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NASSCFL 2017 Annual Conference

Date limite de soumission : 20 Septembre 2016

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Appel à communication

47e Colloque international NASSCFL

Lyon, 21-22-23-24 juin 2017

« Littérature, livre et librairie au XVIIe siècle »

Le XVIIe siècle est marqué en France par une expansion sans précédent du marché du livre qui touche tous les principaux centres de production et de diffusion. Lyon, notamment, qui s’est doté au siècle précédent d’imprimeries prestigieuses, joue à cet égard un rôle déterminant. Si certains auteurs s’inquiètent d’un développement qui multiplie les livres et élargit le lectorat en transformant en profondeur le fonctionnement du monde des lettres, la librairie gagne en légitimité en même temps que la littérature se constitue en champ social autonome. Quelques décennies plus tard, l’Encyclopédie soulignera « combien les Lettres importent à l’État, & combien tient aux Lettres la Librairie ».

La NASSCFL, société nord‑américaine réunissant les spécialistes du xviie siècle français anglophones et francophones du monde entier, tiendra à Lyon son 47e Colloque international pour interroger les liens qui se nouent à cette période entre littérature, livre et librairie. Il s’agira d’observer leurs interactions politiques, économiques et culturelles et d’interroger les représentations qui s’y attachent. Une telle problématique prend tout son sens à Lyon qui fut, sous l’Ancien Régime, le deuxième centre éditorial après Paris.

Plusieurs axes d’études seront envisagés dans le cadre de ce travail :

– Livres et diffusion des savoirs

– Littérature et librairie à Lyon

– De la page à l’écran : études dix-septièmistes et humanités numériques

– Littérature et police du livre

– Les « intermédiaires » de la publication

– Femmes, livres et librairie

– Politiques éditoriales et genres éditoriaux

– Périodiques

– Théâtre et librairie

– Livres et religion

– Bibliothèques et collections

– Le manuscrit et l’imprimé

– Librairie, livre et images

– La librairie en fiction

– L’imaginaire du livre

Roger Chartier prononcera la conférence plénière ; Jean-Dominique Mellot le discours de clôture.

Comité d’organisation : Mathilde Bombart : mathilde.bombart@univ-lyon3.fr ; Sylvain Cornic : sylvain.cornic@univ-lyon3.fr ; Edwige Keller-Rahbé : Edwige.Keller@univ-lyon2.fr ; Michèle Rosellini : michele.rosellini@ens-lyon.fr

Comité scientifique : Claude Bourqui (Université de Fribourg), Jean-Marc Chatelain (Bibliothèque Nationale de France), Juliette Cherbuliez (Université du Minnesota), Michèle Clément (Université Lumière-Lyon 2), Sébastien Drouin (Université de Toronto), Nathalie Ferrand (Centre National de la Recherche Scientifique), Sylvaine Guyot (Université d’Harvard), Grégoire Holtz (Université de Toronto), Jean Leclerc (Université de London-Western Ontario), Olivier Leplatre (Université Jean Moulin-Lyon 3), Roxanne Roy (Université du Québec à Rimouski), Nicolas Schapira (Université Paris Est-Marne la vallée), Deborah Steinberger (Université du Delaware), Laurent Thirouin (Université Lumière-Lyon 2), Geoffrey Turnovsky (Université du Washington), Rainer Zaiser (Université de Kiel).

Les propositions (max. 250 mots/1500 signes) sont à envoyer

pour le 31 août 2016 au(x) responsable(s) du panel auquel vous postulez.

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1/ Livres et diffusion des savoirs (Rainer Zaiser)

Comme Marshall McLuhan l’a souligné dans son livre La Galaxie Gutenberg (1962), l’invention de l’imprimerie a radicalement révolutionné l’accès de l’homme aux savoirs au début de la modernité. Le passage du manuscrit au livre fut, pour la diffusion des savoirs, un saut sans doute comparable à celui généré par le passage de l’imprimé au stockage numérique de notre ère postmoderne. Alors qu’au xvie siècle la publication imprimée a contribué à la diffusion de l’humanisme en mettant à la disposition du public érudit les textes anciens, l’expansion de la librairie qui marque le début du xviie siècle favorise une reconfiguration des savoirs – conséquence, notamment, de l’émergence de la « nouvelle science », en physique et en cosmologie, des progrès de l’expérimentation, et de l’exploration de nouveaux territoires – et la conquête d’un public élargi, avec l’« appropriation des discours du savoir » (R. Chartier) que cela suppose.

Cette session permettra d’explorer les conséquences qu’a eues le marché du livre pour la diffusion des savoirs et la circulation des idées au dix-septième siècle dans les différents domaines : sciences exactes et « humaines », droit, médecine, arts, philosophie, religion, politique, morale. Elle permettra aussi de mettre en lumière la porosité des domaines savants et littéraires à partir de leur coexistence sur le marché de la librairie et dans les bibliothèques. On pourra notamment s’interroger sur les liens entre production savante et production fictionnelle et poétique, en considérant l’évolution des livres savants vers des formes s’adressant à un public de non spécialistes (courts traités et dialogues plutôt que sommes monumentales, ouvrages de petit format, généralisation de la traduction, etc.). On pourra se pencher aussi sur la manière dont ces interactions favorisent l’émergence d’une historiographie littéraire et d’une critique qui font de la littérature un objet de savoirs.

Merci d’envoyer vos propositions de communication (max. 250 mots/1500 signes) à rainer.zaiser@romanistik.uni-kiel.de

2/ Littérature et librairie à Lyon (Michèle Clément)

Le livre à Lyon au XVIe siècle a fait l’objet d’une foule de travaux et d’une bibliographie en permanence remise à jour depuis la somme qu’est la Bibliographie lyonnaise du président Baudrier (1895-1921), alors que les travaux sur la librairie lyonnaise du XVIIe siècle sont plus rares, l’intérêt se déplaçant vers Paris, comme le montre la thèse d’Henri-Jean Martin : est-ce que ce déséquilibre sensible dans la recherche est proportionnel à la réelle perte d’influence de la librairie lyonnaise ? Peut‑on parler, comme le faisait Maurice Audin en 1972, des « temps intermédiaires » pour la période des XVIIe et XVIIIe siècles, entre un « siècle d’or de l’imprimerie lyonnaise » au XVIe siècle et un XIXe siècle qui allait révolutionner les techniques de l’imprimerie ? Les liens entre le monde de l’imprimerie et le monde intellectuel se distendent-ils à partir de la période ligueuse ? Le départ des imprimeurs réformés vers Genève modifie-t-il définitivement le paysage de la librairie lyonnaise ? Entre légende historiographique et réalité de terrain, la session aura pour objectif de réévaluer l’évolution de la librairie lyonnaise du XVIe au XVIIe siècle.

