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Calls for Papers/Contributions

L'âme sous l'Ancien Régime (Joy PALACIOS): Date limite 15 DECEMBRE 2014!

Submitted by jtamas on 2 December 2014 - 7:55am

Appel à communications pour un atelier du congrès 2015 de

L’Association des Professeur.e.s de Français des Universités et Collèges Canadiens

(Université d’Ottawa, du samedi 30 mai au vendredi 5 juin)

http://apfucc.net/

Atelier sur :

L’âme sous l’Ancien Régime

Si l’Ancien Régime est connu comme l’époque du triomphe de la Raison – raison d’État,

vraisemblance littéraire, et efflorescence des Lumières en philosophie – ce n’en est pas moins

une période où fleurissent les interrogations sur la nature de l’âme. Les auteurs de l’École

française de spiritualité, tels que Pierre de Bérulle ou Jean-Jacques Olier, cherchent une âme

anéantie et soumise à Dieu, tandis que dans le domaine des sciences René Descartes transforme

l’âme en laboratoire en disséquant le fonctionnement des passions qui l’animent. Pierre Corneille

et Jean Racine mettent en scène des âmes qui se sacrifient à leur devoir ou qui se déchirent sous

le poids d’un amour impossible tout en se cachant derrière les exigences de la bienséance. Au

siècle suivant, Jean-Jacques Rousseau essaie de « rendre [s]on âme transparente aux yeux du

lecteur », mais s’attarde sur des histoires qui dissimulent autant qu’elles révèlent. L’âme sous

l’Ancien Régime hante la rigueur, l’éclat, et l’exploration scientifique qui marquent le règne des

rois Bourbon.

Cet atelier se propose donc de tirer l’âme des ombres des XVIIe et XVIIIe siècles pour examiner

sa vie littéraire, religieuse et historique. Comment rendre compte du rôle de l’âme sous l’Ancien

Régime ? Quelle est son importance symbolique, mystique, politique, philosophique et

idéologique dans les écrits de l’époque moderne?

Selon le contexte, plusieurs pistes de réflexion pourront être envisagées, par exemple :

• L’âme théâtrale (l’âme en scène et/ou la théâtralité de l’âme)

• L’âme noble (honnêteté, gloire, devoir)

• L’âme nue (mysticisme, anéantissement, spiritualité)

• L’âme scientifique (objet et mécanisme de réflexion philosophique)

• L’âme narrative (mémoires, confessions, correspondance)

Nous invitons les propositions d’environ 300 mots. Veuillez envoyer vos propositions, ainsi

qu’une brève notice biographique, à joy_palacios@sfu.ca avant le 15 décembre 2014.

Responsable :

Joy Palacios – joy_palacios@sfu.ca

Simon Fraser University, Département de français

Date limite pour l’envoie des propositions : le 15 décembre 2014

(Notez que cet atelier aura lieu le 3 juin au plus tard pour que les participants puissent aussi

assister au colloque de la NASSCFL.)

Society for Seventeenth-Century French Studies Conference, 2-4 July 2015

Submitted by jtamas on 1 December 2014 - 11:33pm

CALL FOR PAPERS

The next conference of the Society for Seventeenth-Century French Studies will take place at the University of St Andrews.  In recognition of the tri-centenary of Louis XIV’s death, the theme is Kingship. Papers are invited on any aspect of this theme and need not be limited to Louis XIV. Possible subjects include:

·        Kings: Henri IV, Louis XIII and Louis XIV

·        Theories of Kingship; political theory

·        Kings and other rulers (Emperors, Popes)

·        Kingship and gender (Queens, Regents, la loi salique)

·        King/Queen figures in literature

·        King/Queen figures in theatre

·        King/Queen figures in art, dance and music

·        Contested kings; kings and contestation 

·        Satirical portrayals of king figures

·        French kings viewed from abroad

Proposals for papers (250-300 words) should be sent to the Secretary, Professor Richard Maber (r.g.maber@durham.ac.uk) by 31 January 2015. Please note that in order to present a paper at the conference, one must be a member of the Society.

