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L’amitié et l’amour dans Eléonor d’Yvrée de Catherine Bernard

Article Citation: 
Cahiers du dix-septième: An Interdisciplinary Journal XII, 1 (2008) 87–97
Author: 
Jolene Vos-Camy
Article Text: 

En 1687, à l’âge de 24 ans, Catherine Bernard publie Eléonor d’Yvrée, première nouvelle d’une série intitulée Les Malheurs de l’amour. Dans cette nouvelle, elle présente une conception fataliste de l’amour qui suit la tradition littéraire des nouvelles galantes et historiques de la période, dans la lignée de La Princesse de Clèves. Alors que l’intrigue principale illustre les résultats catastrophiques de l’amour entre deux jeunes personnes, une intrigue secondaire examine l’amitié entre deux jeunes femmes. Si la première intrigue finit mal, la deuxième intrigue est plus optimiste malgré les épreuves difficiles vécues par les deux femmes. Le pessimisme général de la nouvelle, tempéré par une lueur d’espoir, est ancré dans la foi catholique de Bernard. Dans Eléonor d’Yvrée, Bernard développe plusieurs idées sur l’amitié que l’on trouve dans l’Introduction à la vie dévote de Saint François de Sales. Premièrement, la base de l’amitié est la communication entre les personnes. Deuxièmement, à cause de cette communication, l’amitié peut poser de graves dangers. Et troisièmement, l’amitié reste un soutien important entre personnes vertueuses. C’est ainsi que le thème de l’amitié participe au pessimisme caractéristique de l’oeuvre de Bernard tout en étant une des seules sources d’espoir.

Catherine Bernard est née en 1663 dans une famille protestante de Rouen. Adolescente, elle est partie vivre à Paris, et en octobre 1685, Le Mercure Galant a annoncé sa conversion au catholicisme. Même si cette conversion tombait à point nommé et lui évitait d’être persécutée lors de la révocation de l’Edit de Nantes, Le Mercure Galant soulignait la sincérité des actions de Bernard : « Comme elle a infiniment de l’esprit, il est aisé de juger qu’elle n’a renoncé aux erreurs où sa naissance l’avoit engagée, qu’après une sérieuse et longue recherche de la vérité » (Le Mercure Galant 275). Peu de renseignements subsistent sur la vie de Bernard mais tout semble indiquer l’authenticité de sa nouvelle foi. On sait par exemple que Bernard s’est associée à des dames dévotes de la capitale et en 1691 elle était en relation avec des personnages importants de la cour et était une protégée de Madame de Pontchartrain et Madame de Maintenon, connues pour leur dévotion1 . Bernard a continué d’être fidèle à la foi catholique jusqu’à sa mort, comme le démontre le père Claude Buffier en 1723, lorsqu’il écrit que Bernard n’avait pas voulu qu’on « imprimât quelques Poësies qu’elle avoit faites autrefois [...] parce qu’il s’y étoit glissé des expressions qui ne convenoient pas assez à l’exactitude et au sérieux que prescrit la religion qu’elle avoit embrassée » (cité dans Piva, « Le Commerce Galant: Essai de définition » 19). De sa conversion à l’âge de vingt-deux ans jusqu’à sa mort vingt-sept ans plus tard en 1712, Bernard était donc réputée pour sa dévotion à la religion catholique.

Même si Bernard ne fait pas de référence à sa foi de manière explicite dans la nouvelle, l’influence catholique y reste primordiale2 . Pour donner une structure à la pensée catholique présente dans la nouvelle, je prends comme repère l’œuvre de Saint François de Sales, l’Introduction à la vie dévote3 . Cet ouvrage a eu une forte influence parmi les catholiques dévots du dix-septième siècle et Bernard l’a probablement lu. Comme l’a remarqué Patrick Henry:

the great originality of this work lies in the fact that, even if not the first devotional manual for laypeople, it was the first effective and successful one. Its author, perhaps above all interested in the direction of souls, firmly believed that laypeople could become conscious of their religious grandeur and lead holy lives in society (Henry 156).

