comment les conditions matérielles de l’échange influent-elles sur son contenu et dans quelle mesure sont-elles signalées par les épistoliers au cours du message (commentaire sur l’usage du cachet, sur un acheminement particulier ) ?

L’enveloppe ou le cachet  protègent-ils  la confidentialité ?  Que se passe-t-il lorsque la lettre est ouverte par des tiers  (cabinet noir, surveillance des tiers) ? Pliages, enveloppes, cachets, pourront faire l’objet de commentaires.    

La carte postale : que dire de ce message qui s’échange à la vue de tous ? Quelle relation la carte postale tisse-t-elle entre texte et image ? Existe-t-il une épistolarité spécifique à la carte postale ? Faut-il inscrire cette  forme brève dans la tradition du billet ?

Des propositions de travail sur l’histoire de l’enveloppe et la naissance de la carte postale seront bienvenues et indispensables. Mais on s’intéressera également  aux communications qui mettront en évidence la problématique du secret et de la confidentialité, protégée ou non par les formes ouvertes ou fermées de l’expédition. La façon de personnaliser  la rédaction de la suscription (fantaisie de l’adresse) sera mise en relation avec le contenu et la relation établie entre les protagonistes.

 

Dates du colloque :  le 15/16 mars 2018. Lieu : Université d’Orléans (Hôtel Dupanloup)

Les communications seront publiées dans le dossier de la Revue Épistolaire  n°44.

Date limite pour l’envoi  des propositions  : 15 septembre 2017.

Ces propositions accompagnées d’une brève présentation seront étudiées par le comité scientifique.

 

Conditions matérielles : les frais d’hôtel et de restauration seront pris en charge. Sauf exception, qui doit l’objet d’une demande particulière, les frais de transport seront à la charge des participants.

 

Comité scientifique :

Benoit Melançon, université de Montréal  (Québec), Sylvie  Crinquand (université de Dijon), Geneviève Haroche-Bouzinac, (université d’Orléans)  Bénédicte Obitz-Lumbroso (université d’Orléans), Camille Esmein-Sarrazin (université d’Orléans).

 

Comité d’organisation :

Geneviève Haroche-Bouzinac, Bénédicte Obitz-Lumbroso, Camille Esmein-Sarrazin.

Appel à communications: Pleins feux sur les femmes (in)visibles

Submitted by ccarlin on 1 August 2017 - 2:28am

Colloque 22, 23, 24 novembre 2018, l’Université de Lorraine, Nancy.

Propositions: le 31 décembre 2017.

À la suite du séminaire « Femmes, monde féminin et ruptures », qui se terminera au printemps 2018, les membres du comité (Sylvie Thiéblemont, Laurence Denooz, Elsa Chaarani) organisent un colloque conclusif, qui reprendra un aspect du projet en lui donnant une lecture plus approfondie.

Selon les différents axes évoqués in primis au cours de ces trois années riches et fructueuses, plusieurs chercheur.se.s se sont intéressé.e.s à la question de la représentation des femmes, au brouillage des stéréotypes féminins (dans les différents domaines littéraire, artistique, historique et juridique), à la variable genrée et à ses conséquences sur les jugements portés à l’égard des auteures. Enfin, les intervenant.e.s ont consacré plusieurs communications à l’affirmation de femmes en rupture avec les normes sociales, en tant que sujets d’une prise de conscience politique, actrices d’une différence sexuelle, figures de rébellion du fait de leur mise en cause des rôles sociaux dévolus selon les normes opérantes.

Le présent appel à communication est un approfondissement de ce dernier point. Il s’agira dès lors de montrer comment une femme ou un groupe de femmes, en acceptant de contrevenir aux codes moraux, aux normes de leur époque ou de leur communauté, aux articles juridiques ou constitutionnels, aux modes de pensée internes à leur culture, permettent le franchissement d’une étape significative dans l’histoire, l’acquisition de droits, la production culturelle ou scientifique.

On pourra étudier les mobilisations et revendications :

  • de femmes majeures à l’action méconnue, femmes de l’ombre, mais hors normes, ayant une influence décisive sur une collectivité ou ayant conduit un groupe social à franchir un pas significatif ;
  • de femmes inventrices, ayant révolutionné un métier, un domaine des sciences ;
  • de femmes ayant affirmé une singularité forte dans la littérature ou les arts ;
  • de femmes dont l’expérience individuelle a eu un effet majeur sur une collectivité ;
  • de femmes dont la rébellion, dont l’expérience politique ou sociale ont eu une influence importante ou ont fait l’objet d’une transmission ;
  • de femmes dont l’action a eu pour effet une avancée capitale dans le domaine des droits des femmes ou des droits humains ;
  • de résistantes de différentes époques ou nations ;
  • de groupes de femmes (associations, collectifs) luttant pour faire éclater, auprès des instances étatiques et décisionnaires, de réels problèmes publics en lien avec leurs droits et reconnaissances s’opposant à des traditions archaïques et patriarcales.

Les exemples seront prioritairement des figures féminines internationales ou des femmes peu ou moins connues, venues d’Occident, mais aussi d’autres cultures d’Asie, d’Afrique, d’Amérique Latine, d’Océanie. Il est probable que les propositions seront prioritairement liées aux XIXe, XXe et XXIe siècles, mais celles qui concerneront d’autres périodes seront également bienvenues.

Bibliographie non exhaustive :

Coulomb-Gully Marlène, Femmes en politique, en finir avec les seconds rôles, Paris, Editions Belin, 2016.

Dorlin Elsa, dir., Black Feminism. Anthologie du féminisme africain-américain, 1975-2000, Paris, Éd. L’Harmattan, coll. Bibliothèque du féminisme, 2008.

Dorlin Elsa, La matrice de la race, Généalogie sexuelle et coloniale de la Nation française, Paris, La Découverte (préface d'Eric Fassin), 2009.

Felstiner, W. LF, Abel, R. L., Sarat, A., « L’émergence et la transformation des litiges : réaliser, reprocher, réclamer », Politix, 16, pp. 41-54, 1991.

Goffmann Erving, Stigmate, les usages sociaux des handicaps, Paris, Eds de Minuit, 1975.

Guionnet Christine, Neveu Érik, Féminin/Masculin. Sociologie du genre, Paris, Armand Colin, Collection U, 2004.

Heinich Nathalie, De la visibilité : Excellence et singularité en régime médiatique, Paris, Gallimard, Bibliothèque des Sciences Humaines, 2012.

Heinich Nathalie, Etats de femme, l’identité féminine dans la fiction occidentale,  Paris, Gallimard, 1996.

Héritier Françoise, Masculin/Féminin I, la pensée de la différence, Odile Jacob, 1996.

Héritier Françoise, Masculin/Féminin II, dissoudre la Hiérarchie, Odile Jacob, 2002.

Neveu Erik, « L’approche constructiviste des « problèmes publics ». Un aperçu des travaux anglo-saxons », Études de communication, 22, 41-58, 1999.

