L’art de l’Ancien Régime – centres, acteurs, objets

Date limite: le 12 mars 2017

L’art de l’Ancien Régime présente une grande diversité. En Europe, plusieurs centres se faisaient concurrence. Même en France, Paris ne s’imposa que progressivement comme lieu névralgique, sans que les autres foyers ne perdent pour autant complètement leur importance. Entre les cours et les villes régnaient d’intenses échanges, les œuvres voyageaient tout autant que les artistes  ̶  on ne les retrouve pas seulement dans les lieux de vie et d’activités de ceux-ci. Un réseau de relations s’étendait à travers le pays et au-delà des frontières nationales. Pendant longtemps, l’art français fut alimenté par d’importants apports de ses voisins : les artistes étrangers, en particulier ceux en provenance d’Italie et du sud des Pays-Bas, avaient une influence déterminante, si bien qu’on devrait moins parler, stricto sensu, d’un art français que d’un art en France. À partir du dernier tiers du XVIIe siècle, ce dernier rayonna à son tour dans d’autres pays, en particulier dans ceux de langue allemande, en Russie, mais aussi vers d’autres continents.

Ce sujet annuel sera consacré à l’art en France du XVIe siècle jusqu’à la Révolution. La diversité de cette production est à ce jour insuffisamment décrite par l’accent mis sur ses déterminations régionales. Outre l’ancrage géographique de l’art et son insertion dans un contexte tant local que transrégional, il importe également de considérer sa dimension sociale et politique. La relation entre l’art urbain et l’art de cour ne doit pas être interrogée uniquement dans le cas de Paris. Il faut en outre tenir compte des aspects confessionnels, qui n’ont pas seulement joué un rôle important dans les affrontements de croyances qui culminèrent dans les guerres de religions ou la Contre-Réforme, mais aussi jusqu’au cours du siècle des Lumières. Par ailleurs, cette époque nous place face à de nombreux défis méthodologiques : la mobilité des artistes, des œuvres et des concepts artistiques comme théoriques ne permet pas de s’appuyer sur des modèles statiques, c’est pourquoi la distinction entre centre et périphérie doit elle-même être soumise à examen. Enfin, il s’agit de penser les rapports entre les différents genres et supports artistiques, entre art majeur et mineur, et notamment entre le supposé grand art, dont s’est en particulier réclamée l’Académie royale de peinture et de sculptures à partir du milieu du XVIIe siècle, et la production picturale populaire.

Dans le cadre de ce sujet annuel, le Centre allemand d’histoire de l’art Paris attribue plusieurs bourses de recherche d’une durée de 12 mois à compter du 1er septembre 2017. Les personnes souhaitant postuler doivent disposer d’un diplôme d’études supérieures (master et/ou doctorat) en histoire de l’art ou dans une discipline apparentée, et effectuer des recherches en rapport avec le sujet ci-dessus. Les candidats remplissant ces conditions sont invités à envoyer un dossier comportant les éléments usuels (CV, diplômes et/ou relevés de notes, le cas échéant liste de publications, lettres de recommandation des directeurs de thèse ou de mémoire) ainsi qu’un descriptif de leur projet de recherche (3 pages maximum, accompagnées d’un échéancier et d’une bibliographie) d’ici au 12 mars 2017. Le sujet annuel sera sous la direction de Thomas Kirchner (Centre allemand d’histoire de l’art Paris) et Sophie Raux (Université Lumière Lyon 2).

De surcroît, le Centre allemand d’histoire de l’art Paris accueille volontiers les candidatures en dehors du sujet annuel mais en lien avec d’autres champs de recherche de l’institut. Les langues officielles de communication sont l’allemand, le français et l’anglais. Une connaissance de la langue allemande et française est demandée.

Nous vous remercions d’envoyer votre dossier de candidature par voie électronique dans un seul document (10 Mo maximum) à l’adresse suivante : stipendien@dfk-paris.org. Pour davantage d’informations, n’hésitez pas à consulter notre site internet : http://www.dfk-paris.org.

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