Dans la nouvelle de Bernard il n’est jamais question pour les personnages principaux d’entrer dans les ordres mais l’idée de la vertu reste tout de même centrale, surtout pour Eléonor, le personnage éponyme. Sa volonté de suivre son devoir, d’obéir à son père même s’il faut renoncer à son amour, rappelle les conseils donnés par Saint François de Sales4 . Examinons certaines des idées sur l’amitié exprimées dans l’Introduction à la vie dévote et que Bernard utilise dans sa nouvelle.

Saint François de Sales distingue l’amour de l’amitié ainsi5 :

Tout amour n'est pas amitié; car, 1. on peut aimer sans être aimé, et lors il y a de l'amour, mais non pas de l'amitié, d'autant que l'amitié est un amour mutuel, et s'il n'est pas mutuel ce n'est pas amitié. 2. Et ne suffit pas qu'il soit mutuel, mais il faut que les parties qui s'entr'aiment sachent leur réciproque affection, car si elles l'ignorent elles auront de l'amour, mais non pas de l'amitié. 3. Il faut avec cela qu'il y ait entre elles quelque sorte de communication qui soit le fondement de l'amitié (Sales 178).

C’est donc la réciprocité et la communication des sentiments amoureux qui constituent la base de l’amitié. Bernard, en présentant les deux jeunes femmes de la nouvelle, souligne la nature vertueuse de leur amitié formée dans l’enfance à un moment où elles habitaient ensemble et étaient comme des soeurs :

Mathilde, qui était la fille de cette comtesse, était de l’âge d’Eléonor. Elles étaient toutes deux parfaitement aimables et elles s’attachèrent l’une à l’autre de cette amitié de l’enfance qui, ayant plus d’innocence et plus de sincérité que les autres amitiés, a aussi plus de durée (Bernard 183).

Eléonor, accueillie dans la famille de Mathilde, se lie donc d’une amitié étroite avec Mathilde. C’est un amour sororal, qu’elles savent réciproque, et elles sont en constante communication l’une avec l’autre. Si Bernard parle de la durée de cette amitié, cependant, c’est pour préparer le lecteur à la rude épreuve à laquelle cette amitié devra faire face dans la nouvelle. Au milieu de la nouvelle il y a un temps de séparation où toute communication est coupée entre les deux jeunes femmes et c’est alors que leur amitié s’affaiblit. Pourtant, la plus grande épreuve qui met leur amitié en péril, la trahison d’Eléonor par Mathilde avec le duc de Misnie, a ses origines dans un autre aspect de l’amitié.

Dans son guide spirituel, Saint François de Sales fait remarquer à plusieurs reprises que si l’amitié est basée sur la communication entre deux personnes, c’est aussi ce qui la rend la plus dangereuse de tous les types d’amour. Ce danger vient de ce que la communication entre les personnes encourage l’influence d’une personne sur une autre et la participation aux vertus et aux vices de l’ami6 . Or, dans la nouvelle, Eléonor se lie aussi d’amitié et d’amour avec le jeune duc de Misnie. Le duc de Misnie et Eléonor se sont déclaré leur tendresse mais ce bonheur est de courte durée puisqu’un obstacle survient dans la forme des projets de mariage de leurs parents qui ne tiennent pas compte des souhaits des deux jeunes personnes. Avant que cette crise provoquée par les parents n’arrive, Eléonor et le duc de Misnie associent Mathilde à leur amour. Cette situation où le couple amoureux partage leur bonheur avec une amie commune illustre la communication qui, selon Saint François de Sales, est essentielle à l’amitié. En même temps Bernard souligne le danger que les trois amis courent :

L’inclination qu’Eléonor sentait dans son coeur [pour le duc] ne diminuait point la tendresse qu’elle avait pour Mathilde. Au contraire, cette amie lui devint en quelque façon nécessaire. Elle lui parlait de son amant quand elle ne le voyait pas, et son amitié n’en devint que plus ardente, parce qu’elle était utile à son amour (Bernard 184).