Planté Christine, La petite sœur de Balzac, Paris, Seuil, 1989.

Thévenot Laurent, L'action au pluriel, Sociologie des régimes d’engagement, Paris, La Découverte, 2006.

Winkin Yves, Anthropologie de la communication, 2001, Paris, Eds du Seuil (chapitre 8 : « La maîtrise invisible de l’ordinaire »), 2001.

Revue CLIO : http://clio.revues.org

 

Comité d’organisation : Elsa Chaarani - Laurence Denooz - Sylvie Thiéblemont

 

Comité scientifique :

  • Maria Elisa Alonso Garcia, Université de Lorraine, Nancy
  • Alison Carton-Vincent, CAER d’Aix-Marseille Université
  • Lioudmila Chvedova, Université de Lorraine
  • Martina Censi, Université de Rennes 2
  • Sabina Ciminari, Université de Montpellier 3
  • Catherine Delesse, Université de Lorraine, Nancy
  • Christelle Di Cesare, Université de Lorraine
  • Jamil Dakhlia, Université Sorbonne-Nouvelle Paris 3
  • Léna Saade Gebran, Université Saint-Esprit de Kaslik, Liban
  • Sylvie Grimm Hamen, Université de Lorraine
  • Estrella Israël, Université CEU-Cardenal Herrera de Valencia, Espagne
  • Albane Julien, Université de Montpellier 3
  • Monica Ruocco, Università degli Studi di Napoli L’Orientale, Italie
  • Maria Grazia Sciortino, Université de Palerme, Italie
  • Catriona Seth, Université de Lorraine
  • Christoph Vatter, Université de la Sarre, Sarrebruck
  • Elisabeth Vauthier, Université de Lyon 3
  • Mercedes Yusta Rodrigo, Université de Paris 8
  • Ambra Zorat, Université de Bourgogne

 

Calendrier :

  • Dépôt des propositions (résumé de 10 lignes) : 31 décembre 2017
  • Examen des propositions et décisions au 28 février 2018
  • Colloque 22, 23, 24 novembre 2018.

 

Frais d’inscription pour les intervenant.e.s : 30 €. Les versements seront à effectuer sur place.

 

Le financement des repas sera assuré par l’Université de Lorraine, les voyages et l’hébergement resteront à la charge des participant.e.s ou de leur institution d’appartenance.

 

Format des propositions :

· 1 document word isolé comportant le nom, l’appartenance institutionnelle, le grade, le titre de la communication et les coordonnées de l’auteur (adresse professionnelle, adresse personnelle, adresse électronique et téléphone)

·1 document (format Word et format PDF) comportant un résumé de 15 à 20 lignes en français ou en anglais (Word, Times 12,interligne 1,5) présentant le corpus étudié, les idées principales, le raisonnement et les conclusions générales, et précisant le cadre et les notions. 3 mots-clés devront également être mentionnés.

 

Langue de la communication et de la publication : français et/ou anglais.

Les communications seront de 20 minutes suivies de 10 minutes de questions. Les articles feront l’objet d’une publication, sous la forme d’un volume collectif, avec comité de lecture. Les consignes éditoriales seront envoyées avec la réponse.

 

Les propositions de communication seront adressées conjointement à:

 

Frais d’inscription pour les intervenants : 30 €. Les versements seront à effectuer sur place. Les déjeuners des 19 et 20 octobre seront offerts aux intervenants. Les frais de déplacement et d’hébergement ne sont pas pris en charge.

 

Responsable :

Laurence DEnooz

url de référence

http://llcer-lea-nancy.formation.univ-lorraine.fr/arabe/

Source: Fabula

 

Appel à communication: Le corps sensoriel au sein des loisirs et des divertissements / The sensory body in leisure and entertainment

Submitted by ccarlin on 1 August 2017 - 2:20am

Le corps sensoriel au sein des loisirs et des divertissements.

Rencontre internationale

Chaire de recherche du Canada en histoire des loisirs et des divertissements

Sous la direction d’Isabelle Pichet, Laurent Turcot et Marc-André Bernier

Université du Québec à Trois-Rivières, Québec, 22 et 23 février 2018

Propositions: avant le 15 septembre 2017

*  *  *

Perpétuellement sollicités par l’environnement avec lequel ils entrent en relation, les sens réagissent et provoquent des sensations, des émotions, des sentiments de plaisirs ou de déplaisirs (Fechner 1966 (1860)). L’histoire des sens s’inscrit au sein de celle des sensibilités et permet une meilleure compréhension, un discernement plus précis « du dessin de l’imaginaire social » (Corbin 1990). Le goût, l’odorat, le toucher, l’ouïe et la vue répondent à tout stimulus de manière variée et complexe. Difficile à saisir et à cerner, il est toutefois possible de brosser un portrait du corps sensoriel qui émerge au sein de la société de l’Ancien Régime. L’époque moderne, du 16e au début du 19e siècle, catalyse la genèse des pratiques culturelles liées aux loisirs et aux divertissements : théâtre, musée, exposition temporaire, promenade, jeu de cartes ou de table, café, taverne, foire, jardin, voyage. Ces activités placent l’individu dans un cadre spécifique, au cœur d’une action ; action qui incite et excite chacun des sens, à des degrés divers. Les cinq sens, toujours en veille, ne demandent qu’à s’émouvoir, s’épanouir et s’exprimer. Il ne reste plus qu’à cueillir les témoignages et à tenter de relever les caractéristiques, les limites et la substance de chacun des sens.

Ce colloque entend cerner, définir et de comprendre la manière dont les sens sont interpelés et réagissent lors des activités de loisirs et de divertissements au cours du long 18e siècle. Le promoteur, celui qui organise l’activité, cherche-t-il à pousser ou repousser le participant ou le spectateur dans ses retranchements pour provoquer un ensemble de sensations, de sentiments ? Le fait-il consciemment ? Quelles sont ses intentions ? De quelle manière s’y prend-il ? Parvient-il à son dessein ? Le participant ou le public, celui qui entre en action lors de ces activités, appréhende-t-il les effets, les émotions qui germeront tout au long de l’activité ? S’y prépare-t-il ? De quelle manière négocie-t-il avec ? Les 5 sens, ceux qui sont (re)liés aux organes de la perception, se définissent et réagissent au contact de l’environnement, du lieu ou des autres. De quelles manières le font-ils ? Quelles sont leurs réactions ? Quels sont les sens les plus sollicités, et pourquoi ? Ces quelques axes proposés ne sont en rien exhaustifs, au contraire, ils portent la diversité et la complexité du propos.

