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Theater: Le Medecin Volant [source: Dramatica listserv]

Submitted by JessicaKamin on 21 September 2016 - 1:17pm

Représentation :

Le Médecin volant Farce en un acte attribuée à Molière

Compagnie Les Malins Plaisirs Mise en scène de Vincent Tavernier

Mercredi 5 octobre à 10h00 et vendredi 7 octobre à 20h30 Théâtre Montansier - Versailles

Informations, réservations : www.theatremontansier.com

Après La Jalousie du Barbouillé en 2009, nous avons souhaité aborder l'autre farce attribuée à Molière, Le Médecin volant. Comment une farce fonctionne-t-elle ? Peut-elle être encore aujourd'hui une imparable machine à rires, et, aussi, un moment de pure théâtralité, de poésie du mouvement et du rythme ? Dans l'exploration que nous menons pour restituer le théâtre du XVIIe, en tâchant de le comprendre de l'intérieur, la confrontation avec ce scenario très mince est une étape instructive pour le metteur en scène et les comédiens. Si la Jalousie est nettement apparentée à la farce française (très écrite, et fondée sur l'humour du dialogue), le Médecin est davantage marqué par le style italien, qui fait la part belle à la virtuosité des interprètes, en ouvrant de larges espaces à l'improvisation et aux jeux de scènes. Les dialogues qui nous sont parvenus demandent à être approchés avec beaucoup d'attention : quand faut-il les respecter scrupuleusement, parce qu'ils dynamisent le jeu avec un remarquable à-propos ? Et quand convient-il en revanche d'y introduire des développements parfois très conséquents ? C'est ce que seule la pratique, lors des répétitions, permet, au mieux, de retrouver ou parfois seulement de supposer. Ce travail scénique demande à la troupe écoute, patience, humilité - et aussi imagination, fantaisie et générosité. La compagnie a accepté de se livrer sans réserve à cet exercice délicat, pendant cinq semaines très denses. Optant pour un dispositif scénique extrêmement simplifié, nous avons adopté le parti-pris d'une épure totale pur mieux dégager, nous l'espérons, la virtuosité qui est au cœur même de cette toute petite œuvre : la porte et la fenêtre, éléments indispensable au déroulement du scenario, sont réduits à leur plus simple expression (un rectangle plein, un cadre évidé), et offrent ainsi au jeu une liberté absolue. Les costumes, eux, définissent des silhouettes simples et expressives, dégagées des lignes du XVIIe siècle, parce que la farce est ici d'abord histoire d'humeurs, de rythme et de corps en mouvement. La lumière suggère quant à elle les "rampes" qui, des chandelles aux lampes à gaz, ont éclairé les "farceurs" au long des siècles. Il ne manque à présent qu'une donnée - essentielle ! - pour vérifier le bon fonctionnement du tout : la présence du public. Nous y voici. Vincent Tavernier