Bernard souligne la naïveté d’Eléonor qui met son amitié au profit de sa tendresse pour le duc. Le danger, néanmoins, est plus grand pour Mathilde qui demeure l’amie d’Eléonor et du duc et se trouve témoin de leur amour tout en étant exclue de leur expérience d’une réciprocité d’amour tendre :

Mathilde entrait aussi dans leurs entretiens, du consentement de l’un et de l’autre. Ces conversations étaient assez dangereuses pour une jeune personne. Elle vit la différence de leur état et du sien ; elle conçut le plaisir qu’il y avait d’être aimée ; enfin, elle commença à sentir son indifférence et à la trouver triste et désagréable. Il lui semblait qu’elle n’aurait pas voulu ôter le duc de Misnie à Eléonor, mais elle souhaitait de trouver un amant comme lui, et elle sentait que, s’il ne lui avait pas précisément ressemblé, il ne lui aurait pas plu (Bernard 184).

Alors que les deux autres restent longtemps naïfs et aveuglés par leur amour, Mathilde arrive à comprendre le danger de son inclination secrète pour le duc : « Ce sentiment ne lui donna d’abord qu’une mélancolie qui ne laissait pas d’avoir sa douceur mais, lorsqu’elle vint à en connaître la nature, elle en eut une douleur très vive » (Bernard 184). Mathilde devient victime de l’amitié puisque c’est par la communication et la réciprocité de l’amour d’Eléonor et la participation dans ses sentiments pour le duc que Mathilde a formé un amour coupable pour l’amant de son amie.

Bernard illustre cette même idée du danger de l’amitié d’une autre façon un peu plus tard dans la nouvelle. Comme le père d’Eléonor a l’intention de la marier à un vieil ami à lui, le comte de Rethelois, il envoie son fils chercher Eléonor chez sa protectrice. A cause du passé politique du père, le départ d’Eléonor et son destin sont tenus secrets et les apparences font croire au duc de Misnie qu’il a été trompé par celle-ci. Mathilde, qui n’est pas plus éclairée que lui sur la situation, finit par croire aussi au changement soudain du caractère de son amie. C’est à ce moment que Mathilde et le duc de Misnie se rapprochent. Bernard illustre alors le glissement trop facile de l’amitié à la passion amoureuse qui peut arriver entre deux amis de sexe différents :

Mathilde avait des manières tendres et flatteuses. Eléonor et le duc l’avaient comme associée à leur passion, et il n’avait qu’un pas à faire pour l’aimer. D’abord il la cherchait pour se plaindre, ensuite il la chercha pour se consoler. Elle avait beaucoup de complaisance et de douceur ; elle prenait part à ses maux, il en avait de la reconnaissance. Quoiqu’il parlât toujours d’Eléonor, il en parlait avec Mathilde et il se trouva, pour ainsi dire, dans une seconde passion sans être sorti de la première (Bernard 194).

Cette situation démontre le danger de l’amitié dont parle aussi Saint François de Sales :

L'amitié requiert une grande communication entre les amants, autrement elle ne peut ni naître ni subsister. C'est pourquoi il arrive souvent qu'avec la communication de l'amitié, plusieurs autres communications passent et se glissent insen¬siblement de cœur en cœur, par une mutuelle infusion et réciproque écoulement d'affections, d'inclinations et d'impressions (Sales 192).

Le résultat de cette communication constante entre Mathilde et le duc après le départ d’Eléonor est donc la formation de cette deuxième passion qui sera à l’origine de toute la tragédie de la nouvelle. Du côté de Mathilde, cette passion représente la réalisation d’un amour secret et coupable qui germait déjà dans son esprit même avant le départ de son amie Eléonor. Par contre, pour le duc de Misnie, cette passion se développe surtout grâce à l’absence d’Eléonor et à la bonne volonté de Mathilde de le consoler. Cette nouvelle passion n’efface pas la première passion—elle n’en est que l’ombre—et dépend d’elle pour son existence. La passion du duc de Misnie pour Mathilde ne peut remplacer celle pour Eléonor que dans l’absence de celle-ci et leurs retrouvailles éventuelles détruiront cette deuxième passion.