Pluridisciplinaire, cette rencontre se veut un laboratoire de réflexion sur les projets en cours et les diverses approches qui s’intéressent à l’histoire des sens dans le cadre des loisirs et des divertissements au cours du long 18e siècle, et ce, au sein des diverses disciplines des sciences humaines : histoire de l’art, littérature, philosophie, sociologie, histoire, etc. Le présent appel à communications sollicite donc des propositions qui permettront de mieux comprendre les fondements et les limites de ce corps sensoriel qui émerge à l’époque moderne. Inédites, les communications ne devront pas dépasser les trente minutes allouées à chaque participant. Les propositions de communication (titre et résumé de 250 mots, affiliation institutionnelle) devront être envoyées au comité avant le 15 septembre 2017 aux deux adresses suivantes : isabelle.pichet@uqtr.ca et laurent.turcot@uqtr.ca

* * *

The sensory body in leisure and entertainment. International Meeting Canadian Research Chair in History of Leisure and Entertainment Under the direction of Isabelle Pichet, Laurent Turcot and Marc-André Bernier The University of Quebec at Trois-Rivières, Quebec, February 22 and 23 2018

* * *

Perpetually solicited by the environment with wich they interact, the senses give rise to sensations, emotions, feelings of pleasure and displeasure (Fechner 1966 (1860)). The history of the senses is inscribed in the larger history of sensibility, where it is possible to discern deeper and more precise understandings of the concept of the social imaginary (Corbin, 1990). Taste, smell, touch, hearing and sight respond to stimuli in a varied and complex way. While difficult to grasp, much less pin down, it is nevertheless possible to paint a portrait of the sensory body that emerges during the society of the Ancien Régime. The modern era, from the 16th to the beginning of the 19th century, catalyzed new cultural practices of leisure and entertainment: theater, museums, temporary exhibitions, promenades, card and table games, cafes, taverns, fairs, gardens, travels. These activities place the individual within a specific framework, at the heart of an action that incites and excites each of the senses to varying degrees. The five senses always at the ready only require stimulation in order to react, to flourish, and to make their overlapping intensities known. What remains to the scholar, the historian of the senses, is to gather testimonials and to attempt to identify the characteristics, limits and substances of each of the senses.

This conference aims to identify, define, and understand how the senses were challenged and how they responded to new and emerging leisure and entertainment activities during the 18th century.  To what extent did promoters and event organizers deploy an expanding range of sensorial entertainment in order to elicit sensory reactions from their clients and participants?  Were the “diversions” of the 18th century deliberately designed to provoke greater sensorial engagement? And if so, were these efforts successful, and with what larger historical consequences? And as for the participant or the public, they who  partook in these activities, what were the results, in terms of the shaping of individual and collective sensorial experience?  The five senses, so inextricably linked to the organs of perception, are defined in relation to the environment to which they react. But how was this so, and what precisely were the reactions? For conveners of public and for-profit events, which were the most sought-after senses, and why? Rather than constrain our discussion, these topics and questions will, we hope, prompt more reflection upon the diversity and the complexity of this subject, and suggest even further topics for our collective consideration.

This multidisciplinary conference seeks to be a laboratory for engagement with current projects and various approaches that consider the history of the senses in the context of leisure and entertainment during the 18th century. We look forward to welcoming scholars from across the disciplines that compose the human sciences: the history of art, literature, philosophy, sociology, history, and so forth. This call for papers solicits proposals for as-yet unpublished papers that will increase our understanding of the foundations and limits of the sensory body that emerged during the modern era. Papers shall not exceed the thirty minutes allocated to each participant. Proposals (title and abstract of 250 words, institutional affiliation) should be sent to the committee before September 15th, 2017 at the following two addresses: isabelle.pichet@uqtr.ca and laurent.turcot@uqtr.ca

 

Bibliographie :

Alain Corbin, « Histoire et anthropologie sensorielle », Anthropologie et Sociétés, vol. 14, no2, 1990, p. 13-24.

Gustav Fechner, Elements of Psychophysics, New York, Holt, Rinehart and Winston, 1966 (1860).

Apple à communication: Figures de l'inspiration dans la poésie française du XVIIe s.

Submitted by ccarlin on 1 August 2017 - 2:14am

Colloque international – Appel à communications

           Figures de l’inspiration dans la poésie française du XVIIe siècle

                                            18-20 avril 2018

                             Bruxelles / Louvain-la-Neuve (Belgique)

GEMCA - INCAL, Université Catholique de Louvain – TRAME, Université de Picardie Jules Verne

Propositions: le 12 septembre 2017

Ce colloque vise à encourager une réévaluation de la place de l’inspiration dans la poésie française du XVIIe siècle. Il considérera ce qu’a laissé dans l’ombre le constat d’un « crépuscule de l’enthousiasme » (M. Fumaroli) au XVIIe siècle, après le tournant malherbien. Cette vue, thématisée par la prédominance de l’« art » sur la « nature » dans l’exercice du poète, tend en effet à laisser de côté des figures de l’inspiration qui continuent de travailler l’héritage de la Renaissance. Des poètes religieux, d’André Mage de Fiefmelin à Madame Guyon en passant par Claude Hopil, Pierre de Croix, Martial de Brive, P. Le Moyne, J.-J. Surin ou Jean de Labadie, adaptent le cadre métaphysique de la fureur à une conception mystique de l’enthousiasme poétique ; de nombreux autres formulent des paraphrases plus ou moins libres des livres bibliques au titre d’une expérience chrétienne inspirée, alors que la révélation prophétique est close. Dans le domaine profane, le rôle dévolu à l’imagination (N. Negroni) ou à la mélancolie (C. Luccioni) dans le « génie » poétique concourt à façonner chez des auteurs comme Saint-Amant, Tristan L’Hermite ou Théophile de Viau une figure nouvelle du poète inspiré ; des théoriciens et des poètes comme Rapin ou Boileau intègrent enfin, à l’âge classique, l’inspiration comme ornement rhétorique dans le cadre d’une poétique maîtrisée. Dans le contexte d’un scepticisme grandissant à l’égard de l’influence des « esprits » sur l’homme et d’une régularisation institutionnelle et mondaine du discours versifié, de telles figures de l’inspiration continuent donc d’informer le discours poétique. Elles suggèrent la possibilité de dégager une histoire de la poésie inspirée au xviie siècle qui ne soit pas uniquement tributaire des grandes scansions du malherbisme ou du classicisme souvent mises en avant par les études sur la période. L’héritage, l’usage et le développement de ces figures – figures du poète inspiré tout autant que figurations dans le discours poétique de l’énonciation inspirée – constitueront les objets d’étude de ce colloque. Une large variété d’approches sera possible au sein des orientations suivantes :

1° La Renaissance en héritage

Il convient d’interroger en premier lieu le rapport que l’inspiration poétique du XVIIe siècle entretient avec les conceptions poétiques, religieuses et philosophiques qui ont favorisé son éclosion à la Renaissance. Par quels relais de lecture les figures de l’inspiration de la Renaissance se sont-elles transmises ? Comment les lieux communs et modèles de l’inspiration profanes et chrétiens dont hérite le xviie siècle sont-ils réarticulés ? Quelles généalogies intellectuelles ou poétiques se révèlent dans les écrits inspirés ?