Bibliographie indicative :

Le Siècle d’or de l’imprimerie lyonnaise (collectif), Paris, éd. du Chêne, 1972.

Maurice Audin, Les Origines de l’imprimerie à Lyon et son premier siècle d’activité, La Courneuve, OFMI, Garamont, 1973.

Henri et Julien Baudrier, Bibliographie lyonnaise. Recherches sur les imprimeurs, libraires, relieurs et fondeurs de lettres de Lyon au XVIe siècle, Lyon-Paris, 1895-1921 vol 1 à 12 ; (Baudrier, Suppl = La Perrière Yvonne de, Supplément provisoire à la Bibliographie lyonnaise du Président Baudrier, Lyon, Centre lyonnais d’histoire et de civilisation du livre, 1967).

Anne Béroujon, Les écrits à Lyon au XVIIe siècle. Espaces, échanges, identités, Grenoble, Presses universitaires de Grenoble, 2009.

Alfred Cartier, Maurice Audin et Eugène Vial, Bibliographie des éditions des De Tournes imprimeurs lyonnais, 2 vol., Genève, Slatkine reprints, 1970 (e. o. Paris, 1937).

Natalie Zemon Davis, « Le monde de l’imprimerie humaniste : Lyon », dans Histoire de l’édition française. T. 1, dir. R. Chartier, J.-P. Vivet et H.-J. Martin, Promodis, 1983, p. 255-277.

Sybille von Gültlingen, Bibliographie des livres imprimés à Lyon au seizième siècle, Baden-Baden & Bouxwiller, Koerner, 14 vol. parus, [1992-.

Michel Jourde, Lyon une capitale du livre à la Renaissance : http://lyon-une-capitale-du-livre-a-la-renaissance.ens-lyon.fr/ (6 films).

William Kemp : base Lyon 15-16 (bibliographie lyonnaise des XVe et XVIe siècles : en cours).

Simone Legay, Le milieu des libraires lyonnais au XVIIe siècle, Doctorat d’histoire, Lyon 2, 1996.

Henri-Jean Martin (éd.), Cinq études lyonnaises, Genève-Paris, Droz-Minard, 1966.

Merci d’envoyer vos propositions de communication (max. 250 mots/1500 signes) à michele.clement@univ-lyon2.fr

3/ De la page à l’écran : études dix-septièmistes et humanités numériques (Claude Bourqui)

L’essor fulgurant d’Internet est en train de modifier profondément la physionomie des études XVIIémistes : accès facilité aux documents bibliologiques et à des corpus autrefois peu fréquentés, nouveaux outils de recherche (bases de données, éditions en ligne, plates-formes, moteurs de recherche), nouveaux modes de publication et enjeux institutionnels qui en découlent, mais également « déniaisement » à l’égard de l’objet livre, trop longtemps considéré comme une évidence heuristique. La session se propose de prendre la mesure de ce digital turn. Ce sera l’occasion de présenter des réalisations récentes et dresser le bilan d’entreprises déjà anciennes, de prendre connaissance de projets en devenir, mais surtout de s’interroger sur les conséquences de cette mutation : quels nouveaux objets d’étude ? quels bénéfices attendus pour la connaissance et la compréhension du XVIIe siècle ? quels enjeux dans la transmission au public et dans l’enseignement de nos disciplines ?

Merci d’envoyer vos propositions de communication (max. 250 mots/1500 signes) à claude.bourqui@unifr.ch

4/ Littérature et police du livre (Nicolas Schapira)

Au XVIIe siècle, la police du livre impose sa présence à tous les acteurs de la production et de la circulation des livres. Nouveau régime des privilèges de librairie, généralisation des approbations pour les livres religieux, surveillance accrue des presses par la corporation, nouveaux moyens policiers dans la lutte contre les livres interdits : comment ce réseau serré – quoiqu’hétérogène – de dispositifs voués au contrôle de l’imprimé – avec l’efficacité très relative que l’on sait – rencontre-t-il le fait littéraire dans cette période cruciale pour son institution ? D’une part pourront être envisagés les rapports que les écrits liés à l’activité de la police du livre – règlements, traités, lettres de privilèges ou approbations… – entretiennent avec la littérature. D’autre part, on s’intéressera à toutes les œuvres dans lesquelles cette rencontre est mise au travail. On pense bien sûr aux ouvrages qui jouent – bon gré mal gré ou délibérément – avec la censure, mais il faut envisager plus largement toute la gamme des usages – publicitaires, ou relationnels, par exemple – des dispositifs de contrôle par les auteurs, lesquels peuvent être aussi, du reste, des agents de la police du livre. Dans la même perspective, des communications portant sur les enjeux qui président à la mise en représentation, dans les œuvres, de mécanismes ou de figures du contrôle seront également bienvenues.

Merci d’envoyer vos propositions de communication (max. 250 mots/1500 signes) à nicolas.schapira@u-pem.fr

5/ Les intermédiaires de la publication (Sébastien Drouin et Grégoire Holtz)

Depuis les travaux fondateurs d’H.-J. Martin sur le commerce du livre au XVIIe siècle, de nouvelles approches ont souligné l’importance des différents médiateurs (libraires, imprimeurs, traducteurs, polygraphes, éditeurs, secrétaires…) dans la production et la diffusion de l’imprimé. De Pierre Bergeron à Pierre Bayle en passant par Valentin Conrart, des figures plus ou moins célèbres ont joué un rôle déterminant dans la culture de l’imprimé en mettant en relation les auteurs et les libraires, le public et les pouvoirs. L’objectif de ces sessions est de sonder les différents rôles possibles de ces médiateurs dans la conception, la rédaction et la publication des livres et de mettre en évidence la diversité des supports et types d’imprimés liés à leur activité (littérature grise, occasionnels, presse…).

Parmi les questionnements, on retiendra :

– Quelles tensions et quels rapports de force apparaissent au cours de cette circulation élargie de l’imprimé ? Quel rôle les pouvoirs ont-ils joué face à ces médiateurs ? Les médiateurs du livre jouent-ils un rôle dans l’histoire de la circulation « sous le manteau » de divers ouvrages hétérodoxes ?

– Quels liens entre les officines françaises et les grands centres de production imprimée étrangers se sont développés grâce à ces médiateurs ? Quels sont les médiateurs du livre religieux ? Leur parcours est-il le même à Paris, à Genève et à Amsterdam ?