Au moment où les trois personnages se revoient, Eléonor découvre la trahison de son amie la plus proche et de son amant. Le duc pour sa part découvre l’innocence d’Eléonor et abandonne Mathilde sans arrière pensée pour essayer ensuite de convaincre Eléonor de renoncer à son devoir et de le suivre. Mathilde, finalement, se trouve coupable devant son amie et rejetée par celui qu’elle aime. Tant que Mathilde et le duc croyaient Eléonor coupable, Mathilde se sentait justifiée d’avoir pris sa place auprès du duc. Mais la découverte de l’innocence d’Eléonor la met dans une situation intenable. Non seulement est-elle abandonnée et même haïe par le duc mais elle ne réussit pas à avoir bonne conscience auprès de son amie. Elle ne se croit plus digne de participer à cette amitié vertueuse d’autrefois. Le coup est rude à la fois au niveau de son amitié et de sa passion, et elle en meurt avant la fin de la nouvelle.

L’amitié d’Eléonor et de Mathilde est donc fortement menacée par la passion que Mathilde a découverte par le moyen de cette même amitié. Du point de vue de Mathilde, il est maintenant inutile de lutter contre les événements et elle tombe gravement malade suite à son désespoir. Elle exprime clairement à Eléonor ce que sa mort apportera : « Vous allez être délivrée d’une amie importune ; vous allez être vengée d’une rivale ; vous allez avoir votre amant ; et quand je serai morte, vous ne songerez pas que j’aie été au monde » (Bernard 212). Pour Mathilde, cette amitié n’existe plus alors que pour Eléonor, elle constitue la motivation principale qui la pousse à suivre son devoir et à renoncer à son amour pour le duc :

Ces paroles pénétrèrent vivement Eléonor. Il se fit une révolution subite dans son esprit ; elle se sentit le courage d’exécuter ce qu’elle avait projeté ; enfin, l’amitié et la reconnaissance achevèrent dans ce moment de la déterminer sur une chose à quoi elle était longtemps résolue, mais qu’elle aurait peut-être toujours différée (Bernard 212).

Le souvenir de cette amitié reste tout de même un soutien moral pour Eléonor malgré la douleur extrême qui en a résulté. On retrouve l’idée de l’aspect vertueux de l’amitié dans l’Introduction à la vie dévote :

Quant à ceux qui sont entre les mondains et qui embrassent la vraie vertu, il leur est nécessaire de s'allier les uns aux autres par une sainte et sacrée amitié; car par le moyen d'icelle ils s'animent, ils s'aident, ils s'entreportent au bien. (...) ainsi ceux qui sont ès Religions n'ont pas besoin des amitiés particulières, mais ceux qui sont au monde en ont nécessité pour s'assurer et secourir les uns les autres, parmi tant de mauvais passages qu'il leur faut franchir (Sales 185).

Saint François de Sales souligne l’importance d’une sainte et sacrée amitié, c’est-à-dire, une amitié basée sur la vertu et qui aide les personnes à faire face aux épreuves de la vie. Ceux qui rentrent dans les ordres n’ont pas besoin de ces amitiés, mais les personnes comme Eléonor et Mathilde qui vivent dans le monde bénéficient du soutien qu’une amitié vertueuse peut leur apporter. Malheureusement, ce soutien n’est pas suffisant pour que Mathilde puisse surmonter cette épreuve alors qu’Eléonor y trouve tout le soutien qu’il lui faut pour garder sa vertu et suivre son devoir. Même si leur amitié n’est plus réciproque et donc ne suit plus le modèle de l’amitié idéale proposé par Saint François de Sales, elle suffit pour pousser Eléonor à renoncer à toute possibilité de bonheur avec le duc de Misnie et de suivre son devoir en mariage avec le vieux comte de Rethelois.

Dans la dernière phrase de la nouvelle, Bernard insiste sur le fait qu’Eléonor, devenue la comtesse de Rethelois, ne garde pas de rancune contre son amie : « La comtesse de Rethelois pleura autant son amie que si elle n’avait pas été sa rivale, et elle vécut avec le comte comme une personne dont la vertu était parfaite, quoiqu’elle fût toujours malheureuse par la passion qu’elle avait dans le coeur » (Bernard 217). Si Eléonor réussit à garder une vertu parfaite, c’est grâce au souvenir de cette amitié. L’intrigue principale, celle de la passion d’Eléonor, du duc et de Mathilde, termine mal et fait des ravages dans les trois coeurs, mais l’amitié d’Eléonor pour Mathilde réussit tout de même à surmonter ces épreuves.