2° Anthropologie de l’inspiration

L’inspiration suppose une disponibilité particulière du sujet poétique : l’énonciation inspirée procède d’une puissance dépassant la volonté propre de ce sujet, qui n’en maîtrise pas tout à fait la survenue ni les effets. Selon quelles conceptions anthropologiques, quelles topiques de l’âme et du corps, l’inspiration se dit-elle ? Quel rôle jouent des notions telles que la « nature », le « génie » ou la « fantaisie » dans l’énonciation inspirée ? Selon quels partages entre l’humain et le divin, la pathologie et la grâce, l’inspiration se comprend-elle ? Quelle place et quel sens sont donnés à des émotions comme la fureur, la langueur ou l’admiration dans ce processus ?

3o Sémiologie du discours inspiré

Le discours inspiré se signale par des traits formels et thématiques que nous voudrions voir ici précisés et expliqués. Quelles fonctions occupent les mythèmes (le Parnasse et l’Hélicon, Apollon et les Muses, etc.) et le vocabulaire (fureur, ardeur, transport, ravissement, etc.) traditionnellement mobilisés pour figurer l’inspiration ? Comment se manifeste stylistiquement la dimension expressive propre au discours inspiré ? Par quelles catégories rhétoriques (invention, disposition, élocution, action) l’inspiration peut-elle être appréhendée ? On s’interrogera d’autre part sur les catégories génériques qui sont privilégiées dans la poésie inspirée, comme nous y incite la valorisation de l’inspiration dans les poétiques restreintes de l’ode (Boileau) et du poème héroïque (Desmarets, P. Le Moyne). Le rôle de la musique dans cette poésie, que ce soit à l’état de référence ou dans sa réalité (comme dans le cas du contrafactum), mérite enfin d’être exploré.

4° Critique de l’inspiration

La poésie inspirée s’accompagne dès le XVIe siècle d’un discours de satire, dénonçant la place qu’y occupe la fable païenne (Passerat, par exemple, mais aussi certains poètes au nom de l’inspiration chrétienne). De façon plus marquée au XVIIe siècle, de telles critiques visent le discours inspiré tout comme la figure de l’inspiré ou de l’enthousiaste. À l’image de Madame Guyon durant la crise du quiétisme, l’inspiré devient une figure suspecte dans le domaine social et religieux, tout autant qu’un contre-modèle au regard de normes poétiques dominantes. Quelles lignes de fracture historique la critique de l’inspiration permet-elle de saisir au regard de définitions de normes d’acceptabilité littéraires, sociales ou religieuses ?

5o Sociohistoire de l’inspiration

Un certain Lortigue, soldat poète, s’interroge sur les compétences qui fondent sa paraphrase biblique (La Trompete spirituelle, 1605). Gatien de Morillon, bénédictin poète, s’interroge également sur la convenance de la poésie à la paraphrase biblique, tout en l’utilisant pour sa pastorale auprès de laïcs (Tobie, 1674). L’inspiration autorise finalement leurs deux projets. Peut-on interroger le statut social des rédacteurs – laïcs, religieux, hommes, femmes – qui usent d’une compétence poétique en la sacralisant par la notion d’inspiration ? Commenter leur rôle dans la pastorale ou l’institution lettrée ? Esquisser une géographie de l’inspiration ? Identifier des sociabilités, des médiations imprimées ?

 

Orientations bibliographiques

Clément, Michèle, « Poésie biblique et théorie poétique (1582-1629) », in Pascale Blum et Anne Mantero (dir.), Poésie et Bible de la Renaissance à l’âge classique. 1550-1680, Paris, H. Champion, 1999, p. 33-48.

Galland-Hallyn, Perrine et Hallyn, Fernand (dir.), Poétiques de la Renaissance. Le modèle italien, le monde franco-bourguignon et leur héritage en France au xvie siècle, Genève, Droz, 2001.

Gimaret, Antoinette, « La prophétie dans les Théorèmes spirituels de Jean de La Ceppède », in Line Cottegnies, Claire Gheeraert-Graffeuille et al. (dir.), Les voix de Dieu. Littérature et prophétie en Angleterre et en France à l’âge baroque, Paris, Presses Sorbonne nouvelle, 2008, p. 73-87.

Lecointe, Jean, L’idéal et la différence. La perception de la personnalité littéraire à la Renaissance, Genève, Droz, 1993.

Luccioni, Carine, Les rencontres d’Apollon et de Saturne, Paris, Classiques Garnier, 2012.

Mantero, Anne, La Muse théologienne. Poésie et théologie en France de 1629 à 1680, Berlin, Duncker & Humblot, 1995.

Rieu Josiane, in Hélène Baby et Josiane Rieu, « “Fureur non pas fureur mais doux eslancement”. Douceur et expérience mystique chez Pierre de Croix », in La douceur en littérature de l’Antiquité au xviie siècle, Paris, Classiques Garnier, 2012, p. 205-221.

Salazar, Philippe-Joseph Le culte de la voix au XVIIe siècle. Formes esthétiques de la parole à l’âge de l’imprimé, Paris, H. Champion, 1995.

*

Les propositions en français (titre et résumé de 1 500 signes maximum, accompagnés d’une courte biobibliographie) seront à remettre pour le 12 septembre 2017 au plus tard.

Les propositions retenues seront annoncées à la mi-octobre 2017.

Les communications dureront 25 minutes et seront suivies d’une discussion.

La publication des actes sous le contrôle d'un comité de lecture est prévue.

 

Contacts :

Audrey Duru (TRAME, EA 4284) audrey.duru@u-picardie.fr

Clément Duyck (GEMCA - INCAL) clement.duyck@uclouvain.be

 

Comité d’organisation :

Manuel Couvreur (Université libre de Bruxelles)

Audrey Duru (Université de Picardie Jules Verne)

Clément Duyck (Université catholique de Louvain – Actions Marie Curie)

Agnès Guiderdoni (Université catholique de Louvain – FNRS)

 

Comité scientifique :

Manuel Couvreur, professeur à l’Université libre de Bruxelles

Marie-Madeleine Fragonard, professeure émérite à l’Université Sorbonne nouvelle – Paris 3

Julien Gœury, professeur à l’Université de Picardie Jules Verne

Agnès Guiderdoni, professeure à l’Université catholique de Louvain, maître de recherche du FNRS

Sophie Houdard, professeure à l’Université Sorbonne nouvelle – Paris 3

Guillaume Peureux, professeur à l’Université Paris-Nanterre

Anne-Pascale Pouey-Mounou, professeure à l’Université Paris-Sorbonne

Aline Smeesters, professeure à l’Université catholique de Louvain, chercheuse qualifiée du FNRS

Appel à contributions: Itinéraires : littératures du voyage, de la migration et de l’exil (Tropics, n° 5)

Submitted by ccarlin on 1 August 2017 - 2:08am

Sous la direction de Corinne Duboin

Date limite: 1er décembre 2017

TrOPICS est une revue électronique pluridisciplinaire en libre accès et à comité de lecture, dirigée par l’Equipe d’Accueil DIRE (Déplacements, Identités, Regards, Ecritures) de l'Université de la Réunion. Elle propose un numéro thématique par an comprenant des articles et comptes rendus de lecture en Lettres et Sciences Humaines (arts et littérature, langues et civilisations étrangères, didactique des langues, linguistique, études culturelles, anthropologie et sociologie).