The conference will include an organ recital of French baroque music and a hands-on visit to the library’s Special Collections, as well as local fish and chips and a conference dinner in the recently re-opened Byre Theatre.

Please note that the annual conference of Society for the Study of French History will also be held at the University of St Andrews, 28-30 June 2015. 

 

APPEL À CONTRIBUTIONS

Cette année, le colloque de la Society for Seventeenth-Century French Studies aura lieu à l’Université de St Andrews. Le thème pour cette année (le tricentenaire de la mort de Louis XIV) sera la royauté et les rois (le “kingship”), sous toutes ses formes, y compris:

·        Les rois: Henri IV, Louis XIII et Louis XIV

·        La théorie de la royauté; la théorie politique

·        Les rois et d’autres “souverains” (empereurs, papes)

·        La royauté féminine (les reines/régentes, la loi salique)

·        Les rois/reines dans la littérature

·        Les rois/reines dans le théâtre

·        Les rois/reines dans l’art, la danse et la musique

·        Le pouvoir royal contesté

·        Les rois satirisés

·        Les rois français vus de l’étranger

Les propositions de communications sont à envoyer au Professor Richard Maber (r.g.maber@durham.ac.uk), avant le 31 janvier 2015. Pour présenter une communication au colloque, il faut être abonné à la Society for Seventeenth-Century French Studies.

 

Il y aura un concert de musique baroque pour orgue, un workshop aux Special Collections à la bibliothèque de recherche, ainsi que des fish’n’chips du quartier et un dîner au Byre Theatre.

 

NB Le colloque annuel de la Society for the Study of French History aura lieu également à l’Université de St Andrews, du 28 au 30 juin 2015.

Franco-British Social Networks in the Seventeenth and Eighteenth centuries: A panel for ‘Social networks 1450-1850, an interdisciplinary conference at the University of Sheffield 16-17th July 2015

Submitted by jtamas on 1 December 2014 - 4:28pm

The Franco-British Network for Seventeenth and Eighteenth Century research is seeking panellists for ‘Social networks 1450-1850, an interdisciplinary conference at the University of Sheffield’. The panel title is Franco-British Social Networks in the Seventeenth and Eighteenth Centuries. During these two periods of heavy cross channel conflict, networks and communities of residents of both France and the British Isles maintained connections, in a variety of different forms. We are seeking papers which assess the Franco-British connection of the early modern period through the study of social networks. This might be a study of a particular community of French, British, or Irish immigrants living on the other side of the channel, and the ways in which their ‘social networks’ (their  ties of obligation, communication, sociability and patronage), interacted with, and excluded, local residents. Or it might be a study of how social networks were maintained across the channel between a particular group, questioning how social networks functioned when they took place across borders that were frequently at war with one another. It could also be a comparative study of social and community networks within both France and the British Isles, or a demonstration of how a particular kind of community or connection affected Franco-British relations. How did national identity affect the construction of the ‘social network’? Were there specific national differences in the way such networks were formed? Was it possible to maintain such networks across borders at times of war and crisis?

If you are interested in taking part in this panel, please contact francbritnetwork@gmail.com by 10th January.

url: https://francbrit.wordpress.com/call-for-panelists-appel-aux-panelistes/ 

Colloque de la SATOR, 8 et 9 Avril 2015, Universités de Nantes et Angers (source: Isabelle Trivisani-Moreau)

Submitted by jtamas on 17 October 2014 - 3:09pm

Appel Colloque SATOR, Nantes, 8-9 avril 2015

Universités de Nantes et d’Angers

Natura in fabula. Topiques romanesques de l’environnement

 

À l’heure du Nature writing et du développement de l’écocritique, il est tentant de relier la production des romans faisant référence aux rapports complexes de l’homme et de la nature aux profondes évolutions environnementales que connaît notre œkoumène depuis l’ère de l’industrialisation : l’accroissement du nombre des écofictions, qui ne sauraient être limitées au domaine anglophone, serait ainsi lié à la crise environnementale que nous traversons.