– Comment circulent les manuscrits entre les auteurs et les imprimeurs ? Peut-on identifier des réseaux de médiateurs du livre ? Qu’en disent les correspondances ?

– Quelles carrières sont rendues possibles grâce à ces différents métiers ? Quels obstacles freinent ces carrières ? Comment évoluent-elles au cours du siècle ?

Merci d’envoyer vos propositions de communication (max. 250 mots/1500 signes) à sdrouin@utsc.utoronto.ca et gregoire.holtz@utoronto.ca

6/ Les femmes au colophon : femmes, livre, et librairie (Juliette Cherbuliez)

Bien avant l’abolition des corporations du livreen 1791, les femmes ont joué un rôle important et continu, aujourd’hui bien établi après avoir été souvent discuté, dans l’édition, l’imprimerie et la diffusion de l’imprimé. Les communications pourront adopter sur le sujet un point de vue aussi bien historique que théorique. On pourra ainsi s’intéresser aux spécificités du rôle des femmes dans le monde de la librairie et du livre, ou encore plus généralement aux dynamiques qui informent la participation des femmes à la circulation des écrits et des savoirs. Quelques pistes :

– Les professionnelles du livre : « imprimeuses », relieuses, etc. et en particulier le statut important de la veuve de libraire/imprimeur.

– L’implication des femmes dans les réseaux de la circulation des savoirs, des idées ; les femmes savantes du point de vue des imprimés et des livres.

– Le rôle de l’imprimé dans la constitution du « féminin » (émergence de la presse féminine, les libraires de la galanterie, etc.).

– Le rôle de l’imprimé dans l’accès des femmes à la culture ainsi que dans l’instauration d’une séparation entre femmes et élite masculine.

– Les stratégies de l’anonymat féminin, d’évitement ou de refus de la publication imprimée.

– L’émergence du « masculin » comme production de l’imprimé ; les femmes à la merci de l’imprimé.

Merci d’envoyer vos propositions de communication (max. 250 mots/1500 signes) à cherbuli@umn.edu

7/ Politiques éditoriales et genres éditoriaux (Geoffrey Turnovsky)

Les propositions pour cette session peuvent aborder tous les aspects des pratiques de publication ainsi que les conventions et innovations éditoriales qui ont configuré le monde des livres au cours du XVIIe siècle. Henri-Jean Martin a montré de manière décisive que l’industrie de l’imprimerie a été déterminée à cette époque par la Contre-Réforme et par son intégration politique et économique dans les structures administratives de l’Etat – plus exactement par la convergence des deux. Des propositions pourraient élargir où rendre plus complexe la description de Martin, en mettant l’accent sur le rôle des corporations, le contrôle de l’édition régi par le privilège ou sur d’autres formes de régulation et de soutien étatique (promotion des imprimeurs du roi et création de l’Imprimerie royale). Des propositions pourraient également aborder les stratégies éditoriales dans un marché des livres en pleine expansion (représenté par la Galerie du Palais mais remarquable aussi pour sa portée géographique à travers la France et l’Europe), les modèles commerciaux et les activités d’édition d’un nouveau type de « libraire » comme instance de médiation culturelle émanant du libraire-imprimeur et adapté aux exigences des clients, et les développements typographiques corollaires tels que le triomphe de petits formats, la mise sur le marché de nouvelles catégories éditoriales (les nouveautés) et de nouveaux genres et perspectives éditoriales (par exemple la réédition de vieux textes dans des formes plus accessibles et modernisées). Seront en outre bienvenues des propositions sur l’imprimé dissident, « non-officiel », ou extraterritorial, y compris les actions des pamphlétaires, des collaborations transfrontalières, les contrefaçons et les migrations (notamment des imprimeurs réformés en Hollande, en Allemagne, en Angleterre et en Suisse).

Merci d’envoyer vos propositions de communication (max. 250 mots/1500 signes) à gt2@uw.edu

8/ Périodiques (Deborah Steinberger)

Ce panel vise à explorer le statut et les pratiques des éditeurs, auteurs et lecteurs des périodiques français du XVIIe siècle. Par exemple, comment le rôle du rédacteur en chef s’est-il développé au cours du « long XVIIe siècle » ? Comment les éditeurs et les auteurs ont-il interagi et collaboré ? Dans quelle mesure ont-ils diffusé de la propagande et/ou participé à ce que nous appellerions aujourd’hui les relations publiques ? Par ailleurs, est-ce que la notion d’« objectivité journalistique » était en vigueur durant cette période ? En ce qui concerne les lecteurs de la presse périodique, que savons-nous sur la façon dont les publications leur parvenaient et sur les modalités de leur diffusion ? Quelles étaient les pratiques de lecture en usage et comment variaient-elles en fonction du sexe, du statut social ou de la situation géographique du lecteur ?

Merci d’envoyer vos propositions de communication (max. 250 mots/1500 signes) à steind@udel.edu

9/ Théâtre et librairie (Sylvaine Guyot)

L’essor de l’édition théâtrale au XVIIe siècle est autant le signe que le vecteur de l’intérêt et de la valeur conférés au genre dramatique dans le champ littéraire naissant. Cette session invite à réfléchir au croisement de plusieurs perspectives : les circuits de production et de diffusion du théâtre imprimé (part des libraires, des imprimeurs, des auteurs) ; la structure du marché du livre de théâtre (spécialisation, collaborations et concurrence, rapports entre Paris, la province et l’étranger, circulation des copies) ; les logiques commerciales de publication (nouveautés ou rééditions, rythme de parution, variation des prix) ; les stratégies éditoriales de promotion et de légitimation (choix du format, illustrations, paratexte, variantes) ; et enfin, le rôle de la librairie dans la promotion du théâtre comme forme culturelle autorisée et, en retour, dans la production de figures d’auteur dramatique. De ce point de vue qui dépasse la question du rapport entre texte et représentation, comme celle des différents états d’une même pièce, la librairie pourra apparaître comme un lieu complexe de fabrique, de pratique et de commerce du théâtre.