Ainsi Bernard tempère le pessimisme qui domine la nouvelle avec une lueur d’espoir, celle de l’amitié féminine. Alors que la passion amoureuse est la source principale de malheur pour les trois jeunes personnes, l’amitié entre deux femmes reste pour le personnage éponyme un soutien de la vertu et assure donc la tranquillité de l’âme face à son devoir. Bernard illustre en effet le concept de l’amitié telle qu’elle est décrite par Saint François de Sales avec cette histoire d’une passion malheureuse liée à une amitié profonde entre deux femmes, l’histoire d’une rivalité destructrice et mais aussi d’une vertu sans faille appuyée sur cette même amitié.

Calvin College

NOTES

1Voir Franco Piva, «La carrière poétique de Mademoiselle Bernard,» Catherine Bernard, Oeuvres, vol. 2, Théâtre et Poésie (Fasano, Paris: Schena editore, Didier Erudition, 1999) 332–33.

2L’absence d’une évocation claire de sa foi dans ses œuvres narratives ne devrait pas surprendre. Comme Helen Kaps l’a remarqué pour le cas de La Princesse de Clèves, au dix-septième siècle on ne considérait pas le genre du roman comme assez digne pour le sujet de la foi « The absence of overt references to a Christian God or to Christian doctrine indicates not so much that Mme de La Fayette has dispensed with the sanctions of formal religion to bolster the moral principles in the Princesse de Clèves as they do her compliance with a code of propriety which excluded from fiction matters unsuitable by their extreme dignity as well as those unsuitable by their lack of it » Helen Karen Kaps, Moral perspective in La Princesse de Clèves (Eugene: University of Oregon Books, 1968) 25.

3Il serait intéressant d’étudier l’influence du roman Clélie (1654–1660) de Mlle de Scudéry sur la représentation de l’amitié dans la nouvelle de Catherine Bernard. Même si le concept d’ « Amitié Tendre » s’applique surtout à l’amitié entre hommes et femmes, alors que l’analyse de cet article vise plutôt l’amitié entre deux femmes, il existe des parallèles entre les deux notions d’amitié influencées toutes les deux par les œuvres de Saint François de Sales.

4Je propose une analyse plus détaillée de la vertu d’Eléonor dans le contexte catholique de Saint François de Sales dans mon article « L’amour et la foi catholique dans Les Malheurs de l’amour de Catherine Bernard » (Papers on French Seventeenth-Century Literature, XXXIV, 67 (2007) : 429–442).

5Il faut noter que Saint François de Sales définit l’amitié comme un type d’amour parmi plusieurs. Tout amour n’est pas amitié, mais toute amitié est considérée comme une sorte d’amour.

6« Or l'amitié est le plus dangereux amour de tous, parce que les autres amours peuvent être sans communication, mais l'amitié étant totalement fondée sur icelle, on ne peut presque l'avoir avec une personne sans participer à ses qualités » François de Sales, « Introduction à la Vie Dévote,» Oeuvres, Saint François de Sales, ed. André Ravier (Paris: Bibliothèque de la Pléiade, Gallimard, 1969) 178.

Ouvrages cités

Bernard, Catherine. Oeuvres, Romans et nouvelles. Ed. Franco Piva. Vol. 1. 2 vols. Paris: Nizet, 1993.

Henry, Patrick. «La Princesse de Clèves and L'Introduction à la vie dévote.» An Inimitable Example, The Case for the Princesse de Clèves. Ed. Patrick Henry. Washington, D.C.: The Catholic University of America, 1992. 156–80.

Kaps, Helen Karen. Moral perspective in La Princesse de Clèves. Eugene: University of Oregon Books, 1968.

Piva, Franco. «La carrière poétique de Mademoiselle Bernard.» Catherine Bernard, Oeuvres. Vol. 2, Théâtre et Poésie.
Fasano, Paris: Schena editore, Didier Erudition, 1999. 321–56.

———. «Le Commerce Galant: Essai de définition.» Le Commerce Galant de Catherine Bernard. Ed. Franco Piva. Fasano di Brindisi (Italia): Schena editore, 1996. 11–82.

Sales, François de. «Introduction à la vie dévote.» Oeuvres, Saint François de Sales. 1619. Ed. André Ravier. Paris: Bibliothèque de la Pléiade, Gallimard, 1969.

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