Pour autant cette situation de crise, favorable à la production d’un certain type de romans -dont les formes sont en fait relativement variées-, ne saurait rendre compte de toutes les productions romanesques qui, dans le cours des siècles, témoignent d’un rapport au monde clairement identifiable. D’ailleurs la crise environnementale que connaît le monde contemporain n’est pas unique dans l’Histoire : d’autres crises (catastrophes naturelles ou pas, événements climatiques, comme le petit âge glaciaire avec ses pics et ses conséquences sur la vie quotidienne) intervenant dans des domaines extralittéraires ont pu recevoir dans le passé des traductions dans le domaine littéraire de la fiction. La notion de « sentiment de la nature », souvent utilisée pour évoquer, particulièrement au XVIIIe siècle, un accroissement de la conscience de la nature à travers les œuvres littéraires qui s’épanouit à l’ère romantique, montre d’ailleurs qu’il n’est pas forcément besoin de crise pour justifier l’entrée dans les fictions littéraires de cette préoccupation environnementale : la fréquence du locus amoenus, récurrent dans la littérature médiévale et largement repris par la suite, induit des situations qui témoignent d’une approche souvent euphorique de la nature ; de façon plus neutre, ce sont parfois les phénomènes naturels dont la connaissance scientifique s’accroît au fil des siècles, qui, d’une manière ou d’une autre, font leur entrée dans la fiction.

C’est sur cette question de la nature que se penchera le XXIXe colloque de la SATOR.S’arrêter sur la question de la nature dans le roman devrait permettre, conformément à l’angle de l’analyse topique qui fait le propre des travaux conduits depuis plusieurs années par la SATOR, d’envisager quelles situations narratives enclenche la prise en compte de la nature dans l’élaboration romanesque. Il conviendra pour cela d’évaluer ce degré de prise en compte : la nature peut n’être parfois qu’un simple cadre, mais même à un degré aussi limité, n’est-elle pas à l’origine d’une scénographie qui lui serait propre ? À un degré plus élevé, quelle conscience de la nature se fait jour à travers les romans ? Dans la recherche des topoï narratifs que l’on peut construire autour du thème de la nature, on pourra orienter les recherches dans des directions variées : au delà de l’identification de ce qui se passe dans la nature, on cherchera à repérer des textes dans lesquels l’homme agit sur la nature ou lui accorde un rôle prépondérant sans oublier les cas où la nature devient elle-même actrice. L’animation de la nature est une des formes vers lesquelles peut déboucher le concept de natura naturans qu’on oppose ordinairement à celui de natura naturata. À travers les différentes périodes envisagées, on cherchera à cerner les récurrences, les variations et l’évolution d’une topique environnementale tant dans la littérature française que, dans une perspectivecomparatiste.

 

Sans exclusive, les communications pourront privilégier les entrées suivantes :

1. les lieux topiques de la nature, qu’il s’agisse de lieux de la nature proprement dite ou de lieux aménagés : forêt, montagne, campagne, jardin, parc, mais aussi des espaces plus urbains et organisés dans la mesure où, avec ou sans figement, ils indiquent des usages de la nature et une certaine façon d’habiter le monde.

 

2. les personnages qui portent une conscience spécifique de la nature : amoureux en quête de secret et de solitude, exilés regrettant une forme de rapport au monde et s’efforçant d’en reconstruire un autre plus ou moins ressemblant, ermites fuyant le tumulte des cours et des villes, voyageurs découvrant des espaces différents de leurs lieux d’origine. On s’arrêtera particulièrement sur les personnages déplacés, au sens d’abord spatial du terme, en s’intéressant au décentrement que peut induire leur regard ou leur comportement à l’égard de la conception du rapport homme/nature.

 

3. les formes de l’œuvre romanesque. Par exemple, l’usage du récit-cadre semble propice à une intégration, au moins au premier niveau des œuvres, de l’espace naturel : est-ce une simple commodité de cadre ou un véritable discours peut-il se lire à travers les œuvres et les époques utilisant cette forme ? Dans le même esprit, qu’en est-il du recours à l’espace dans l’allégorie ? Quels sont, sur le plan de l’usage et de l’approche de la nature, les apports du voisinage que le roman peut entretenir avec des formes narratives non fictionnelles comme le voyage ?