Merci d’envoyer vos propositions de communication (max. 250 mots/1500 signes) à guyot@fas.harvard.edu

10/ Livres et religion (Laurent Thirouin)

Le pourcentage d’ouvrages religieux ne cesse de s’élever dans la France du XVIIe siècle, jusqu’à atteindre la moitié de la production imprimée. L’hétérogénéité de ce corpus est évidemment grande : Bibles, livres liturgiques, ouvrages de patrologie, de théologie (positive ou spéculative), hagiographies, livres de dévotion et littérature spirituelle… On s’intéressera spécialement à une géographie éditoriale des livres de religion. Quelle est la place des grands ordres religieux et leur stratégie dans le paysage de la librairie ? Comment les polémiques intra-catholiques (liées notamment à la crise janséniste) ou les controverses avec le monde de la Réforme s’inscrivent-elles dans les choix de publication ? Quels sont les processus de filtre idéologique et les moyens de les contourner ? Qu’en est-il des choix linguistiques, de la place du latin et de l’essor des traductions françaises ? L’attention à la matérialité du livre, à son élaboration, à ses modes de diffusion, est une manière de retrouver les grands enjeux religieux qui traversent le siècle.

Merci d’envoyer vos propositions de communication (max. 250 mots/1500 signes) à laurent.thirouin@univ-lyon2.fr

11/ Bibliothèques et collections (Jean-Marc Chatelain)

Le XVIIe siècle marque à la fois l’apogée du modèle humaniste de la bibliothèque constitué durant les deux siècles précédents et le début d’une remise en cause de l’équilibre des savoirs sur lequel il reposait. Au cœur de cette tension, trois grands axes de réflexion sont proposés pour mieux comprendre les significations alors accordées au geste consistant à ressaisir une production intellectuelle et éditoriale dans la figure d’une collection :

– Comment s’opère et quelles inflexions connaît le perfectionnement du travail humaniste de rassemblement du patrimoine littéraire ancien ?

– Quelles formes alternatives de collection se développent, qui décident à la fois de nouveaux contenus, d’usages différents et d’un autre public ?

– Quel travail théorique accompagne la pratique de la collection de livres et quel rôle est accordé à la bibliothèque dans la régulation d’un espace littéraire bousculé par l’inflation de la production livresque ?

Merci d’envoyer vos propositions de communication (max. 250 mots/1500 signes) à jean-marc.chatelain@bnf.fr

12/ Le manuscrit et l’imprimé (Nathalie Ferrand)

Le XVIIe siècle est loin d’être un monde sans manuscrits, où l’imprimé triomphant aurait fait place nette. Au contraire, la pratique du manuscrit y est à la fois vivace et polymorphe. Empiétant tantôt sur les usages et les fonctions du livre pour diffuser et faire circuler l’écrit – au point que l’on parle encore sous l’Ancien Régime de « livre manuscrit » (cf. F. Moureau 1993) –, ou témoignant des pratiques d’écriture plus ou moins individuelles des auteurs au travail lorsqu’il s’agit d’états textuels appartenant à la sphère de la création littéraire, le manuscrit au XVIIe siècle peut renvoyer à une pluralité d’objets et de pratiques de l’écrit. Il nécessite donc une enquête précise et patiente pour en déterminer le statut et le sens, d’autant que comme l’a montré J.-M. Chatelain, un inventaire qui constituerait l’instrument de travail indispensable à sa compréhension fait encore défaut, du moins pour la France (cf. J.-M. Chatelain, 2009). La session consacrée à cet objet dans sa polysémie vise à contribuer à cette enquête, particulièrement dans un contexte où la mise en ligne de manuscrits numérisés par les bibliothèques les rend plus accessibles et a priori mieux interprétables. On invite donc à soumettre des propositions qui présentent soit des études de cas, soit des analyses transversales ou méthodologiques faisant du manuscrit un objet signifiant. Une attention aux papiers d’écrivains, réputés rares, sera particulièrement appréciée.

Bibliographie indicative :

Bernard Beugnot, Robert Mélançon (dir.), Les voies de l’invention aux XVIe et XVIIe siècles : études génétiques, Montréal, Département d’Études françaises, 1993.

Revue XVIIe siècle, n°192, Juillet-Septembre 1996, 48e année, n°3 « Les usages du manuscrit ».

Fernando Bouza, Hétérographies. Formes de l’écrit au siècle d’or espagnol, Madrid, Casa de Velásquez, 2010.

Roger Chartier, La main de l’auteur et l’esprit de l’imprimeur XVIe-XVIIIe siècle, Paris Gallimard, 2015.

Jean-Marc Chatelain, « Sur le statut du manuscrit littéraire au XVIIe siècle », in Génétique matérielle, génétique virtuelle, P. Dandrey (dir.), 2009, p. 33-47.

Patrick Dandrey (dir.), Génétique matérielle, génétique virtuelle. Pour une approche généticienne des textes sans archives, Laval, PUL, 2009.

Luc Fraisse (dir.), Le manuscrit littéraire : son statut, son histoire, du Moyen Âge à nos jours, Paris, Klincksieck 1998.

Almuth Grésillon et Jean-Louis Lebrave (dir.), Écrire aux XVIIe et XVIIIe siècles. Genèses de textes littéraires et philosophiques, Paris, CNRS-Éditions, 2000.

Charlotte Guichard, « Qu’est-ce qu’une œuvre originale ? », De l’authenticité. Une histoire des valeurs de l’art (XVIe-XXe siècle), Paris, Publications de la Sorbonne, 2014, pp. 11-17.

Harold Love, The Culture and Commerce of Texts. Scribal Publication in Seventeeth Century England, Amherst, University of Massachusetts Press, 1998 [Oxford, 1993].

Henri-Jean Martin, Histoire des pouvoirs de l’écrit, Chapitre VII « Fonctions et formes de l’écrit (XVe-XVIIIe siècle) », seconde édition, Paris, Albin Michel, 1996.

François Moureau (dir.), De Bonne main, La communication manuscrite au XVIIIe siècle, Universitas, Paris - Voltaire Foundation Oxford, 1993.

François Moureau, La plume et le plomb. Espaces de l’imprimé et du manuscrit au siècle des Lumières, Paris, PUPS, 2006.

Merci d’envoyer vos propositions de communication (max. 250 mots/1500 signes) à nathalie.ferrand@ens.fr

13/ Librairie, livre et images (Olivier Leplatre)

A travers la grande diversité de la production éditoriale, cette session se propose de dresser un état des lieux du livre illustré au XVIIe siècle, en tentant de croiser les approches. Le livre illustré, où le texte se reconfigure et change de statut, se situe en effet au carrefour de champs culturels (esthétique, technique, économique, sociologique...) qui, en lui donnant sa spécificité, lui imposent aussi des contraintes, le soumettent à des critères éventuellement concurrents et en modifient la valeur. En interrogeant la situation de l’image au sein du livre à l’âge classique (que l’on pense par exemple à certains de ses lieux « critiques » comme le frontispice), l’on tentera de cerner le rôle que jouent les différents acteurs autour de l’écrivain : le libraire‑imprimeur développant ses stratégies éditoriales ; l’illustrateur (dessinateur, graveur) dépendant des codes de l’image, soumis aux commandes du marché et confronté au nouveau défi technique de la taille-douce ; le lecteur-spectateur enfin dont la réception, le soutien et le goût ont permis l’existence et la promotion du livre à figures.