La revue lance un appel à contribution pour son 5e numéro à paraître en décembre 2018 et consacré au thème suivant : « Itinéraires : littératures du voyage, de la migration et de l’exil ».

L’étude des thèmes du voyage, de la migration et de l’exil dans la littérature amène à s’interroger sur la perception de l’ailleurs chez les écrivains et leurs représentations du monde vécu. Tout parcours, déplacement ou traversée conduit à un repositionnement, géographique et identitaire, à une reconsidération de soi au contact de l’autre. Comment, à travers une écriture de la mobilité, du passage, du franchissement des frontières et du mélange des cultures, des idées, des langues, des histoires et des mémoires en contact, les écrivains donnent-ils à voir des êtres en mouvement, migrants ou nomades, passants et passeurs ?

Pourront être étudiés divers genres littéraires et leurs évolutions au fil des siècles : les romans d’exploration, d’immigration, les road novels, les récits de voyages imaginaires ou fantastiques, mais aussi la littérature non-fictionnelle : récits de voyage, scientifiques ou touristiques, récits d’exil, etc. Le roman d’aventure ou d’exploration scientifique, tout comme le récit de voyage invitent à la découverte de nouveaux horizons réels ou imaginaires. Ils peuvent répondre à un besoin d’évasion, de dépaysement, d’exotisme, d’émerveillement. Ils se donnent également à lire comme l’expression d’une quête personnelle, un regard sur soi, un voyage intérieur, ou parcours initiatique. 

La littérature de voyage donne à voir la perspective de l’observateur, le regard qu’il porte sur le monde. Elle relate et s’inscrit dans une Histoire globale faite de conquêtes, d’expansions coloniales, de découvertes. Les cheminements mêmes de l’écriture viatique, aux formes multiples, son esthétique du divers, du disparate, du fragment rendent compte de ces itinéraires qui façonnent les écrivains-voyageurs.

Le voyage est parfois imposé, et même sans retour. L’ailleurs, que les figures littéraires de l’exilé(e) ou de l’immigré(e) tentent de s’approprier, est-il envisagé comme un espace géographique, social et culturel où se reconstruire et s’enraciner dans un désir d’appartenance, ou bien est-il représenté comme l’espace nouveau d’une errance nostalgique et d’un exil intérieur ? En quoi l’émergence d’une nouvelle « littérature-monde » postcoloniale dans un espace fluide globalisé et la présence grandissante d’écrivains cosmopolites contribuent-elles à de nouvelles représentations de la mobilité ?

Les articles soumis, rédigés en français ou en anglais, compteront au maximum 30.000 signes, escapes compris. Nous invitons également les comptes rendus de lecture totalisant au maximum 10.000 signes, espaces compris, et de préférence en lien avec la thématique du numéro.

Pour les articles et comptes rendus rédigés en français, la feuille de style à utiliser est téléchargeable ici :  http://ufr-lsh.univ-reunion.fr/fileadmin/Fichiers/FLSH/BTCR/Publications/guide_auteur_BTCR.pdf

Les manuscrits en langue anglaise devront respecter les normes MLA.

Veuillez joindre une courte notice biographique de 50 mots maximum rédigée en français ou en anglais et, pour les auteurs d’article, un résumé de 200 mots.

Date limite d’envoi des articles ou comptes rendus de lecture : 1er décembre 2017

A adresser par courriel à corinne.duboin@univ-reunion.fr

 

Les manuscrits reçus seront soumis à un comité de lecture selon le principe de la double lecture anonyme. 

Responsable :

Corinne DUBOIN

Source: Fabula

Appel à communications: Formes, pratiques et imaginaires du discours indirect libre dans les textes français de la première modernité XVIe-XVIIIe s.

Submitted by ccarlin on 1 August 2017 - 2:02am

Journées d’étude organisées à l’Université de Lausanne

par Suzanne Duval

(23-24 mars 2018)

Propositions: le 15 octobre 2017

Le discours indirect libre (désormais DIL) apparaît, à juste titre, comme une forme de prédilection de la langue littéraire des xixe et xxe siècles. Sa théorisation intervient à la fin du xixe siècle, conjointement à son utilisation massive dans le roman naturaliste européen. Les nombreux travaux de stylistique qui se sont penchés sur cette forme ont cependant toujours insisté sur son attestation dans des textes antérieurs au xixe siècle, en particulier chez des auteurs restés célèbres comme Sévigné, La Fontaine ou encore Rousseau.

Cette journée d’étude propose d’interroger la présence du DIL dans les textes de la première modernité, dans la perspective d’une stylistique historique : il s’agira d’étudier le ou les patrons du discours indirect libre existant à cette époque, d’en identifier les traits formels plus ou moins figés, d’en analyser les pratiques en vertu d’une approche contextualisée qui tienne compte des imaginaires langagiers de l’époque envisagée.

Ces journées font suite à une première manifestation dont les actes sont déjà en ligne :

Philippe, Gilles, Zufferey, Joël (dir.), Marges et contraintes du discours indirect libre : textes mis en ligne par Samuel Estier, avec le soutien de l’Université de Lausanne sur Fabula/Les colloques.

Pour le présent appel à contributions, on pourra s’inscrire, sans exclusive, dans l’un des axes suivants :

- Le patron du DIL tel qu’il se constitue en France dans la deuxième moitié du xixe siècle est-il pertinent pour appréhender les textes des xvie-xviiie siècles ? Quels critères apparaissent pertinents pour définir les pratiques du discours indirect libre de la première modernité ?

- Comment situer, d’un point de vue à la fois théorique et formel, le DIL par rapport aux autres formes de discours rapporté qui existent à l’époque envisagée ?

- Dans quels types de corpus et de textes le DIL de la première modernité intervient-il ? Est-ce que certains contextes favorisent son apparition ? Quelles en sont l’économie et la visée ?

- Le DIL de la première modernité est-il un impensé de la grammaire et de la rhétorique de l’époque ? Il semble en effet entrer en tension avec le modèle énonciatif oratoire qui prévaut dans l’imaginaire langagier de la période envisagée. Peut-on considérer, cependant, que certaines figures de pensée ou de construction permettent de l’appréhender ?

Les propositions de communication doivent être adressées à Suzanne.Duval@unil.ch avant le 15 octobre 2017.