 

4. les discours sociaux, philosophiques ou politiques qui sous-tendent certains romans. On pense aux voyages imaginaires dont font partie les allégories ou les romans utopiques : ces derniers prônent souvent un retour à de valeurs plus proches de la nature et proposent, pour y parvenir, un réagencement de l’espace et des pratiques qui amène à combiner nature et raison. Mais il existe aussi, au sein des romans, bien des situations de conversation abordant, dans une optique de comparaison, les mérites de la ville et ceux de la campagne. L’alternative est en effet un moyen, à travers les œuvres, de poser la question environnementale : ville/campagne, sauvage/civilisé, locus amoenus/locus terribilis, retraite/vie dans le monde…

 

 

 

Les propositions de communication (1000 à 1500 signes) sont à envoyer avant le 15 octobre 2014 conjointement à :

Philippe Postel, Université de Nantes philippe.roger.pierre.postel@gmail.com

Isabelle Trivisani-Moreau, Université d’Angers Isabelle.Trivisani@univ-angers.fr

Colloque annuel, octobre 2015, Société des Amis de Port-Royal (Laurence Plazenet)

Submitted by jtamas on 17 October 2014 - 2:57pm

Société des Amis de Port-Royal

Colloque annuel
automne 2015
(Château de Versailles, Port-Royal des Champs)

LOUIS XIV ET PORT-ROYAL

Organisateurs :

Olivier CHALINE (Université de Paris-Sorbonne),
Sylvio de FRANCESCHI (EPHE) et
Laurence PLAZENET (Université de Paris-Sorbonne et Institut universitaire de France) 

Appel à communications

L’histoire de Port-Royal et celle du règne de Louis XIV s’entrecroisent inextricablement. À partir de la crise du Formulaire, la volonté du roi est impliquée de façon directe dans les persécutions que subissent moniales et Messieurs. C’est à sa sollicitation que Clément XI fulmine en 1708 la bulle Ad instantiam regis qui prononce la suppression de l’abbaye. En 1710, un arrêt du Conseil ordonne la démolition des bâtiments des Champs.

Célèbre, polémique, la relation du Roi Soleil et du monastère n’a encore fait l’objet d’aucune enquête spécifique. À l’occasion du troisième centenaire de la mort de Louis XIV, la Société des Amis de Port-Royal a décidé de pallier cette lacune en consacrant au sujet son colloque annuel de l’automne 2015.

Trois volets principaux retiendront l’attention :

* D’un point de vue strictement historique, la réflexion devra se fonder sur l’analyse rigoureuse de ce que Louis XIV savait et pensait de Port-Royal, à savoir la communauté religieuse elle-même, mais aussi les personnalités qui firent constellation autour d’elle et les enjeux théologiques de son rayonnement à partir de la réforme engagée par la mère Angélique. Dans cette perspective, une question se pose : quel rôle l’entourage royal a-t-il joué dans l'attitude de Louis XIV ? À l’inverse, à quel moment Port-Royal perd-il en importance dans les préoccupations du monarque ? Y a-t-il lieu de distinguer à ce propos entre l’abbaye et le jansénisme ? Comment le roi a-t-il pu faire enregistrer au parlement de Paris les textes pontificaux condamnant le jansénisme ? Quelles résistances a-t-il rencontrées ? On se demandera également comment Louis XIV a presque réussi à laisser mourir la nébuleuse janséniste après la paix clémentine. D’autre part, de quelle manière le roi fit-il face à la métamorphose d'un jansénisme sans Port-Royal, mais conservant ou ranimant cette référence au début du XVIIIe siècle ? Enfin, serait-il possible de reprendre le dossier de la destruction de Port-Royal en 1709 en travaillant à partir de nouveaux documents historiques, loin des légendes longtemps colportées, dont de récentes études ont délimité les contours ?