Merci d’envoyer vos propositions de communication (max. 250 mots/1500 signes) à olivier.leplatre@univ-lyon3.fr

14/ La librairie en fiction (Jean Leclerc)

La librairie est un lieu de passage où se côtoient des libraires, des auteurs et des clients, qui ne discutent pas seulement de la vie littéraire, mais aussi de l’actualité, de la politique et de la religion. Que ce soit dans le théâtre (La Galerie du Palais, de Corneille), le roman (Le Berger extravagant, de Sorel) ou la poésie (Le Lutrin, de Boileau), les personnages s’entourent volontiers de l’objet livresque. La représentation de la librairie remplit différentes fonctions, qu’il s’agisse d’augmenter le réalisme par la description de lieux familiers, d’ouvrir de nouveaux horizons par des discussions et des récits intercalés, ou encore d’opérer une satire littéraire par l’énumération du catalogue des œuvres vendues. Il sera donc question dans ce panel d’explorer les formes et les enjeux de la libraire mise fiction.

Merci d’envoyer vos propositions de communication (max. 250 mots/1500 signes) à jlecler@uwo.ca

15/ L’imaginaire du livre (Roxanne Roy)

Qu’il soit réel ou inventé, le livre devient un objet de réflexion et de représentation sous la plume des écrivains du Grand Siècle. Du livre perdu, oublié, (re-)trouvé, au livre désiré ou rêvé, en passant par le livre critiqué, défendu, censuré ou brûlé, les cas de figure sont nombreux. Mais quel est le statut du livre dans l’imaginaire de l’époque et comment se manifeste-t-il ? Cette séance propose de s’interroger sur les formes diverses que prennent les livres quand ils sont mis en scène par les écrivains dans leurs textes et sur les enjeux qu’ils soulèvent. Elle entend aussi explorer les rapports, réels ou fictifs, qui se nouent entre l’auteur, le lecteur ou le personnage et le livre. De quelles manières et dans quels contextes ces liens se manifestent-ils dans les textes, et que nous révèlent-ils ? Il s’agira donc de réfléchir sur la perception, la figuration et la représentation du livre dans les textes littéraires du XVIIe siècle, mais aussi de dégager les pratiques de lecture et d’écriture qui s’y rattachent.

Merci d’envoyer vos propositions de communication (max. 250 mots/1500 signes)

à roxanne_roy@uqar.ca

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2017 NASSCFL Conference (Lyon, France)

Please direct your questions to a member of the Organizing committee:

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Submission Deadline: September 20, 2016

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Call for Papers

NASSCFL 47th International Conference

Lyon, June 21-22-23-24 2017

“Literature, the Book and the Book Trade in 17th-century France”

The 17th century in France is marked by unprecedented growth in the book trade that touched all principal centers of production and diffusion. Lyon, particularly, in the preceding century with prestigious print shops, played a decisive role in this evolution. While some authors were concerned about a development that multiplied book production and enlarged readership by profoundly transforming how the literary world functions, the book trade gained in legitimacy as literature was constituted into an autonomous social sphere. A century later, the Encyclopédie would highlight « how important literature is to the State, & how much the Book Trade owes to literature » (« combien les Lettres importent à l’Etat, & combien tient aux Lettres la Librairie »).

The 47th international NASSCFL conference will gather 17th-century scholars in Lyon to investigate the links forged in this period between literature, the book, and the book trade. The conference will consist of looking into political, economic, and cultural interactions, and examining the representations and depictions thereof. Examining such a problematic makes perfect sense in Lyon, as it was, under the Ancien Régime, the second editorial center after Paris. Papers will explore their political, economic and cultural aspects, as well as representations of these interactions in literary and other kinds of texts. Lyon, the second printing center of the Ancien Régime after Paris, is the perfect place for such an investigation.

We envisage multiple avenues of research in the scope of this study:

– Books and the Diffusion of Knowledge

– Literature and the Book Trade in Lyon

– From Page to Screen: 17th century Studies Meets the Digital Humanities

– Literature and the Control of Books

– The Book and its Mediators

Women, the Book and the Book Trade

– Editorial Politics and Editorial Genres

– Periodicals

– Theater and the Book Trade

– Books and Religion

– Libraries and Collections

– The Manuscript and the Printed Work

– The Book Trade, Books, and Images

– Book Trade and Bookshops in Fiction

– Imagining the Book

Roger Chartier will open the plenary session, with Jean-Dominique Mellot delivering the closing speech.

Organizing committee: Mathilde Bombart: mathilde.bombart@univ-lyon3.fr; Sylvain Cornic: sylvain.cornic@univ-lyon3.fr; Edwige Keller-Rahbe: Edwige.Keller@univ-lyon2.fr; Michèle Rosellini: michele.rosellini@ens-lyon.fr

Scientific committee: Claude Bourqui (University of Freibourg), Jean-Marc Chatelain (French National Library), Juliette Cherbuliez (University of Minnesota), Michèle Clément (University Lumière-Lyon 2), Sébastien Drouin (University of Toronto), Nathalie Ferrand (Centre National de la Recherche Scientifique), Sylvaine Guyot (Harvard University), Grégoire Holtz (University of Toronto), Jean Leclerc (University of London-Western Ontario), Olivier Leplatre (University Jean Moulin-Lyon 3), Roxanne Roy (Université du Québec à Rimouski), Nicolas Schapira (University Paris Est-Marne la vallée), Deborah Steinberger (University of Delaware), Laurent Thirouin (University Lumière-Lyon 2), Geoffrey Turnovsky (University of Washington), Rainer Zaiser (University of Kiel).

Abstracts proposals (max. 250 words/1500 signs) have to be sent to the chair of the selected panel by August 31st, 2016.