 

Bibliographie indicative

Adam, Jean-Michel, « Conte écrit et représentations du discours autre. Le cas Perrault », dans Juan Manuel López Muñoz, Sophie Marnette et Laurence Rosier, Dans la jungle des discours : genres de discours et discours rapporté, Cádiz, 2005, p. 27-44.

Authier-Revuz, Jacqueline, « Le discours rapporté », dans Roberte Tomassone (dir.), Une langue : le français, Paris, Hachette, 2001 p. 192-201.

Bally, Charles, « Le style indirect libre en français moderne I », GermanischRomanische Monatsschrift, IV/10, 1912, p. 549‑556.

Bally, Charles, « Le style indirect libre en français moderne II », GermanischRomanische Monatsschrift, IV/11, 1912, p. 597‑606.

Banfield, Ann, Phrases sans parole. Théorie du récit et du style indirect libre, trad. Cyril Veken, Paris, Seuil, 1985.

Badiou-Monferran, Claire, Denis, Delphine (dir.), Le narrateur en question(s) dans les fictions d’ancien régime. Récits parlés, récits montrés, Le français moderne, 2012/1.

Cerquiglini, Bernard, « Le style indirect libre et la modernité », Langages, xix, 73, 1984, p. 7-16.

Delhez-Sarlet, Claudette, « Style indirect libre et "point de vue" dans La Princesse de Clèves » Cahiers d’Analyse Textuelle, 1964/6, p. 70-80.

Floirat, Alexandra, « Quel discours indirect libre au xvie siècle ? », Linx, 43, 2000, p. 77-86.

Goebel, Gerhard, « " Style indirect libre " in La Fontaine’s Amours de Psyche et de Cupidon (1669) », Romanistisches Jahrbuch, 1966, no17, p. 98-111.

Jaubert, Anna, « Discours rapporté, énonciation, point de vue : la question du clivage », Scolia, n°13, Strasbourg, 2000, p. 83-97.

Jaubert, Anna, « L’alter-énonciation au laboratoire du romanesque », dans Juan Manuel López Muñoz, Sophie Marnette et Laurence Rosier, Dans la jungle des discours : genres de discours et discours rapporté, Cádiz, 2005, p. 121-130.

Jaubert, Anna, « Le discours indirect libre. Dire et montrer : approche pragmatique », dans Mellet et Vuillaume, Le style indirect libre et ses contextes, Amsterdam, Rodopi, 2000, p. 46-69.

Lips, Marguerite, Le style indirect libre, Paris, Payot, 1926.

Mahrer, Rudolf, « Du discours indirect libre dans les Annales. Les traductions de Tacite comme observatoire de la compétence langagière (1790, 1830, 1925) », dans Fabula / Les colloques, Marges et contraintes du discours indirect libre.

Paillet, Anne-Marie, Ironie et paradoxe. Le discours amoureux romanesque, Paris, H. Champion, 1998.

Patron, Sylvie, Le narrateur. Introduction à la théorie narrative, Paris, A. Colin, 2009.

Philippe, Gilles, « Le discours indirect libre et la représentation du discours perçu », dans Fabula / Les colloques, Marges et contraintes du discours indirect libre.

Philippe, Gilles, Zufferey, Joël, « Cent ans après », dans Fabula / Les colloques, Marges et contraintes du discours indirect libre.

Reggiani, Christelle, « L’intériorisation du roman : brève histoire du style indirect libre », dans Gilles Philippe et Julien Piat (dir.), La langue littéraire. Une histoire de la prose en France de Gustave Flaubert à Claude Simon, Paris, Fayard, 2009, p. 122-134.

Rodriguez Somolinos, Amalia, « Énonciation et discours rapportés dans les Fables de La Fontaine », Bulletin hispanique, cvii, 2005/1, p. 139-154.

Mellet, Sylvie, Vuillaume, Marcel (dir.), Le style indirect libre et ses contextes, Amsterdam-Atlanta, Rodopi, Cahiers Chronos 5, 2000.

Rosier, Laurence, Le discours rapporté. Histoire, théorie, pratique, Duculot, Paris, Bruxelles, 1999.

Siouffi, Gilles, Rohou, Jean, Lectures de Madame de Lafayette, Rennes, PUR, 2016.

Appel à communications: L'Afrique des savants européens. XVIIe-XXe siècles (Dakar)

Submitted by ccarlin on 1 August 2017 - 1:59am

Appel à communication pour un colloque prévu des 5 au 7 février 2018 à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Sénégal)

Propositions: le 30 août 2017

La production du savoir sur l’Afrique ne fut pas laissée à la seule initiative des marchands, des missionnaires, des militaires ou des compilateurs de récits de voyage. Contrairement à ce que l’on pourrait croire, l’Afrique et les Africains furent au cœur des préoccupations savantes aux 17e et 18e siècles. Les savants des grandes Académies européennes construisaient également leur Afrique. Certes, cette Afrique ne rompait pas avec les préjugés communs de l’époque sur les Africains, mais elle a su se doter d’une existence propre, soutenue par les exigences épistémologiques de leurs disciplines. Ainsi, de la Dissertation physique à l’occasion du nègre blanc (1744) de Maupertuis aux théories de Buffon sur la couleur des Noirs (A. Curran), l’Afrique et les Africains inspirèrent toutes sortes d’échafaudages intellectuels animés par une certaine « volonté de vérité. » (Foucault)

Néanmoins, si l’attention était essentiellement retenue par cette couleur de peau dont on cherchait à expliquer scientifiquement la nature, les préoccupations ne tardèrent pas à se déplacer. Ce qui n’était naguère qu’une Afrique imaginée et théorisée allait peu à peu laisser place à une Afrique de l’exploration et de l’investigation scientifique sur place, en contact direct avec le milieu africain. Aux premières données rapportées par les « chirurgiens » – les mieux qualifiés, parmi le personnel navigant des Compagnies de commerce, pour un travail d’une telle érudition – s’ajouteront des mémoires circonstanciés de voyageurs savants formés aux méthodes d’observation scientifique.

Dans son acception la plus simple, l’Afrique des savants renvoie à une tradition d’écriture qui prétend rompre avec une Afrique imaginaire pour proposer une Afrique « concrète ». S’insérant dans le cadre européen d’une « reconversion de l’esprit scientifique » (Gusdorf, Foucault), elle tend à se construire sur l’expérience africaine de voyageurs savants et à accorder une place de plus en plus importante au quotidien des sociétés africaines. Rien de ce qui touchait la faune, la flore mais aussi les peuples, leurs langues, leurs coutumes, leurs croyances et rites religieux ne fut négligé par ces « défricheurs d’inconnu » (A. Bailly).