Un deuxième axe d’étude concernera les autres acteurs de cette geste. Comment se conciliaient service du roi et appartenance à la mouvance de Port-Royal, notamment chez les Arnauld (on peut songer au cas particulier de Pomponne) ? Quels sont les membres de la

 

mouvance de Port-Royal et de leurs parents qui furent alliés à la Cour ? Quelle fut leur capacité d'intervention ? Quelles distinctions convient-il d’observer entre la personne du roi, le pouvoir royal et la cour s’agissant de Port-Royal ?

* L’histoire des relations entre Louis XIV et Port-Royal implique de considérer de façon autonome la controverse doctrinale qui la scande. Quelle fut l’influence propre des vues et des décisions du roi ? On sait que le monarque, sans être théologien, a suivi de plus ou moins loin les vicissitudes parisiennes de la querelle contemporaine sur la grâce. Ainsi le voit-on s’intéresser en 1663 aux négociations entre jésuites et jansénistes qui aboutissent à la souscription par les augustiniens des cinq Articles qui les rapprochent apparemment des positions thomistes relatives au concours de la grâce avec le libre arbitre. Fulminées en partie sur son insistance, les bulles Vineam Domini et Vnigenitus sont chacune deux scansions essentielles dans le cours de la polémique antijanséniste. Dans l’entourage du roi, ses confesseurs, en particulier les PP. Annat et Le Tellier, interviennent directement dans la controverse avec l’aval du souverain et se signalent par une vive ardeur polémique. Elles appellent une prise en compte scrupuleuse. De manière ponctuelle, le roi a pu aussi se préoccuper des positions doctrinales affichées par des prélats français : il fit interdire par l’intermédiaire du P. Le Tellier, et sans doute sur son avis, la publication d’une instruction pastorale de Fénelon opposée à la Théologie de Châlons de Louis Habert. On s’interrogera donc sur l’engagement direct ou indirect du roi et des personnages qui conseillèrent Louis XIV dans la polémique doctrinale autour du jansénisme. Il pourra être utile de s’attacher à distinguer entre les réactions suscitées par le monastère, ses penseurs et le « jansénisme » en soi.

* Évoquer concomitamment Port-Royal et Louis XIV engage enfin la question des sensibilités et des loyautés de nombreux écrivains, voire de plusieurs artistes en général de la période. S’il manque des synthèses sur de nombreuses personnalités, la proximité de certaines figures telles que Racine, La Rochefoucauld, Mme de Lafayette ou Pascal, avec Port-Royal a été amplement documentée depuis quelques décennies, sans que l’incidence de cette communauté de vues ait été vraiment étudiée du point de vue des représentations politiques ou esthétiques qu’elle a pu nourrir. Le rapport entre la vision de l’individu promue dans l’entourage de Port-Royal et le développement du « classicisme », par exemple, demeure un terrain presque vierge.

Ce n’est pas un moindre paradoxe, en effet, que ces écrivains aient été enrôlés par la tradition, dans le sillage de l’histoire officielle louis-quatorzienne et du Siècle de Louis XIV de Voltaire, comme des parangons de la grandeur du Roi Soleil, alors qu’ils entretinrent les relations les plus étroites avec un monastère que ce dernier persécuta obstinément. Comment ces fidélités ont- elles pu s’étoiler, se combiner, car ni Mme de Sévigné, ni Mme de Lafayette, acquises aux religieuses de Port-Royal et aux Messieurs, ne boudent néanmoins Versailles ? Quels enseignements en tirer sur les conditions de production et l’imaginaire de l’auteur classique ? Sur la politique implicite décelable dans de nombreuses œuvres ? N’est-ce pas tout un pan de la littérature française qui a été gauchi par une assimilation que les faits fondent peu ? Que nous dit-elle d’une réception qui fut d’emblée critique et politique? Quels renouvellements une considération scrupuleuse des motivations de celle-ci, de ses modalités, appelle-t-elle quant à nos façons de penser et d’énoncer le fait littéraire au XVIIe siècle ?

Les propositions de communication sont à adresser à Laurence.Plazenet@paris-sorbonne.fr avant le 1er novembre 2014.

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