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1/ Books and the Diffusion of Knowledge (Rainer Zaiser)

As Marshall McLuhan highlighted in his book The Gutenberg Galaxy (1962), the invention of the printing press revolutionized access to knowledge at the beginning of the modern era. The transition from the manuscript to the book was, for the diffusion of knowledge, a leap that can be compared to the more recent transition from the printed page to digital storage. Although during the 16th century printed production contributed to the diffusion of humanism by making classic texts available to an erudite readership, the expansion of the book trade that marked the beginning of the 17th century fostered a reconfiguration of knowledge – which was notably a consequence of the emergence of the « new science », in physics and cosmology, progress in experimental methods, and exploration of new territories – and the conversion of a larger reading public, with the « appropriation of the discourse of knowledge » (R. Chartier) that this implies.

This session will, in particular, allow us to explore the permeability of sciences and literature from the beginning of their co-existence on the book trade and within libraries. More precisely, proposals would be welcome that investigate the links between knowledge production and fictional, or poetic, production, considering the evolution of learned books towards a non‑specialist readership (short treatises and dialogues, small-format publication, generalization of translation, etc.). Investigations into the manner in which these interactions foster the emergence of a literary historiography and criticism that enable a view of literature as a site of knowledge would be equally welcome.

Please send your proposals (max. 250 words/1500 signs) to rainer.zaiser@romanistik.uni-kiel.de

2/ Literature and the Book Trade in Lyon (Michèle Clément)

Books in Lyon during the 16th century have been the object of numerous studies, and of a continually updated bibliography, the Bibliographie lyonnaise, edited by Henri Baudrier (1895-1921), whereas studies of it book trade during the 17th century are less common, with interest mainly focused on Paris, as evidenced by the doctoral thesis of Henri-Jean Martin. Does this sharp imbalance in the research reflect the real lack of influence of Lyon’s book trade? Can we, following Maurice Audin in 1972, speak of the 17th and 18th centuries as an «intermediate era» between a « golden age of the Lyonnais printing press » in the 16th century and a 19th century which would go on to revolutionize the techniques of the printing press? Do the links between the world of the printing press and the intellectual world slacken after the period of the League?

Does the exodus of the Huguenot printers to Geneva definitively change the landscape of the book trade in Lyon? Between historiographical legend and the real world context, this session will be focused on re-evaluating the evolution of the book trade in Lyon from the 16th to the 17th century.

Indicative Bibliography:

Le Siècle d’or de l’imprimerie lyonnaise (collectif), Paris, éd. du Chêne, 1972.

Maurice Audin, Les Origines de l’imprimerie à Lyon et son premier siècle d’activité, La Courneuve, OFMI, Garamont, 1973.

Henri et Julien Baudrier, Bibliographie lyonnaise. Recherches sur les imprimeurs, libraires, relieurs et fondeurs de lettres de Lyon au XVIe siècle, Lyon-Paris, 1895-1921 vol 1 à 12 ; (Baudrier, Suppl = La Perrière Yvonne de, Supplément provisoire à la Bibliographie lyonnaise du Président Baudrier, Lyon, Centre lyonnais d’histoire et de civilisation du livre, 1967).

Anne Béroujon, Les écrits à Lyon au XVIIe siècle. Espaces, échanges, identités, Grenoble, Presses universitaires de Grenoble, 2009.

Alfred Cartier, Maurice Audin et Eugène Vial, Bibliographie des éditions des De Tournes imprimeurs lyonnais, 2 vol., Genève, Slatkine reprints, 1970 (e. o. Paris, 1937).

Natalie Zemon Davis, « Le monde de l’imprimerie humaniste : Lyon », dans Histoire de l’édition française. T. 1, dir. R. Chartier, J.-P. Vivet et H.-J. Martin, Promodis, 1983, p. 255-277.

Sybille von Gültlingen, Bibliographie des livres imprimés à Lyon au seizième siècle, Baden-Baden & Bouxwiller, Koerner, 14 vol. parus, [1992-.

Michel Jourde, Lyon une capitale du livre à la Renaissance : http://lyon-une-capitale-du-livre-a-la-renaissance.ens-lyon.fr/ (6 films).

William Kemp : base Lyon 15-16 (bibliographie lyonnaise des XVe et XVIe siècles : en cours).

Simone Legay, Le milieu des libraires lyonnais au XVIIe siècle, Doctorat d’histoire, Lyon 2, 1996.

Henri-Jean Martin (éd.), Cinq études lyonnaises, Genève-Paris, Droz-Minard, 1966.

Please send your proposals (max. 250 words/1500 signs) to michele.clement@univ-lyon2.fr

3/ From Page to Screen: 17th-Century Studies Meet the Digital Humanities (Claude Bourqui)

The rise of the Internet has profoundly altered the profile of 17th-century Studies: easier access to documents, and to less familar corpuses, new research tools (databases, online editions, search engines and curators, article visualization tools), as well as new outreach and publishing tools. These encourage us to question and revisit the concept of the book as an object, which a long scholarly tradition has taken for granted. We are inviting participants to reflect on the impact of the digital revolution and of the Digital Humanities on our practices and studies. The objective is to present long term projects as well as works-in-progress, while investigating the aftermath of the digital turn. Will it generate new avenues of study? What benefits can we anticipate for our knowledge and understanding of the 17th century? How will the digital turn affect the communication of our knowledge through publishing and teaching?

Please send your proposals (max. 250 words/1500 signs) to claude.bourqui@unifr.ch

4/ Literature and the Control of Books (Nicolas Schapira)

In the 17th century, any actor in the production and circulation of printed works had to cope with increased controlling mechanisms: a new regime of book trade privilèges, the normalization of approvals for religious books, heightened surveillance of printing presses by the guild, new police measures against banned books; how do these tightly interdependent, though heterogeneous means for controlling printed works, with its relative efficiency, as we know it, interact with the literary work limited in their effectiveness as we know they were, confront the literary world in this crucial moment of the latter’s institutionalization? Proposals might focus on documents tied to the policing of books – regulations, treatises, letters of privilege or approval – in their relationship with literature. But all texts that bear witness to this encounter, including those that, deliberately or not, work the censorship system, can be addressed. Indeed, proposals can consider the whole range of uses made by authors (who might themselves, moreover, be agents of the police) of the mechanisms for controlling print, whether for publicity or political reasons. In this same perspective, proposals examining the meanings underlying literary representations of the tools, procedures, and agents of censorship are equally welcome.

Please send your proposals (max. 250 words/1500 signs)

to nicolas.schapira@u-pem.fr

5/ The Book and its Mediators (Sébastien Drouin and Grégoire Holtz)

Since the foundational works of Henri-Jean Martin on the book trade in the 17th century, new approaches have highlighted the importance of different mediators (booksellers, printers, translators, polygraphs, editors, secretaries...) in the production and the diffusion of the printed work. From Pierre Bergeron to Valentin Conrart to Pierre Bayle, more or less well-known figures have played a determinant role in the culture of print by connecting authors and booksellers, the public and authorities. The objective of these sessions is to probe into the different possible role these mediators play in the conception, writing, and publication of books and to bring to light the diversity of media and types of printed works associated with their activities (grey literature, occasionnels, the press...).