C’est cette Afrique à la croisée de la théorie et de la pratique scientifique occidentale que nous proposons comme objet d’étude. Dépendante d’une périodisation structurée à la fois par des mutations scientifiques et l’évolution des contextes historiques, l’Afrique des savants européens n’est pas une mais multiple. De Michel Adanson (1727-1806), considéré dans le milieu français comme le premier scientifique de formation à avoir effectué un voyage en Afrique et à s’être intéressé à tous les domaines du savoir, à Théodore Monod (1902-2000), le dernier des naturalistes voyageurs, les contextes politiques et idéologiques influent sur les motivations et les résultats de la recherche scientifique.

Bien qu’étant à l’initiative du GRREA 17/18, groupe de recherche attaché à l’étude des représentations européennes de l’Afrique aux 17e et 18e siècles, cette réflexion sous le signe de l’interdisciplinarité sera ouverte aux chercheurs en sciences et en sciences humaines spécialistes des deux siècles suivants (19e et 20e siècles). Les aires géographiques étudiées couvriront spécialement les champs francophones, anglophones et lusophones.

Les propositions de communication pourront s’insérer dans l’un des quatre axes d’étude suivants :

I- La formation des savants européens

  • Quelles sont les catégories de savants qui se sont partagées le champ de la construction du savoir sur l’Afrique ?
  • Quelles étaient leurs principales motivations ?

II- Les canaux d’information des savants 

  • L’information de première main : les lettres et notes de terrain du voyageur savant.
  • L’information de seconde main : les récits de voyage imprimés ou informels (comptes rendus, cours, communications manuscrites)
  • L’information de troisième main : les collections de récits de voyage.

III- Les canaux de diffusion du savoir savant 

  • Les Académies des Sciences en Europe.
  • Les journaux savants.
  • Les musées (Les muséums d’histoire naturelle et les cabinets de curiosités).
  • Les freins à la diffusion du savoir.
  • Science et colonisation.

IV- Quelles connaissances sur l’Afrique peut-on aujourd’hui tirer de cette littérature savante ancienne ?

  •   En matière d’histoire naturelle (faune, flore…)
  •  …  d’histoire culturelle (langues, mœurs…)
  • … d’histoire des religions (pratiques religieuses et cultuelles, polythéistes et monothéistes)
  • … d’histoire politique et économique (l’évolution et la dissolution des grands Empires, les guerres de succession, les guerres et coopérations économiques)

Les propositions de communication (en français ou en anglais), d’une longueur de 500 mots au plus, suivies d’un court Curriculum Vitae, seront à adresser au plus tard le 30 août 2017 à David Diop diop.david@wanadoo.fr et à Ousmane Seydi ousmane.seydi@unibas.ch

Comité scientifique du colloque L’Afrique des savants européens (17e-20 e siècles) :

Sylviane Albertan-Coppola (Université d’Amiens, France), Mamadou Ba (Université Cheikh Anta Diop, Sénégal), Alia Baccar (Académie Beït El Hekma, Tunisie), Isabelle Charlatte Fels (Université de Bâle, Suisse), Andrew Curran (Wesleyan University, Etats-Unis), Hélène Cussac (Université de Toulouse, France), Catherine Gallouët (Hobart and Willliam Smith Colleges, États-Unis), Patrick Graille (Wesleyan University, Paris, France) Françoise Le Borgne (Université de Clermont-Auvergne, France), Nicolas Malais (Libraire de livres anciens, Paris), Jean Moomou (Université des Antilles, France), Claudia Opitz-Belakhal (Université de Bâle, Suisse), Ibrahima Thioub (Recteur de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, Sénégal) Izabella Zatorska (Université de Varsovie, Pologne), Roberto Zaugg (Université de Lausanne, Suisse).

Une journée de travail préparatoire au colloque de Dakar, rassemblant les membres du comité scientifique, est prévue le 7 novembre 2017 à l’Université de Pau et des Pays de l’Adour.

Appel à communication: « Transition(s) : concept, méthodes et études de cas (XIVe-XVIIe siècles) », Rencontres doctorales internationales

Submitted by ccarlin on 1 August 2017 - 1:47am

VOLET 1 

« Transition(s) : concept, méthodes et études de cas (XIVe-XVIIe siècles) » 

Liège, 30 et 31 janvier 2018

Propositions: 15 septembre 2017

L’Unité de recherches (UR) Transitions. Moyen Âge et première Modernité de l’Université de Liège s’associe au laboratoire TRAME (Textes, représentations, archéologie et mémoire de l’Antiquité à la Renaissance) de l’Université de Picardie Jules Verne et au Centre d’Études Supérieures de la Renaissance de l’Université François Rabelais de Tours à l’occasion de rencontres doctorales en trois volets. Mises en oeuvre par les doctorants de ces trois institutions, ces rencontres ont pour but de favoriser l’échange et les débats entre doctorant(e)s, jeunes chercheurs(euses) et collègues expérimenté(e)s. Le premier volet de ces journées sera organisé à Liège, les mardi 30 et mercredi 31 janvier 2018.

Depuis le Moyen Âge jusqu’aux bouleversements engendrés par la science galiléenne, l’Europe vit d’incessants questionnements qui remettent en cause ses équilibres politiques et leurs légitimations, qui ébranlent les fondements de l’unité confessionnelle et déplacent les limites du savoir et de la création. En tentant de transcender les clivages hérités d’une longue tradition historiographique, l’UR Transitions de l’Université de Liège (http://web.philo.ulg.ac.be/transitions/fr/) se penche sur ces mutations continuelles en Occident et dans le bassin méditerranéen. Ouvert aux médiévistes et aux modernistes, elle encourage la confrontation des pratiques de recherche, les collaborations inédites et le partage des résultats dans une perspective interdisciplinaire. Par ailleurs, elle tente de mettre en lumière les multiples facteurs qui ont concouru à la construction des cadres sociaux et culturels dans lesquels nous nous définissons encore aujourd’hui.

Les rencontres liégeoises de janvier 2018 seront articulées autour du thème « Transition(s) : concept, méthodes et études de cas (XIVe-XVIIe siècles) ». Aujourd’hui, la recherche en sciences humaines tend globalement à supprimer les catégories de même que la périodisation historique traditionnelle pour privilégier une approche transversale des objets, des phénomènes, des genres, des formes et des idées. La notion de « transition » est étroitement liée à l’idée de « passage » : elle peut être définie comme le « passage d’un état à l’autre », un « degré ou état intermédiaire » (Trésor de la langue française). À partir de leurs propres objets de recherche, les participants sont invités à mener une réflexion sur ce concept, ses acceptions et sa pertinence en regard de ceux de « mutation », « changement », « transformation », « modification », « révolution » ou encore « métamorphose ». Il s’agira de la sorte de renouveler le débat sur les méthodes et les cadres théoriques qui caractérisent les différentes disciplines représentées lors de ces journées.