Through this inquiry, we will focus on:

– What kinds of tensions and what power relations appear amid this larger circulation of the printed work? What role did authorities play with respect to these mediators? Did the mediators of the book play a role in the history of the covert circulation of various dissenting works?

– What are the links between French officines and the large centers of foreign printing production that developed by virtue of these mediators? Who are the mediators of religious works? Is their story the same in Paris, Geneva and Amsterdam?

– How do manuscripts circulate between authors and printers? Can we identify the networks of book mediators? What does their correspondence tell us?

– What careers were made possible by these different positions? What obstacles put a halt to these careers? How did they evolve over the course of the century?

Please send your proposals (max. 250 words/1500 signs) to

sdrouin@utsc.utoronto.ca and gregoire.holtz@utoronto.ca

6/ Les femmes au colophon: Women, the Book and the Book Trade (Juliette Cherbuliez)

Well before the abolition des corporations du livre in 1791, women played diverse and often contested but continual roles in the editing, printing and diffusion of print. We invite papers of either historical or theoretical/analytical perspective. Interventions might address on the one hand the historical specificity of women in the world of print, or on the other, the dynamics giving shape to women’s participation in the circulation of knowledge more broadly:

– The professionelles du livre, from printers and binders and including the important status of la veuve of printer/librairies.

– Networks of knowledge and circulation in which women were embedded: circulation of ideas, femmes savantes.

– The role of print in shaping the «feminine» (emergence of la presse féminine; libraires de la galanterie).

– The role of print in furthering women’s «access to culture» and in also further separating women from the élite masculine.

– Reactions against print, strategies of female anonymity, avoidance and refusal.

– The emergence of masculinity as an effect of print, and women at the mercy of print.

Please send your proposals (max. 250 words/1500 signs) to cherbuli@umn.edu

7/ Publishing Practices and Editorial Strategies (Geoffrey Turnovsky)

Proposals for this session may address any aspect of the publishing practices and editorial conventions and innovations that shaped the world of books in the 17th century. Henri-Jean Martin famously described the print industry in this era as shaped by the Counter‑Reformation and by political and economic integration into state administration – indeed, by a convergence of the two. Proposals might extend or complicate Martin’s account, focusing on the role of guilds, publication rights through the privilège, or other forms of state regulation and sponsorship (positions of imprimeurs du roi and the creation of the Imprimerie royale). Proposals might, alternatively, address editorial strategies in an expanding marketplace for books (represented by the Galerie du Palais but also notable for its geographic reach across France and Europe), the business models and publishing activities of a new kind of libraire as cultural mediator removed from the print-shop and attuned to consumer demand, and related typographic developments such as the triumph of small formats, new marketing categories (eg. nouveautés), and new genres and editorial perspectives (eg. the repackaging of earlier forms in smaller, modernized, more accessible form). In addition, proposals are welcome on dissident, “unofficial” or extra-territorial printing, including pamphleteering, cross‑border collaborations, counterfeiting, and migrations (notably of Huguenot printers into Holland, Germany, England, and Switzerland).

Please send your proposals (max. 250 words/1500 signs) to gt2@uw.edu

8/ Periodicals (Deborah Steinberger)

This panel aims to explore the status and practices of the editors, authors and readers of seventeenth-century periodicals in French. For instance, how did the role of the editor-in-chief develop over the course the “long seventeenth century”? How did editors and authors interact and collaborate with one another? To what extent did they disseminate propaganda and/or participate in what we call today public relations? On the other hand, is the notion of “journalistic objectivity” operative during this period? Concerning the readers of the periodical press, what do we know about how the publications reached them and how they circulated? What reading practices were prevalent, and did these vary according to the reader’s sex, social status, or geographical location?

Please send your proposals (max. 250 words/1500 signs) to steind@udel.edu

9/ Theater and the Book Trade (Sylvaine Guyot)

The remarkable growth of the publication of dramatic texts in the 17th century is both the sign and the vector of the interest and value attached to theater in the period’s nascent literary field. Participants in this session are invited to broach the subject from multiple perspectives, including: the circuits of production and diffusion of printed drama (the respective role of booksellers, printers, and playwrights); the structure of the playbook market (specialization, collaboration and competition, the relations between Paris, the provinces and foreign presses, the circulation of copies); market logics of dramatic publishing (new plays vs. reprints, publication frequency, variations in prices); editorial strategies of promotion and legitimacy (format, engravings, paratexts, and variants); and finally the role of publishing and the book trade in the promotion of theater as an authorized form of cultural consumption, as well as that of playwrights as authorial figures. From a point of view that seeks to go beyond the issue of an antagonism between text and performance or a study of the different states of a same play, the book trade will appear to be a complex site for the fabrication, the practice, and the commerce of theater art.

Please send your proposals (max. 250 words/1500 signs) to guyot@fas.harvard.edu

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10/ Books and Religion (Laurent Thirouin)

The percentage of religious works saw consistent growth in the France of the 17th century, at one point amounting to half of all printed production. The heterogeneity of this corpus is evidently significant: Bibles, liturgical books, works on patrologyand theology (positive or speculative), hagiographies, books of devotion, and spiritual literature, etc. We will focus on the editorial division of labor in the publication of religious books. What place do the main religious orders and their strategies hold in the landscape of the book trade? How do the intra-Catholic polemics (with special attention to the links with the Jansenist crisis) or the controversies with the Huguenot community tie in with publication decisions? What are the processes of ideological filtration and the ways of overcoming them? What linguistic choices are present, between the place of Latin and the growth in French translations? Attention to the materiality of the book, its elaboration, and modes of diffusion is one manner through which to find back the big religious issues that are at play throughout that century.

Please send your proposals (max. 250 words/1500 signs)

to laurent.thirouin@univ-lyon2.fr

11/ Libraries and Collections (Jean-Marc Chatelain)

The 17th century marks at once the apogee of the humanistic model of the library established over the two previous centuries, and the beginning of a reconsideration of the fields of knowledge on which it rested. At the heart of this tension, three major lines of reflection can be proposed in order to better understand the meanings thus accorded to the act of gathering intellectual and editorial production in the form of a collection:

– How 17th-century scholars improve the humanistic process of reassembling the classical legacy of literary texts?

– Which new forms of collection develop, which determine new contents, new uses of the book, and a new readership?

– What theoretical work accompanies the practice of book collecting and what role is accorded to the library as a mean of regulation of in a literary world disrupted by the growing overload of publications?

Please send your proposals (max. 250 words/1500 signs)

to jean-marc.chatelain@bnf.fr

12/ The Manuscript and the Printed Work (Nathalie Ferrand)

The 17th century is far from being a world without manuscripts, where the printed page triumphantly swept everything else aside. On the contrary, the practice of the manuscript was alive, well, and polymorphous. Whether overlapping, as it did, with the uses and functions of the book to circulate the written word – to the point where one still speaks in the Ancien Régime of the “manuscript book” (“livre manuscript”) (cf. F. Moureau 1993) – or bearing witness to the more or less individual working practices of authors when it comes to states of texts within the sphere of literary creation, the manuscript of the 17th century can refer to a multiplicity of objectsand writing practices. Therefore, a precise and patient study is needed to determine its status and meaning,especially given that, as J.-M. Chatelain has shown, a catalogue vital for scholarship on the manuscript is still lacking for France (cf. J.-M. Chatelain, 2009). This session, devoted to the manuscript and all its forms and meanings, aims to contribute to this study, particularly in a context where the online publication of digitized manuscripts by libraries makes them more accessible and a priori easier to interpret. We thus invite proposals that present case studies or comparativeor methodological analyses that consider the manuscript to be a significant object. Attention to lesser-known archives of writers will be particularly appreciated.

Indicative Bibliography:

Bernard Beugnot, Robert Mélançon (dir.), Les voies de l’invention aux XVIe et XVIIe siècles : études génétiques, Montréal, Département d’Études françaises, 1993.

Revue XVIIe siècle, n°192, Juillet-Septembre 1996, 48e année, n°3 « Les usages du manuscrit ».

Fernando Bouza, Hétérographies. Formes de l’écrit au siècle d’or espagnol, Madrid, Casa de Velásquez, 2010.

Roger Chartier, La main de l’auteur et l’esprit de l’imprimeur XVIe-XVIIIe siècle, Paris Gallimard, 2015.

Jean-Marc Chatelain, « Sur le statut du manuscrit littéraire au XVIIe siècle », in Génétique matérielle, génétique virtuelle, P. Dandrey (dir.), 2009, p. 33-47.

Patrick Dandrey (dir.), Génétique matérielle, génétique virtuelle. Pour une approche généticienne des textes sans archives, Laval, PUL, 2009.

Luc Fraisse (dir.), Le manuscrit littéraire : son statut, son histoire, du Moyen Âge à nos jours, Paris, Klincksieck 1998.

Almuth Grésillon et Jean-Louis Lebrave (dir.), Écrire aux XVIIe et XVIIIe siècles. Genèses de textes littéraires et philosophiques, Paris, CNRS-Éditions, 2000.

Charlotte Guichard, « Qu’est-ce qu’une œuvre originale ? », De l’authenticité. Une histoire des valeurs de l’art (XVIe-XXe siècle), Paris, Publications de la Sorbonne, 2014, pp. 11-17.

Harold Love, The Culture and Commerce of Texts. Scribal Publication in Seventeeth Century England, Amherst, University of Massachusetts Press, 1998 [Oxford, 1993].

Henri-Jean Martin, Histoire des pouvoirs de l’écrit, Chapitre VII « Fonctions et formes de l’écrit (XVe-XVIIIe siècle) », seconde édition, Paris, Albin Michel, 1996.

François Moureau (dir.), De Bonne main, La communication manuscrite au XVIIIe siècle, Universitas, Paris - Voltaire Foundation Oxford, 1993.

François Moureau, La plume et le plomb. Espaces de l’imprimé et du manuscrit au siècle des Lumières, Paris, PUPS, 2006.

Please send your proposals (max. 250 words/1500 signs) to nathalie.ferrand@ens.fr

13/ The Book trade, Books, and Images (Olivier Leplatre)

In light of the great diversity of editorial production, this session proposes to take stock of the illustrated book in the 17th century, endeavoring to integrate different approaches. The illustrated book, where the text is reconfigured and changes status, is situated at the crossroads of cultural fields (aesthetic, technical, economic, sociological…) which, in bestowing upon it a certain specificity, also impose constraints, submit it to potentially contradictory criteria, and alter its value. Investigating the state of the image in books of the classical era (and how we reflect on certain « critical » sites, such as the frontispiece), we will attempt to discern the role of different actors around the author: the printer-wholesaler developing his or her editorial strategies; the illustrator (designer, engraver) dependent on the codes of the image, subjected to the demands of the market and confronted with the new technique of intaglio (taille-douce) ; and finally, the reader-spectator, whose reception, support, and taste permitted the existence and promotion of the illustrated book.

Please send your proposals (max. 250 words/1500 signs)

to olivier.leplatre@univ-lyon3.fr

14/ Book Trade and Bookshops in Fiction (Jean Leclerc)

The bookshop is a place where booksellers, authors and readers met; talking not only about literary life, but also about current events, politics, and religion. Whether in theatre (Corneille’s Galerie du Palais), novels (Sorel’s Le Berger extravagant) or poetry (Boileau’s Le Lutrin), characters often gather around the book as object. The representation of the book trade fulfills different functions, whether it is a question of enhancing effects of realism by the description of familiar places, opening new horizons through interwoven discussions and stories, or yet of performing a literary satire by listing a catalogue of sold works. The focus of this panel will thus be to explore the forms and meanings of fictional representations of the bookshop and of publishing.

Please send your proposals (max. 250 words/1500 signs) to jlecler@uwo.ca

15/ Imagining the Book (Roxanne Roy)

Whether real or fictional, the book becomes an object of reflection and representation for writers of the Grand Siècle. From books that are lost, forgotten, (re-)found, to books that are longed for or dreamt of, to those that are criticized, defended, censured, or burnt, the examples are innumerable. But what is the status of the book in the imagination of the era and how is it manifested? This session will investigate the diverse forms that books take when they are depicted by writers in their texts, as well as the meanings of these representations. It will equally explore the relationships, real or fictional, between the author, the reader, or the character, and the book. In what ways and contexts are these links manifested within the texts, and what do they tell us? The panel will consider the perception, figuration, and representation of the book in literary texts of the 17th century, and explore the practices of reading and writing associated with them.

Please send your proposals (max. 250 words/1500 signs) to roxanne_roy@uqar.ca

 

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