Comment élaborer une méthodologie et une grille d'analyse qui permettent d’étudier des objets, des pratiques et des comportements positionnés entre deux éléments, entre deux périodes historiques, entre deux tendances, entre deux styles, entre deux manières de faire, de voir, d’écrire, de penser, de croire ? Comment, aussi, se dégager de cet entre-deux ? Les transitions sont-elles porteuses d’une dimension de rupture, d’innovation, de transfert, d’échange, de circulation ? En allant plus loin dans la réflexion, ces objets incarnent-ils réellement le passage d’une pratique, d’une période, d’un style à un(e) autre ou le sont-ils parce que le chercheur les considère comme tels ? La notion de « transition » est-elle une nouvelle catégorie, une nouvelle construction pragmatique mais néanmoins féconde ? Ce concept contribue-t-il au renouvellement de nos disciplines et pourquoi ?

Cette approche méthodologique pourra être envisagée via des questionnements concrets touchant aux transitions culturelles, linguistiques, artistiques, historiques qui s’opèrent entre les XIVe et XVIIe siècles en Europe occidentale et dans le bassin méditerranéen, que ce soit par le biais des acteurs, de leurs oeuvres (objets, textes), des idées et/ou des espaces dans lesquels ceux-ci évoluent.

Les communications feront l’objet de discussions que l’on souhaite résolument transdisciplinaires. Elles n’excéderont pas vingt minutes et seront présentées en français, en anglais ou en italien. À l'issue de chacune des interventions, un court débat sera engagé avec les auditeurs.

Le comité organisateur attend les propositions des doctorants, belges ou étrangers, pour le vendredi 15 septembre 2017 au plus tard, sous forme d’un dossier à adresser à l’UR Transitions (journeesdoctorales.transitions@gmail.com) par courriel en fichier joint. Ce dossier comprendra les coordonnées personnelles du doctorant et celles du (des) directeur(s) de recherche, l’intitulé de la thèse, l’intitulé de la communication, l’année d’inscription en thèse et un résumé d’une quinzaine de lignes de la communication proposée, rédigé en français, en anglais ou en italien. Un avis d’acceptation ou de refus de la communication sera envoyé aux doctorant(e)s le 15 octobre 2017.

Chaque doctorant(e) est invité(e) à se renseigner auprès de son université sur la possibilité de valoriser sa participation aux journées dans le cadre de sa formation doctorale (attestation, obtention d’ECTS, etc.). Les organisateurs fourniront, à l’issue du séminaire, un document certifiant la participation active du (de la) doctorant(e). Par ailleurs, au vu de ses moyens financiers limités, l’UR Transitions ne pourra pas prendre en charge les frais de transport et d’hébergement éventuels des participant(e)s.

Comité organisateur : Emilie Corswarem, Sébastien Damoiseaux, Frédéric Degroote, Aurore Drécourt, Adelaïde Lambert, Anne-Sophie Laruelle, Julie Piront 

Comité scientifique : Emilie Corswarem, Annick Delfosse, Laure Fagnart, Marie-Elisabeth Henneau, Nicola Morato, Julie Piront

Responsable :

Transitions

CfP: "Many Will Travel": Translation and Travel in Early Cultures

Submitted by ccarlin on 31 July 2017 - 3:01pm

The Center for Early Cultures at UC Irvine is pleased to announce our 2017 Conference – "Many Will Travel": Translation and Travel in Early Cultures.

Our keynote speakers will be Cynthia Brown from UCSB and John Ganim from UC Riverside.

Conference Date: October 13–14, 2017

Paper Proposal Deadline: August 31, 2017

Montaigne, in the early modern period, translates songs from the New World in his essay "On the Cannibals," even giving an account of the travel of several natives to Europe and suggesting provocatively the way their values might translate across to ours. From the ancient and medieval concept of translatio imperii studii to early modern relationships with the New World, early cultures provide us with an excellent set of ways for thinking about travel and translation.

This year's Early Cultures Conference is looking for papers that investigate how travel and/or translation figure into ancient, medieval, and early modern cultures. In addition to these political and cultural possibilities for travel and translation, we are also curious in the travel to imagined or poetic worlds. Also welcome are papers that consider travel to spiritual realms, where not all translation is strictly textual. In concord with these imaginative and religious travels, we also are interested in work that considers the modern need for translation of the past cultures that we are interested in. The move to "modernize" or "update" early texts like Shakespeare or Chaucer might suggests limits on our capacity to travel to the past. Indeed, we hope that in a conference where we continually travel to the past we will also shed light on the pressing problems regarding cultural, historical, and actual translation in the present. We invite papers that address this theme in history, literature, philosophy, or the history of art.

Possible Topics for Papers might Include:

  • Translatio imperii and the travel of empire
  • Travel narratives (and their translation)
  • Travel in romance
  • First contact and translation in the New World
  • Travel to ruins and sites of the ancient world
  • Translation and travel between historical periods
  • Travel and translation against hostile borders
  • The need to translate the past
  • Figuration and/or typology
  • The translation of ideas into new languages and/or disciplines

We invite abstracts of 300 words or less and a 1 page CV to be sent to early.cultures.conference@gmail.com by August 31, 2017.

Source: RSA

Call for contributions: Rewrite Conflicts: The Role of Losers, Heretics, and Outsiders in the History of Medicine

Submitted by ccarlin on 31 July 2017 - 2:59pm

Invited editor: Fabrizio Baldassarri

Webpage: https://fbaldassarriphilo.wordpress.com/home/cfp-outcomes/

A multifaceted narration characterizes the contrapositions between schools, factions, theories, and practices in the history of medicine. Yet, studying these conflicts helps to shed light on those actors traditional historiographies usually relegate to secondary roles: surgeons, practitioners, apothecaries, botanists, astronomers, chymists, men and women devoted to the knowledge of simples. Especially when following losers, outsiders, heretics, and marginalized scholars, medical conflicts reveal epistemologically fruitful paths that help to track the changes buttressing early modern bio-medical revolution. While academic physicians required the support of theologians to rule out these practices as responsible for heresies, errors, and charlatanisms, kings frequently credited such outsiders as court physicians (i.e., Ambroise Paré, Guy de La Brosse), elevating their knowledge and experience to a crucial role. Slowly, these actors entered medical schools and academies, rewriting early modern history of medicine.

This fascicule aims to reconstruct this conflicting situation, and to analyse diverse cases of such outsiders and losers, moving from the sixteenth to the eighteenth centuries (wider focuses are accepted as well). Research articles coming from different fields (history of philosophy, psychology, science, medicine, botany, ideas, intellectual history, and history of life sciences…) are welcome.

Societate și Politică is a peer-reviewed scholarly journal published by Vasile Goldiș Western University of Arad, Romania. See http://uvvg.ro/socpol/.

Papers no longer than 8,000 words or book reviews no longer than 800 words should be submitted by email to fabrizio.baldassarri@gmail.com by 15 December 2017. Papers will go through a double-blind peer-review process. Publication is scheduled by 30 April 2018.

For the authors' guidelines see: http://socpol.uvvg.ro/index.php?option=com_content&view=article&id=48&Itemid=53.

Syndicate content